Sentier transcanadien

Ce contenu est archivé.

 

Réception en l’honneur des fondateurs du Sentier transcanadien

Rideau Hall, le jeudi 24 septembre 2009

Je suis ravie d’accueillir à Rideau Hall des femmes et des hommes qui partagent la conviction que « si haute soit la montagne, on y trouve toujours un sentier », comme nous le rappelle si bien le dicton afghan. Et ce sentier, il trace entre nous des chemins d’amitié.

Depuis les canots d’écorce des premiers habitants de ce pays jusqu’aux chemins de fer et aux communications transmises par satellites, les Canadiennes et les Canadiens ont exploré tous les moyens de se rapprocher.

Dans l’un des territoires les plus vastes du monde, dont la superficie totale s’élève à près de 10 000 000 kilomètres carrés, il n’est pas étonnant que l’idée d’un sentier qui traverserait le pays d’un littoral à l’autre ait germé dans les esprits et dans les cœurs.

Il n’est pas étonnant non plus que cette idée ait pris racine et se soit développée grâce aux efforts conjugués d’un géographe et spécialiste des transports, Pierre Camu, et d’un bâtisseur et gestionnaire de projets énergique, Bill Pratt. Nous rendons hommage à leur effort aujourd’hui.

L’un du Québec et l’autre de l’Alberta, l’un consultant et l’autre administrateur, les deux hommes ont travaillé ensemble pour la Corporation Canada 125, en charge des célébrations du 125e anniversaire de la Confédération canadienne.

De manière toute naturelle, cette corporation est devenue une fondation sous leur impulsion.

Une fondation qui allait chapeauter un projet d’envergure, le sentier récréatif le plus long au monde.

Le sentier transcanadien, c’est aujourd’hui un chemin qui coupe à travers champs, un pont qui enjambe une rivière, une piste au cœur de la forêt ou en flanc de montagne, un lac que l’on franchit à la rame. C’est une diversité, une multitude de paysages à couper le souffle, et plus encore.

C’est une chaîne de solidarité.

C’est une œuvre collective.

C’est un objet de fierté nationale.

Le sentier transcanadien est un ouvrage à la mesure de ce pays : ambitieux, grandiose, un projet dont le succès repose sur la collaboration et la générosité de nombreux bénévoles, de donateurs et de partenaires des dix provinces et des trois territoires, dont plusieurs sont parmi nous aujourd’hui.

Permettez que je félicite et remercie les représentants des organismes responsables du sentier dans chaque province et territoire, sans oublier les bénévoles de même que toutes les personnes qui ont contribué à sa construction, à son entretien et à sa promotion dans les communautés d’un bout à l’autre du pays.

Et je crois que le plus bel hommage que nous puissions rendre aux deux pionniers du sentier que nous honorons aujourd’hui est d’achever le travail colossal de coordination et de coopération qu’ils ont mis en chantier.

À vous toutes et tous qui, d’une manière ou d’une autre, avez rendu possible le rêve de Pierre Camu et de Bill Pratt et prolongé ce sentier plus grand que nature, je dis merci, merci du fond du cœur.

Merci, merci beaucoup pour ce legs qui est une invitation à apprécier, préserver et respecter la beauté de notre pays à la fois immense et renversant.