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Rideau Hall, le jeudi 25 octobre 2007
La liberté ne nous est jamais acquise. Elle est à reconquérir, sans cesse et toujours.
Pour elle, vous vous êtes engagés jusqu’au bout, avec honneur, conviction et loyauté.
Pour elle, vous avez tout laissé derrière vous, un amour, une famille, des amis, un pays.
Pour elle, vous avez fait le don de plusieurs années de votre jeunesse.
Pour elle, vous avez surmonté vos peurs, repoussé vos limites, franchi tous les obstacles sur votre route.
Pour elle, vous avez posé des gestes que l’Histoire qualifiera d’héroïques, avec une force d’âme et un courage admirables.
Pour elle, la liberté, vous avez consenti tous les sacrifices, y compris le plus grand d’entre tous, celui de risquer votre vie.
Mon cœur se serre lorsque je songe à tous les jeunes gens, dans la force de l’âge, qui ne sont jamais revenus du front. Peut-être avez-vous vous-mêmes perdu au combat un compagnon d’arme, un ami, un être cher?
Pas une journée ne passe sans que je ne pense à nos soldats qui, à l’heure actuelle, font face à tous les dangers pour rétablir la paix et la stabilité en Afghanistan et ailleurs dans le monde.
Je mesure bien le prix que vous, les anciens combattants, de même que les soldats canadiens qui marchent dans vos traces, ont dû et doivent payer pour que d’autres retrouvent la liberté, pour que les forces de la création l’emporte sur les forces de la destruction.
Ce prix et tous ces sacrifices, vous les avez assumés avec une générosité et une vaillance qui dépassent souvent l’entendement.
Épingler le coquelicot à notre boutonnière, c’est vous dire : malgré le temps qui passe, nous n’oublierons jamais ce que vous avez fait pour nous.
C’est vous faire la promesse de toujours nous rappeler combien est précieux le combat pour la liberté que vous avez mené.
On dit que le coquelicot flétrit dès qu’on l’arrache à sa liberté. Ainsi en est-il de l’humanité.
Merci des efforts que vous avez déployés pour que la liberté dont nous sommes si riches en ce pays ne nous soit jamais arrachée.
Portons le coquelicot contre notre cœur, en témoignage de notre affection, de notre fierté et de notre reconnaissance.
