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Remise des Prix Killam 2009
Rideau Hall, le jeudi 8 octobre 2009
C’est une joie pour mon mari Jean-Daniel Lafond et pour moi de vous accueillir à Rideau Hall.
Il arrive que des femmes et des hommes connaissent un parcours si fulgurant qu’il laisse dans le ciel de nos vies des traînées lumineuses qui nous éclairent longtemps après leur passage en ce monde.
C’est le cas d’Izaak Walton Killam.
Ses origines modestes ne l’ont pas empêché de se hisser aux plus hauts sommets de la finance. Et c’est pierre par pierre, en comptant sur son dynamisme et son flair, qu’il a construit un empire dans les placements et qu’il est devenu le Canadien le plus riche de son époque.
L’histoire aurait pu s’arrêter là.
Mais elle s’est poursuivit, et de belle façon, par l’entremise de sa femme Dorothy avec laquelle il partageait un grand projet : celui de consacrer la majeure partie de leur fortune à l’enseignement supérieur.
On connaît la suite : à la mort de son mari, Dorothy a fait plus que doubler, dit-on, l’héritage de son mari, et leur legs a permis d’instaurer une tradition de mécénat au Canada dans les domaines de la science et du savoir.
Le couple Killam avait compris que la pensée engendre le progrès et que l’éducation est la clé de notre succès.
Nous avons cette chance inouïe d’avoir en ce pays des femmes et des hommes qui consacrent leur vie à l’avancement du génie humain et du bien commun.
Des chercheurs, des scientifiques, des savants, des créateurs qui repoussent les limites de la connaissance, qui font des découvertes fondamentales dont les applications contribuent à améliorer les conditions de vie de millions de personnes, qui apportent une compréhension nouvelle du monde et de la vie.
Des femmes et des hommes dont les travaux de recherche, les approches uniques, les innovations, les solutions ont transformé nos façons de voir et de faire et dont la notoriété dépasse largement nos frontières.
Philippe Gros, Wagdi Habashi et François Ricard, de l’Université McGill, John Smol, de l’Université Queen’s, Ernest Weinrib, de l’Université de Toronto, vous êtes de ceux-là, et les Canadiennes et les Canadiens vous regardent avec respect et admiration.
Non seulement parce que vous êtes des êtres d’exception, mais parce que vous représentez le sens de l’engagement, du dépassement, le goût de l’approfondissement, la volonté d’explorer le savoir et la vie dans toutes ses dimensions.
Parce qu’à la manière des étoiles filantes, vous tracez un chemin de lumière qui guide l’humanité dans sa quête de vérité et de connaissances.
Mon vœu le plus cher est que votre travail, le plus souvent accompli dans la solitude de vos laboratoires, de vos bureaux, de vos ateliers, et son importance cruciale pour l’avenir de nos sociétés soient davantage connus, reconnus et appréciés de la population.
Car, après-tout, c’est sur nous toutes et tous que rejaillissent les bienfaits de vos découvertes et de vos avancées.
Je vous remercie, du fond du cœur.
