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Ottawa, le lundi 30 octobre 2006
Bon après-midi tout le monde! Merci d’être venus en si grand nombre.
Merci, Monsieur Greenhill, l’ACDI et, plus particulièrement, l’unité d’action jeunesse, de m’accueillir si chaleureusement à ce forum des jeunes sur le développement international.
Nous assistons de nos jours à des progrès technologiques qui se font à une vitesse vertigineuse et qui ont apporté à un grand nombre d’entre nous des moyens de communication nouveaux et plus efficaces ainsi que des possibilités d’échange sans précédent. Grâce à ces développements très intéressants, les gens ont pu franchir aisément les barrières géographiques, ethniques, religieuses et sociales. Aujourd’hui, une personne vivant à Iqaluit peut facilement échanger des dossiers ou même conclure des transactions financières avec quelqu’un qui habite à Accra et ce, en quelques secondes seulement. C’est absolument extraordinaire!
Malheureusement, ces possibilités nouvelles ne sont pas à la portée de tous. N’oublions pas que plus de 800 millions de personnes n’ont même pas un dollar par jour pour subvenir à leurs besoins. Des millions d’enfants, surtout des filles, n’ont pas accès à l’école primaire. Sans compter que le viol, la mutilation, la torture, et même des meurtres commis contre des femmes, continuent d’être justifiés par certaines croyances traditionnelles.
Il y a également lieu de s’inquiéter de l’extrême vulnérabilité de nos écosystèmes qui subissent des agressions de plus en plus fortes. En ce moment-même, la pollution menace de décimer des milliers d’organismes vitaux et de réduire l’approvisionnement d’une de nos ressources les plus précieuses : l’eau potable. Tout cela n’est guère rassurant!
Toutefois, au mépris de la pauvreté, des injustices et de la dégradation environnementale, de plus en plus de jeunes expriment leurs préoccupations et prennent des mesures concrètes pour apporter des changements durables.
C’est particulièrement le cas ici au Canada où – d’un océan à l’autre; dans les métropoles comme dans les communautés rurales et les réserves; dans les écoles, les centres et les coopératives jeunesse – vous de la jeune génération, manifestez partout et de différentes façons votre désir d’agir dans un esprit de solidarité planétaire en vue de rendre le monde meilleur.
Au Canada nous avons le sens aigu d’appartenir à la communauté mondiale, car notre pays contient le monde.
Les Canadiennes et les Canadiens sont nombreux à avoir conscience que l’avenir de la planète passe par l’abandon des excès, du chacun pour soi et de l’individualisme dominant.
Nous sommes nombreuses et nombreux à croire en l’urgence de renforcer les liens et les valeurs collectives plus humaines.
Je suis ravie que le premier ministre, le très honorable Stephen Harper, m’ait demandé de représenter le Canada, à titre de gouverneure générale, dans le cadre de visites officielles et d’État dans cinq pays africains. L’occasion me sera ainsi donné de faire valoir la détermination du Canada à continuer d’appuyer les efforts des pays africains en vue de promouvoir le développement durable. J’aurai également la possibilité de démontrer les différentes modes de collaboration entre Canadiens et Africains pour apporter des changements valables.
En attendant d’entreprendre cette visite en Afrique, je dois vous dire à quel point je suis ravie d’être ici aujourd’hui. Je suis ici pour vous entendre me parler de ce que vous faites, concrètement, en faveur du développement international. Je veux vous entendre me parler de vos expériences de travail à l’étranger. Et je suis également curieuse d’entendre vos idées sur les façons dont nous pourrions tous collaborer pour engager davantage les jeunes dans cet important effort mondial.
Encore une fois, merci de m’avoir invitée, et maintenant, place à la discussion!
