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Toronto, le samedi 2 juin 2007
J’ai la certitude que la véritable force d’un pays réside dans la capacité d’entraide de ses citoyennes et de ses citoyens.
Vous, que nous honorons aujourd’hui, en êtes une nouvelle preuve.
Chacun des gestes que vous avez posés en vue de répondre à la détresse, d’apporter votre aide ou d’améliorer la vie enrichissent notre sens de l’humanité.
Ils nous rappellent que nous avons toutes et tous la possibilité d’influer positivement sur le cours des choses et de contribuer au mieux-être du monde.
Par vos gestes, des chaînes de solidarité se forment dans nos quartiers, dans nos communautés, dans nos villes, voire partout au pays et sur le globe.
Vous nous donnez le goût du dépassement et l’audace de veiller aux intérêts du plus grand nombre.
En ces jours d’aujourd’hui où nous voyons trop souvent les solitudes se multiplier, la haine vaincre la raison, le défaitisme du « chacun pour soi » triompher, vous nous rappelez qu’il existe d’autres façons de vivre en société.
À titre de gouverneure générale, j’ai le privilège de parcourir ce vaste pays et de rencontrer des gens engagés dans la vie citoyenne et de voir à l’œuvre tant de forces vives qui, comme vous, sont notre plus grande promesse d’avenir.
Les quinze personnes qui reçoivent aujourd’hui le Prix pour l’entraide sont de telles forces et incarnent une telle promesse.
Leur rendre hommage est pour moi un immense bonheur.
À Koyes Ahmed, de Toronto, qui ne ménage pas ses efforts pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants et pour venir en aide aux plus démunis, je dis merci.
À Ronald Albert Asselstine, de Guelph, qui apporte appui et espoir aux enfants atteints d’une maladie grave ou mortelle, je dis merci.
À Susann Louise Franklin, de Peterborough, qui a consacré plus de 33 ans au mouvement scout et qui a constitué un véritable réseau de soutien auprès des malades de sa communauté, je dis merci.
À Marie Elizabeth Greig, de Whitby, qui, malgré son jeune âge, fait preuve d’un engagement citoyen remarquable en restant attentive au sort de sa communauté et du monde, je dis merci.
À Marjorie I. Hodges, de Oshawa, dont la passion pour la lecture rejaillit sur l’ensemble des enfants de sa communauté, je dis merci.
À Ray Kipfer, de Waterloo, dont l’engagement auprès des jeunes de sa région est exemplaire, je dis merci.
À Charles Leggatt, de Toronto, pour son souci constant de la sécurité maritime dans le monde, je dis merci.
À Jeannette Lejeune et Susan Thorburn, de Washago et Orillia, qui ont transformé la vie de plus 460 enfants en appuyant la tenue d’un camp d’été, je dis merci.
À Elisabeth Linton, de Toronto, pour les efforts qu’elle déploie inlassablement pour faciliter la découverte d’une cure au syndrome de Sanfilippo, je dis merci.
À Donald Frank MacVicar, de Stoney Creek, qui travaille sans relâche à améliorer la vie des jeunes des quartiers moins favorisés, je dis merci.
À Gerald David McMillan, de Orillia, pour son dévouement exceptionnel aux personnes dans le besoin, je dis merci.
À William Russell Medland, de Haliburton, qui a créé un milieu d’apprentissage pour les jeunes, dont certains étaient à risque, je dis merci.
À Lavina Jean Poole, de Newton Robinson, qui a consacré une bonne partie de sa vie au mieux-être de sa communauté, je dis merci.
À Thomas William Reynolds, de Scarborough, qui s’emploie à rehausser la qualité de vie de ses compagnons anciens combattants et à semer l’espoir autour de lui, je dis merci.
À Janet Stevens, de Waterloo, qui aide les enfants ayant des besoins spéciaux et est membre dévouée de la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin, je dis merci.
Sachez que vous êtes des modèles d’engagement pour nous tous et pour les générations qui marchent dans vos pas et qui cherchent aussi à manifester leur volonté de partage.
Merci à chacune et à chacun de vous qui, comme j’aime à le répéter, nous montrez avec tant d’éloquence qu’il faut avoir le cœur à l’échelle de ce pays : c’est-à-dire grand et inépuisable.
