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Enregistré à Rideau Hall, le lundi 19 décembre 2005
Chers amis,
Je tenais à vous saluer et à dresser avec vous un bilan de quelques événements marquants de 2005 qui ont été pour nous tous un appel à la solidarité. L’année 2005 passera à l’histoire pour son inclémence. Elle a commencé, souvenez-vous, de façon tragique avec le tsunami qui a dévasté des populations entières du Sud-est asiatique. Plusieurs autres catastrophes naturelles ont affligé d’autres régions du monde. Les inondations en Haïti et en Nouvelle-Orléans, les ouragans le long des côtes de la Floride, le séisme au Pakistan, pour ne nommer que celles-là.
Mais, c’est souvent face à l’adversité que l’être humain doit donner sa pleine mesure. Nous l’avons fait. Par milliers, des Canadiennes et des Canadiens ont répondu avec empressement et générosité aux appels de détresse de leurs semblables.
D’ailleurs, j’ai accueilli récemment des membres des Forces canadiennes qui font partie de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe. Ils rentraient après plusieurs semaines de mission au Pakistan au cours desquelles ils ont travaillé sans relâche à soulager la misère des victimes du séisme…
Et comment ne pas lier ces actions d’aujourd’hui aux sacrifices d’hier? L’année 2005 marquait la fin de l’année de l’Ancien combattant. J’ai eu l’immense privilège d’accompagner en Normandie des membres des communautés inuit, métisse et des Premières nations qui ont combattu aux côtés de leurs compatriotes et des Forces alliées lors des deux grands conflits du siècle dernier. Eux aussi répondaient alors à l’appel d’hommes et de femmes qu’ils ne connaissaient pas. Ils ont franchi l’océan, donné leur jeunesse, parfois même leur vie, au nom de la liberté et de la justice. Je tenais à être à leur côté pour réparer un oubli de l’histoire et inscrire à jamais dans la mémoire leur contribution inestimable.
De plus, dans le cadre de la tournée que j’entreprends, à la grandeur du pays, j’ai commencé à rencontrer des citoyennes et des citoyens dont l’engagement, le dynamisme et les réalisations m’ont vivement impressionnée. Des femmes, des hommes, des jeunes également, qui ont l’audace de rêver grand et la détermination d’agir pour le bien collectif. Contre la violence, contre l’indifférence, contre l’exclusion. Pour le respect de l’autre, pour le dialogue, pour l’égalité des chances. J’estime qu’il est urgent de relier toutes ces actions trop souvent menées isolément. Que les gestes des uns deviennent la force de l’ensemble. C’est avec cette intention que j’entends exercer la fonction de gouverneur général du Canada.
L’occasion est belle pour mon mari Jean-Daniel Lafond, notre fille Marie-Éden et moi-même de remercier celles et ceux qui nous ont témoigné leur amitié et leur appui. Vos encouragements nous ont touchés et continuent de nous accompagner.
Que 2006 nous apporte à toutes et à tous paix, santé, bonheur, prospérité, sérénité. Et, surtout, ce supplément d’âme qui rend chacune de nos aventures en ce monde, si précieuse.
