Ce contenu est archivé.
Le Cap (Afrique du Sud), le jeudi 7 décembre 2006
Je suis certaine que chacune et chacun de nous connaît quelqu’un qui vit sous l’épée de Damoclès qu’est le diabète.
Le diabète signifie régime rigoureux, contrôle du niveau de sucre et injections au quotidien; peur constante de devenir aveugle ou d’être amputé d’un membre.
Le diabète diminue la qualité de vie de millions de gens dans le monde. Et vous savez trop bien que le diabète est un facteur qui contribue à quelque 3 millions de décès par année sur la planète.
Vu la hausse de ce trouble médical, le travail que vous accomplissez est de plus en plus crucial.
J’ai appris récemment qu’au‑delà de 230 millions de personnes dans le monde souffrent du diabète et que ce chiffre s’élèvera probablement à 350 millions d’ici 2025. En Afrique seulement, le nombre de cas devrait doublier d’ici là. Et au Canada, le diabète est un problème qui afflige très sérieusement notre population autochtone.
Outre le coût terrible en pertes humaines, cette maladie pourtant évitable exerce de fortes pressions sur les ressources déjà limitées des systèmes de soins de santé dans le monde entier.
Vous n’êtes pas sans ignorer que la FID (Fédération internationale du diabète) a constaté qu’environ le quart des pays n’ont aucun plan spécifique pour les soins des diabètes dans le cadre de leur régime de soins de santé national.
J’ai été triste d’apprendre qu’en Afrique subsaharienne, aucun pays ne peut garantir à 100 pour cent l’accès à l’insuline à ceux qui en ont besoin.
Nous qui vivons dans les sociétés parmi les plus riches de la planète, devons à tout prix conjuguer nos ressources pour atténuer ce fléau. L’une de nos priorités devrait être de s’assurer que les enfants soient nourris adéquatement et de leur enseigner les avantages de l’exercice et d’un régime alimentaire sain.
Vous me pardonnerez, je l’espère, si je parle plus longtemps que je ne le devrais, étant donné qu’il s’agit d’une rencontre informelle.
Mais je tenais à vous féliciter pour le travail que vous faites dans cet important domaine de la santé publique. J’ai la conviction que nous pouvons progresser dans la lutte contre cette maladie, et vous tous ferez certainement partie de la solution à long terme.
J’aimerais vous inviter à venir au Canada, le pays où Banting et Best ont découvert l’insuline en 1921.
Vous en aurez évidemment l’occasion, puisque le Canada sera l’hôte du 20e Congrès mondial du diabète, à Montréal. Vous pourrez alors poursuivre vos efforts à partir des résultats de votre rencontre de cette année.
Je termine donc en vous priant de lever vos verres…
Veuillez vous joindre à moi pour porter un toast au 20e Congrès mondial du diabète… et également au succès des femmes et des hommes qui s’y rassembleront pour discuter des moyens nouveaux et plus efficaces de combattre cette maladie dévastatrice!
Au succès!
