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Rideau Hall, le mercredi 18 avril 2007
Mon mari Jean-Daniel Lafond et moi-même avons la certitude que la véritable force d’un pays réside dans la capacité d’entraide de ses citoyennes et de ses citoyens.
Vous, que nous honorons aujourd’hui, en êtes la preuve irréfutable.
Les gestes que vous avez posés en vue de répondre à la détresse ou d’apporter votre aide enrichissent notre sens de l’humanité.
Ils nous rappellent que nous avons toutes et tous le pouvoir de changer le cours d’une vie et d’améliorer le monde autour de nous.
Je suis convaincue que ce sont ces gestes qui construisent des chaînes de solidarité dans nos quartiers, nos communautés, nos villes, partout au pays et sur le globe.
J’estime que l’ouverture au monde commence par une ouverture aux réalités là où nous vivons.
C’est ainsi que chacune et chacun d’entre nous avons la possibilité, et j’oserais dire la responsabilité, de réinventer la vie, de lui redonner une dimension plus humaine.
En cette époque, où nous voyons les solitudes se multiplier, et où le défaitisme du « chacun pour soi » nous guette, il nous incombe de raviver l’espoir au quotidien et de vaincre le sentiment d’impuissance qui conduit à l’indifférence, voire au désespoir.
À titre de gouverneur général, j’ai le bonheur de parcourir ce vaste pays et de rencontrer tant de gens engagés dans la vie citoyenne et de voir à l’œuvre tant de forces vives qui sont, à mes yeux et dans mon cœur, notre plus grande promesse d’avenir.
Les quatorze personnes qui reçoivent le Prix pour l’entraide aujourd’hui sont de telles forces et incarnent une telle promesse.
Leur rendre hommage est pour moi et pour nous tous un immense privilège.
À Laila Adassi, d’Ottawa, qui se dépense sans compter pour promouvoir des œuvres caritatives locales et nationales, je dis merci.
À Christine Easton, de Kanata, dont les fameux pains à la banane font des merveilles pour le Club de garçons et filles d’Ottawa, je dis merci.
À Elaine Garkinkel, de Gloucester, dont l’esprit d’initiative profite grandement à tant de jeunes et de familles, je dis merci.
À Maria Giacomodonato, de Ville de Mont-Royal, qui redonne espoir et courage aux enfants éprouvant des difficultés d’apprentissage, je dis merci.
À Louis Paul Jeffries, de Gananoque, qui avait à cœur de donner aux jeunes un environnement agréable et stimulant, je dis merci.
À Germaine Lalonde, d’Alexandria, qui apporte aide et soutien aux personnes de sa collectivité atteintes du cancer, je dis merci.
À Jean-Pierre Lapointe, de Montréal, qui se dévoue entièrement à la cause des personnes stomisées au Canada et dans les pays défavorisés, je dis merci.
À Richard Lemire, d’Ile-Bizard, qui travaille sans relâche auprès de la Société canadienne de la sclérose en plaques, et qui est lui-même affecté depuis 20 ans par cette maladie, je dis merci.
À Carol Ann Namur, de Saint-Joseph-du-Lac, qui a fondé en 1975 le Groupe bénévole Sauvetage Canada Rescue, je dis merci.
À Taleeb Farouk Noormohamed, de Vancouver, pour son souci constant des jeunes en difficulté et de la sensibilisation du public à la recherche sur la leucémie, je dis merci.
À Soeur Rolande Robidoux, de Maniwaki, pour le travail de bénévolat qu’elle effectue auprès des plus démunis depuis un demi-siècle, je dis merci.
À Bill Robinson, de Kanata, pour son profond dévouement envers les jeunes, je dis merci.
À Hélène Wallingford Panalaks, de Gatineau, qui se consacre à aider les personnes en détresse, je dis merci.
À Kathryn Windle, de Renfrew, qui, grâce à son sens des responsabilités et à son talent de chanteuse, appuie plusieurs organismes de sa communauté et d’ailleurs, je dis merci.
J’aimerais vous dire que vous êtes des modèles d’engagement pour nous tous et pour les générations qui marchent dans vos pas et qui cherchent aussi à manifester leur volonté de partage.
Merci à chacune et à chacun de vous qui nous montrez avec tant d’éloquence qu’il faut avoir le cœur à l’échelle de ce pays : c’est-à-dire grand et inépuisable.
