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Rideau Hall, le vendredi 8 juin 2012
Je vous souhaite la cordiale bienvenue à cette réception en l’honneur du départ à l’étranger des chefs de mission, une tradition printanière à Rideau Hall.
Vous vous apprêtez à entreprendre une étape exaltante de votre vie et de votre carrière diplomatique. On ne saurait exagérer l’importance du travail que vous accomplissez dans notre monde complexe et interconnecté, et je tiens à vous remercier de servir le Canada.
Lors de nombreuses visites à l’étranger que j’ai effectuées à titre de gouverneur général, j’ai ressenti ce sentiment de responsabilité et d’honneur que procure le service extérieur — récemment, entre autres, lorsque je me suis rendu au Brésil, à Trinité-et-Tobago et à la Barbade, ainsi que plus tôt cette semaine, au Royaume-Uni.
Le succès de nos visites internationales est largement attribuable au personnel des missions canadiennes à l’étranger, ainsi qu’à vos collègues à l’administration centrale d’Affaires étrangères, ici, à Ottawa.
Je suis sans cesse impressionné par le savoir, le dévouement et le professionnalisme de notre service extérieur, ainsi que par votre influence sur la scène mondiale.
En tant que diplomates d’expérience, vous savez qu’un fragile équilibre sous-tend les relations entre nations et peuples. Vous êtes appelés à aller de l’avant et à forger des liens avec d’autres nations, avec d’autres peuples, tout en défendant les intérêts et les valeurs des Canadiens.
Bien entendu, vos homologues étrangers font de même, de leur propre perspective nationale. Ensemble, vous cherchez un terrain d’entente.
La beauté de la diplomatie — et le défi qui en est le propre — réside dans la recherche de cet équilibre entre la différence et la cause commune. Une partie de ce défi consistera à concilier les tensions au profit de l’harmonie.
À titre de gouverneur général, je parle souvent de la nécessité de miser sur nos points communs, et non sur nos différences, et de travailler ensemble, en tant que Canadiens et citoyens du monde. Parallèlement, j’insiste aussi sur la valeur de la diversité et sur la force que génèrent nos différences.
Ce qui est vrai au Canada l’est aussi à l’étranger.
En 1937, mon prédécesseur Lord Tweedsmuir — aussi appelé John Buchan — a été le premier gouverneur général du Canada à effectuer une visite d’État officielle. Dans son allocution devant le Sénat des États-Unis, à Washington, il a parlé de la place importante des similitudes et des différences dans le renforcement des relations internationales.
Il a dit :
« La force d’une alliance entre deux nations réside dans leur capacité à se compléter, à se donner, l’une et l’autre, quelque chose de nouveau. »
Buchan a dit se réjouir lorsqu’il constatait une véritable différence entre le Canada et les États-Unis, car, selon lui, la curiosité et le respect mutuel servent d’assises à la réflexion et au travail en collaboration.
En tant que chefs de mission, vous donnez le ton à la relation officielle que le Canada entretient avec le monde. À titre de représentants d’une nation avertie et bienveillante, abordez le monde avec confiance, curiosité et respect, tout en faisant rayonner ce qui est bon et unique au Canada.
Je vous souhaite beaucoup de succès. Bon voyage et au revoir!
