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Ottawa, le mardi 7 novembre 2006
J’aimerais tout d’abord vous dire « merci » pour ce merveilleux spectacle!
Vous avez fait revivre, dans vos chansons et vos danses, l’histoire de votre école.
Lorsque j’ai reçu votre lettre m’invitant à cette célébration, je me suis posée la question suivante : « Pourquoi est-ce si important de célébrer un 50e anniversaire? »
Est-ce le fait que la « Queen Elizabeth Public School » a réussi à survivre et à surmonter les pièges et les obstacles auxquels les écoles sont toujours confrontées?
Ou peut-être est-ce le fait que des centaines de femmes et d’hommes dévoués qui contribuent d’une manière importante à notre société ont été des élèves de votre école?
Ou encore, est-ce le fait qu’au cours des 50 dernières années, l’école Queen Elizabeth a réussi à créer et à demeurer un lieu d’apprentissage exceptionnel qui accueille des élèves de divers milieux?
Je suis convaincue que c’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore!
Une école, c’est une grande famille, dont chaque membre a son importance et doit contribuer au succès de l’ensemble.
On sait que vivre ensemble peut parfois être difficile. En fait, que signifie « vivre ensemble »? Cela signifie partager un lieu, que ce soit une classe, un quartier, même un pays. À vrai dire, faire partie d’un pays, c’est tout comme faire partie d’une école. Cela signifie que nous avons des droits, mais également des responsabilités. Et surtout, cela signifie partager un rêve.
À quoi rêvons-nous? À tant de choses : ne désirons-nous pas le bonheur, la paix, des possibilités d’épanouissement? N’est-ce pas ce que vous voulez vous-mêmes? Pour que ces rêves deviennent réalité, il faut travailler ensemble en fonction de ce que nous avons en commun et de ce que nous avons à offrir.
Et justement, qu’avons-nous à offrir? Regardons-nous ici-même dans cette salle. Nos origines sont différentes. Chacune de nos histoires est unique. Et chaque histoire contribue à la richesse de notre pays. Chaque personne est un trésor. Ne l’oublions jamais.
Cet anniversaire est donc un hommage à vous toutes et tous, à vous qui êtes ici à l’école Queen Elizabeth, ainsi qu’aux personnes qui l’ont fréquentée avant vous.
Je vous regarde, tous ici devant moi, et je me dis : « que peut bien nous réserver l’avenir ? »
En réalité, cet avenir, il dépend de vous.
Chez vous comme à l’école, vos parents et vos professeurs vous donnent des outils d’une grande valeur — des connaissances, des compétences, une initiation à la vie quotidienne, des codes d’éthique, et bien d’autres choses encore.
Mais c’est à vous de décider comment vous utiliserez ces outils.
Je me rappelle encore, dans mon enfance à Haïti, où je suis née, lorsque ma grand‑mère me chuchotait dans l’oreille en disant : « L’éducation, c’est essentiel. Il faut étudier et il faut s’appliquer. »
Ce message, je l’ai chéri toute ma vie, et c’est ce qui m’a vraiment donné la force et la conviction d’étudier très fort et de viser l’impossible, même quand les autres me disaient que je n’y parviendrais pas.
Je veux m’assurer que vous compreniez, vous aussi, l’importance de l’éducation et que vous ne cessiez jamais d’essayer de réaliser vos rêves.
Je souhaite donc à chacune et à chacun de parvenir à vos buts avec le plus grand succès possible.
Je vous remercie de m’avoir invitée à prendre part à cette célébration.
Je suis très heureuse que les gouverneurs généraux aient eu, pendant tant d’années, un lien si étroit avec la Queen Elizabeth Public School. Puisse cette merveilleuse relation durer encore longtemps!
Merci beaucoup!
