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Rideau Hall, le mercredi 3 octobre 2012
Excellence, distingués membres de la délégation tanzanienne, mon épouse, Sharon, et moi sommes à la fois honorés et ravis de vous accueillir à Rideau Hall.
Ce bâtiment et le domaine qui l’entoure servent de résidence et de lieu de travail au gouverneur général depuis 1867, l’année de la naissance du Canada. Depuis lors, c’est ici que les Canadiens se rassemblent pour partager leurs idées et leurs rêves sur l’avenir de notre pays et pour discuter de notre rôle dans le monde.
C’est la raison pour laquelle nous surnommons Rideau Hall la résidence des Canadiens. J’espère sincèrement que votre séjour ici et dans notre pays sera mémorable et productif.
Depuis l’indépendance de la Tanzanie, nos deux pays entretiennent des relations chaleureuses et amicales. Votre succès croissant en Afrique de l’Est et sur la scène internationale n’a pas échappé aux Canadiens, et nous sommes privilégiés de nous considérer comme votre partenaire dans un certain nombre de causes communes.
La Tanzanie et le Canada ont en fait beaucoup en commun. Nos pays ont été fondés sur des valeurs démocratiques fondamentales telles que la liberté d’expression, d’association et de rassemblement. Nous avons cherché à édifier des sociétés tolérantes et inclusives, et nous préférons tous deux le consensus plutôt que le conflit. Le récent lancement d’un processus transparent, inclusif et participatif pour l’examen de la constitution tanzanienne témoigne bien de votre engagement à maintenir ces valeurs.
Enfin, nos deux pays accordent une grande importance à une saine gouvernance et à la coopération internationale, l’esprit dans lequel nous sommes réunis aujourd’hui.
Cette vision commune forme la base de notre amitié, une amitié qui a grandi et qui s’est développée de plusieurs façons merveilleuses au cours du demi-siècle dernier.
En fait, il y a 50 ans à peine, soit en 1961, Cranford Pratt, un professeur canadien de l’Université Carleton à Ottawa, devenait le premier président du collège universitaire de Dar es Salaam, l’alma mater de Votre Excellence. À mon avis, peu de partenariats méritent autant d’être célébrés que les échanges internationaux axés sur l’apprentissage, et j’ose croire que cette expérience d’il y a un demi-siècle a donné le ton aux relations que nous avons entretenues dans les décennies suivantes.
Ce fut certainement le premier de nombreux échanges universitaires d’étudiants et de professeurs entre nos deux pays. Des centaines de Tanzaniens ont étudié au Canada, dont Ludovik S.L. Utuoh, contrôleur et vérificateur général de la Tanzanie, qui est diplômé du Collège Algonquin, et, plus récemment, Mme Rose Shayo qui a été chercheuse invitée à l’Institut d’études africaines à l’Université Carleton.
Ayant passé la plus grande partie de ma vie professionnelle dans le milieu universitaire avant de devenir gouverneur général, je suis conscient du pouvoir et de l’importance de l’apprentissage, tant au pays qu’à l’étranger. C’est la raison pour laquelle je suis ravi de savoir que la Tanzanie a enregistré de remarquables progrès dans le domaine de l’éducation. Plus particulièrement, vos résultats pour ce qui est de l’augmentation du taux de fréquentation aux niveaux primaire et secondaire sont vraiment remarquables, et je tiens à vous en féliciter.
Les Tanzaniens et les Canadiens partagent également la conviction que la santé et le bien-être de la mère et de l’enfant sont d’une importance primordiale. Le fait que Sharon et moi sommes les parents de cinq merveilleuses filles et les grands-parents de neuf petits-enfants nous rend très sensibles à l’importance pour la société d’offrir les conditions de base favorables à l’épanouissement d’enfants en santé. Les Canadiens reconnaissent tous que ce besoin est fondamental, et c’est pourquoi nous sommes si satisfaits de travailler de concert avec vous pour appuyer les familles et les enfants en Tanzanie.
Parallèlement à leur travail au profit des mères et des enfants, nos peuples s’emploient à renforcer nos économies respectives au moyen d’échanges équitables d’expertise et de perspectives diverses. Comme vous le savez, Excellence, à la lumière de vos visites précédentes au Canada, nos deux pays se distinguent par une abondance exceptionnelle de ressources naturelles. J’espère sincèrement que nous puissions œuvrer ensemble pour développer davantage notre partenariat commercial, tout en veillant à utiliser nos ressources d’une manière responsable, tant du point de vue social qu’environnemental.
J’aimerais également dire quelques mots sur la volonté de la Tanzanie de bâtir une Afrique plus juste, plus paisible et mieux gouvernée.
À cet égard, vous êtes également un chef de file. En Tanzanie, vous avez cherché à renforcer l’éthique et à combattre la corruption. Vous êtes un partenaire constructif au sein de l’Union africaine et dans le cadre des activités des Nations Unies. Vous avez aidé à encourager la paix, la démocratie et la justice dans des pays comme la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Soudan, ce dont le monde entier vous est reconnaissant. Votre pays a fait des dons de céréales à la Somalie durant la famine qui a sévi l’an dernier.
Vos actions face à de telles crises nous rappellent que la véritable mesure d’une nation repose sur sa capacité et sa volonté d’aider les autres. Pour cette raison et pour bien d’autres, vous êtes le bienvenu au Canada.
En terminant, permettez-moi de souligner encore une fois l’importance que le Canada et les Canadiens accordent au lien d’amitié qui s’est développé entre nos deux pays au cours des cinquante dernières années. Notre relation s’est façonnée sur nos valeurs communes que sont la démocratie, la tolérance et les droits de la personne et, ensemble, nous tentons d’améliorer la qualité de vie de nos citoyens et le sort du monde entier.
Mesdames et Messieurs : levez votre verre avec moi au Canada, à la Tanzanie, et à la compréhension amicale et grandissante que nous partageons. À l’amitié!
