Biographie

Son Excellence la très honorable Louise Arbour, C.C., C.M.M., C.O.M., G.O.Q., C.D.,
gouverneure générale et commandante en chef du Canada
Le m 2 Louis Dubé, Rideau Hall © BSGG, 2026

Son Excellence la très honorable Louise Arbour, gouverneure générale du Canada, a été assermentée le 8 juin 2026. Elle est la 31e gouverneure générale du Canada.

Née à Montréal, au Québec, elle a étudié au Collège Regina Assumpta et a obtenu son baccalauréat en droit civil (LL.L.) à l’Université de Montréal en 1970. Elle a ensuite poursuivi des études supérieures à l’Université d’Ottawa tout en occupant un poste d’auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada, auprès de l’honorable juge Louis-Philippe Pigeon. Elle a été admise au Barreau du Québec en 1971 et au Barreau de l’Ontario en 1977.

Mme Arbour a mené une brillante carrière qui l’a amenée à évoluer dans le milieu universitaire, la magistrature, le droit pénal international et la défense des droits de la personne à l’échelle internationale. De 1972 à 1973, elle a occupé le poste d’agente de recherche à la Commission de réforme du droit du Canada. Elle a ensuite intégré la Faculté de droit Osgoode Hall à l’Université York, établissement où elle a enseigné et avant d’en devenir la vice-doyenne, tout en bâtissant sa réputation par ses travaux en droit pénal, en droit public et en matière de libertés civiles.

Elle a commencé sa carrière judiciaire en 1987, lorsqu’elle a été nommée à la Cour suprême de l’Ontario. Trois ans plus tard, elle a été nommée à la Cour d’appel de l’Ontario. En 1995, elle a dirigé la Commission d’enquête sur certains événements survenus à la Prison des femmes de Kingston. Publié en 1996, le rapport de la commission est devenu une référence dans le domaine correctionnel canadien, réaffirmant la primauté du droit et entraînant des réformes à long terme, en particulier dans les établissements pour femmes.

De 1996 à 1999, Mme Arbour a occupé le poste de procureure en chef du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Dans ces rôles, elle a renforcé l’efficacité des tribunaux, grâce à des innovations telles que les mises en accusation sous pli scellé, et a réussi des avancées majeures au chapitre de l’application de la loi, comme l’inculpation du président serbe Slobodan Milošević – la première inculpation d’un chef d’État en exercice par un tribunal international. Pendant son mandat, elle a aussi contribué à des avancées jurisprudentielles notables, dont la reconnaissance, en droit international, du fait que la violence sexuelle peut constituer un acte de génocide et un crime contre l’humanité.

Mme Arbour a été nommée à la Cour suprême du Canada en 1999 et y a siégé jusqu’en 2004. Elle y a pris part à d’importantes décisions en matière de droit constitutionnel et de droit pénal, tout en préconisant une approche fondée sur des principes en ce qui concerne l’interprétation de la Charte canadienne des droits et libertés.

De 2004 à 2008, Mme Arbour a occupé le poste de haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, où elle s’est attachée à promouvoir la reddition de comptes, la réforme institutionnelle ainsi que le renforcement des mécanismes mondiaux de protection des droits de la personne. De 2009 à 2014, elle a occupé les fonctions de présidente-directrice générale de l’International Crisis Group, puis, de 2017 à 2018, de représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour les migrations internationales, où elle a contribué à définir la politique mondiale en matière de migrations.

De 2021 à 2022, Mme Arbour a mené un examen indépendant du ministère de la Défense nationale du Canada et des Forces armées canadiennes, au terme duquel elle a recommandé des réformes en profondeur pour lutter contre l’inconduite sexuelle et changer la culture au sein de ces institutions. Depuis 2015, elle occupait le poste d’avocate conseil principale chez Borden Ladner Gervais LLP.

En reconnaissance de ses contributions, Mme Arbour a reçu de nombreux prix et distinctions, dont le prix Tang pour la primauté du droit et le prix O’Connor pour la justice. En outre, elle est compagnon de l’Ordre du Canada et grande officière de l’Ordre national du Québec, et est titulaire de 42 doctorats honorifiques décernés par des universités du Canada et de l’étranger.