Conférence de Canadian Parents for French

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Ottawa, le vendredi 19 octobre 2012

 

Je suis ravi de me joindre à vous aujourd’hui. Vous êtes réunis pour célébrer le 35e anniversaire de Canadian Parents for French et pour définir la voie à suivre dans l’éducation en langue seconde de nos enfants.

En tant que père, je comprends bien l’importance d’enseigner à nos enfants les deux langues officielles du Canada. Mes cinq filles sont bilingues et leurs enfants — mes petits-enfants — poursuivent cette tradition familiale et apprennent deux langues. Ils multiplieront ainsi leurs possibilités d’avenir et comprendront mieux qui ils sont en tant que Canadiens.

L’apprentissage d’une autre langue, c’est l’ouverture de nouveaux horizons. Je suis fier que mes filles parlent plus de deux langues, car cela les amène à mieux comprendre le reste du monde. Elles s’exposent ainsi à de nouvelles idées et à de nouvelles façons de créer une nation plus avertie et bienveillante.

Cet idéal commence avec vous, les parents ici présents, qui désirez donner à vos enfants toutes les chances de réussir et, peut-être aussi, les possibilités que vous n’avez jamais eues.

Beaucoup d’entre vous sont ici à titre bénévole; cela en dit long sur votre engagement à l’égard de l’éducation et de nos langues officielles.

Depuis le début de mon mandat, je parle souvent de l’importance du bénévolat dans notre société, ainsi que des mille et une façons par lesquelles le don renforce notre nation.

Voilà une des raisons pour lesquelles je suis fier d’assumer la présidence d’honneur de Canadian Parents for French. Vous avez constaté un besoin dans notre société, celui de favoriser des possibilités d’apprentissage de qualité en langue seconde, et vous vous êtes engagés à atteindre votre objectif en faisant don de votre précieux temps libre. En tant que parents, nous sommes déterminés à améliorer notre communauté pour donner à la prochaine génération toutes les chances possibles de réussir.

En utilisant le temps que nous aurions autrement consacré à notre famille — pour assister à une conférence nationale, par exemple — nous donnons à nos enfants, les futurs dirigeants du pays, la capacité et la détermination pour bâtir une nation plus unifiée et inclusive.

C’est pourquoi je me réjouis de la publication du rapport L’état de l’enseignement du français langue seconde au Canada. Ce rapport résume clairement les forces et les faiblesses du Canada quand vient le temps de promouvoir les compétences en langue seconde et l’importance de l’apprentissage. Je vous félicite de mettre ainsi l’accent sur un secteur essentiel de notre société.

Après tout, le français occupe une place importante dans la vie des Canadiens; il fait partie de notre identité nationale. Dans les années 1840, Louis-Hippolyte Lafontaine et son puissant allié, Robert Baldwin, ont lutté pour défendre les droits des Francophones et pour permettre à la culture francophone de survivre et de s’épanouir dans un Canada uni.

En 2017, nous célébrerons le 150e anniversaire de la Confédération. Voilà l’occasion idéale de songer au Canada que nous souhaitons forger et à la place que le bilinguisme devrait y occuper. Comment s’assurer que le français et la culture francophone continueront d’occuper une place active et de se développer dans notre société moderne?

Nous désirons créer une nation avertie et bienveillante où tous les Canadiens pourront réussir, contribuer et atteindre leur plein potentiel.

La présence d’une langue et d’une culture francophones vibrantes et solides s’inscrit dans cette vision.

En discutant des défis du 21e siècle qui nous conduiront à l’importante célébration prévue dans cinq ans, sachez que vous contribuerez à renforcer notre nation bilingue.

Vous êtes tous des champions des langues officielles, et je vous en remercie.