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Whitehorse, le jeudi 21 juin 2007
Voici enfin revenues les longues journées de lumière après la nuit sans fin.
Si vous saviez combien mon mari Jean-Daniel Lafond et moi-même sommes heureux d’être parmi vous en cette Journée nationale des Autochtones.
C’est pour moi l’occasion de reconnaître la contribution inestimable des peuples autochtones à notre histoire, à notre originalité et à nos projets d’avenir.
Depuis mon installation dans la fonction de gouverneur général du Canada, j’ai rencontré des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, des communautés inuit, métisse et des Premières nations partout où je suis allée dans ce si vaste pays.
Je crois fermement que les cultures autochtones font partie du patrimoine de chaque Canadienne, de chaque Canadien, et sont au fondement même de notre identité collective.
J’estime que la liberté dont notre pays est si riche, et que l’on sent si vivante dans le grand Nord, ne doit pas être l’apanage de certains au détriment des autres.
J’irais jusqu’à dire que cette liberté commence au Canada avec ces grands espaces, ces eaux majestueuses et ces terres généreuses dont vous, les peuples autochtones, nous avez communiqué l’esprit et le génie.
Vous êtes celles et ceux qui en ont d’abord célébré les richesses et qui nous ont appris à nous, venus d’ailleurs, tant les premiers explorateurs que les derniers arrivants, à nous enraciner dans ce continent.
Ne l’oublions jamais. Comme je le répète souvent, vous êtes nos racines les plus profondes en terre d’Amérique.
Le respect admirable que vous vouez au territoire, aux traditions, à vos cultures et à vos langues, de même qu’à toute la création, est une grande leçon pour l’humanité entière.
J’aimerais être pour vous une voix forte au sud du soixantième parallèle et partout où j’irai dans le monde.
Je me joins à tant d’autres aujourd’hui pour saluer la volonté des peuples autochtones de réussir dans le monde moderne tout en préservant leurs modes de vie ancestraux. Pour saluer leur volonté de s’approprier leur destinée.
Pour saluer leur volonté de préserver leur patrimoine et leur histoire pour les générations à venir.
Pour saluer leur souci de voir chacune et chacun de leurs membres, chacune et chacun des jeunes de leur communauté, atteindre son plein potentiel au moyen de l’éducation et de l’apprentissage.
Ce sont les efforts et la détermination inébranlable des peuples autochtones que nous célébrons aujourd’hui. Nous célébrons leurs forces et leurs réalisations.
Je suis fière de vous, si fière de porter en moi des étincelles de votre sagesse éblouissante qui mérite de rayonner partout au pays, dans nos cœurs et dans nos esprits.
J’aimerais tant que notre histoire, qui va se poursuivre, nous la construisions désormais ensemble.
J’ai la certitude qu’il en sera ainsi. Et surtout, n’ayons pas peur d’avoir des rêves grandioses.
Au nom de l’amitié, en ce jour du solstice d’été, où la lumière est la plus vive sur la Terre, mon mari et moi vous remercions de tout notre cœur de votre accueil et nous vous tendons la main pour travailler au mieux-être de notre monde.
