Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean - Discours à l’occasion d’un dîner offert par le lieutenant-gouverneur de Terre-Neuve-et-Labrador

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St. John’s, le jeudi 6 juillet 2006

Permettez-moi tout d’abord de remercier nos hôtes, Leurs Honneurs le lieutenant-gouverneur et Madame Roberts, pour leur chaleureuse hospitalité, pour leur  courtoisie et surtout pour la gentillesse toute simple qu’ils ont démontrée envers Jean-Daniel, Marie-Éden et moi-même depuis notre arrivée.

Cette amabilité, cette simplicité, est un thème qui revenait sans cesse dans mes conversations  aujourd’hui, que ce soit à l’édifice Confederation, à The Rooms ou au cap Spear, sans oublier ici, ce soir.

Je dois avouer que j’ai rarement croisé dans mes voyages des gens aussi terre-à-terre, aussi décontractés et aussi faciles d’accès que ceux que j’ai rencontrés ici à Terre-Neuve-et-Labrador.

À mon sens, leur attitude découle de la confiance qu’il leur a fallu acquérir afin de pouvoir survivre et prospérer pendant si longtemps dans un environnement aussi difficile.

Ici, à Terre‑Neuve-et-Labrador, on ne peut échapper à l’environnement naturel. Je ne parle pas uniquement de la température. Aujourd’hui, justement, j’ai entendu ce dicton : « Si vous n’aimez pas le temps qu’il fait à Terre-Neuve, il vous suffit de patienter cinq minutes et le temps tournera au beau! »

Au cap Spear, j’ai été émerveillée par la beauté sauvage de la mer et des vagues foudroyantes. Même à cette distance, à l’abri du danger, on comprend facilement pourquoi nous devons respecter Mère nature.

L’immensité de l’Atlantique, avec tout ce que cet océan recèle, avec sa puissance, avec sa présence démesurée, nous rappelle à quel point nous sommes petits, nous les humains.

Une fois que nous en prenons conscience, force est de reconnaître que nous sommes tous dans le même « bain ». Je suis convaincue que les Terre-Neuviens et les Labradoriens l’ont compris depuis fort longtemps.

Les habitants de cette province ont la réputation bien méritée d’être des gens qui s’entraident, capables d’unir leurs ressources de manière à avancer ensemble.

C’est pourquoi je me sens chez moi, ici.

Dans les prochains jours, Jean‑Daniel et moi aurons le bonheur de nous entretenir avec divers groupes de la société sur les enjeux auxquels ils font face et sur les solutions qu’ils ont adoptées.

Nous sommes impatients de nous asseoir aux côtés de représentants de la communauté francophone de Terre-Neuve-et-Labrador, une communauté qui a réussi à protéger et à enrichir sa culture, vieille de plusieurs siècles.

Il nous tarde également de rencontrer des artistes et des cinéastes de la relève pour discuter de leurs projets visant à encourager le développement de la culture unique de Terre-Neuve-et-Labrador.

Enfin, il va sans dire que nous avons hâte de rencontrer des citoyennes et des citoyens de Terre-Neuve-et-Labrador lors de la fête champêtre qui aura lieu ici demain et de celle qui se tiendra dimanche, à Corner Brook, et dans le cadre des autres activités auxquelles nous participerons tout au long de notre visite.

Ce soir, nous voici à ce dîner en votre compagnie, où nous sommes ravis d’avoir l’occasion de faire davantage connaissance avec chacune et chacun d’entre vous.

C’est donc dans cet esprit que je vous invite à lever votre verre, car j’aimerais proposer un toast à l’amitié, c’est-à-dire aux amitiés de longue date comme aux nouvelles qui, toutes, enrichissent tant nos vies.

À vous, nos nouveaux amis de Terre-Neuve-et-Labrador.