Annonce concernant l’investissement dans l’héritage de la gouverneure générale

le 29 mai 2026

Sous réserve de modifications

Je suis ravie de voir aujourd’hui la concrétisation d’un projet très cher à mon cœur.

Merci, Monsieur le Premier Ministre, pour cet important investissement qui permettra de lancer un projet auquel je tiens beaucoup.

J’ai entrepris une tournée d’écoute et d’apprentissage sur la santé mentale afin de mieux comprendre cette question qui me préoccupe depuis longtemps.

Malgré la hausse des taux de détresse psychologique, de suicide et de surdoses au Canada, on constate que la santé mentale ne reçoit toujours pas la même attention que la santé physique, qu’elle n’est pas traitée avec la même urgence et qu’elle ne suscite pas la même compassion.

Trop de personnes –  en particulier les jeunes et les habitants des communautés isolées –  n’ont toujours pas accès au soutien dont elles ont besoin.

Le manque de services est particulièrement criant dans les communautés nordiques.

À Iqaluit, au Nunavut, j’ai rencontré des praticiens de la santé mentale, des intervenants communautaires, des guérisseurs traditionnels et des aidants qui accomplissent un travail remarquable malgré des ressources très limitées.

Ces intervenants ont parlé de l’importance du soutien par les pairs – un soutien apporté par des personnes qui parlent l’inuktitut, qui comprennent la culture inuite et qui connaissent les conditions de vie dans le Nord.

Des personnes qui comprennent qu’une crise de santé mentale ne peut pas toujours attendre un rendez-vous – que des approches comme celles des centres de consultation sans rendez-vous ou des équipes mobiles de santé mentale sont souvent plus efficaces.

Des personnes qui comprennent les traumatismes et les profondes séquelles laissés par le régime des pensionnats et d’autres politiques coloniales.

En d’autres mots, la guérison est plus efficace lorsque les gens sont en contact avec quelqu’un qui les comprend.

Si l’on compte uniquement sur des professionnels non autochtones envoyés du Sud à titre temporaire, il devient très difficile de bâtir la relation de confiance nécessaire à un soutien efficace en matière de santé mentale.

Les relations humaines et la culture favorisent la guérison.

C’est pourquoi ce programme s’attachera à soutenir les conseillers en santé mentale issus de la communauté et ayant vécu des expériences en la matière, des personnes qui, grâce à une formation adaptée et à un soutien financier adéquat, pourront apporter une contribution significative.

Il s’agit là d’un des moyens les plus efficaces de contribuer à bâtir un Nord canadien fort et dynamique pour l’avenir.

Je remercie sincèrement la Fondation Rideau Hall de s’être engagée dans cette importante mission.

Et ne pensez surtout pas que la fin de mon mandat de gouverneure générale marque la fin de mon engagement. Au contraire, j’ai la ferme intention de continuer à soutenir cette cause dans les années à venir.

Mon engagement envers les peuples de l’Arctique sera toujours aussi fort. Ajuinnata!

Merci.