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Rideau Hall, le jeudi 7 juin 2007
Mon mari Jean-Daniel Lafond et moi-même sommes ravis de vous accueillir à Rideau Hall pour marquer le coup d’envoi de cette nouvelle étape dans votre carrière.
Vous serez bientôt appelés à représenter notre pays à l’étranger et, à ce titre, vous incarnerez nos valeurs et, si j’ose dire, notre personnalité, partout où vous serez en poste.
Vous mettrez en lumière notre diversité démographique, linguistique, régionale, géographique et culturelle.
Vous serez le lien vital, parfois le premier, que les peuples du monde nouent avec notre pays.
C’est dire l’importance de votre travail sur le terrain.
De votre présence dépend souvent la perception que se forge le monde de notre pays.
Partout où je suis allée, en visite d’État ou en voyage officiel, j’ai été heureuse d’entendre que le Canada apporte des idées inspirantes et sert de modèle à bien des égards.
Plusieurs m’ont dit aussi combien il est facile d’entrer en relation avec nous car notre approche en est une d’ouverture et de réciprocité.
Permettez-moi de saluer le travail que vous, diplomates canadiens, effectuez. J’ai souvent l’occasion de vous voir à l’œuvre.
Il vous reviendra de cultiver cette image dynamique qui correspond aux valeurs de justice, d’égalité et de liberté que nous incarnons dans le concert des nations. De cultiver une diplomatie à l’échelle humaine.
Nous tenons toutes et tous la citoyenneté canadienne pour une chose précieuse.
Notre citoyenneté est synonyme d’ouverture et de prospérité.
Mais elle représente également des responsabilités.
Celle, notamment, de toujours soupeser les intérêts des uns en fonction des besoins des autres.
Celle de penser, dans chacun de nos gestes, au plus grand nombre, sans pour autant aliéner les droits des minorités.
Celle de protéger une terre généreuse dont les peuples autochtones continuent à nous communiquer la sagesse.
Celle de ne jamais rester indifférents devant les malheurs du monde.
Voilà le Canada que nous aimons et que vous allez représenter aux quatre coins de la planète.
J’estime que le XXIe siècle doit être celui où nous trouverons des valeurs communes à l’ensemble des civilisations.
Le XXIe siècle doit être celui du dialogue et porter sur des enjeux qui concernent l’humanité entière.
Les frontières qui nous divisent sont moins solides que les valeurs que nous partageons.
Ne l’oublions jamais.
C’est sur cette parole d’espoir que mon mari et moi vous félicitons alors que vous vous apprêtez à prendre la route.
Et que nos vœux de bonheur et de succès vous accompagnent.
