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Nouvelles

75e anniversaire de la bataille d’Angleterre

Ottawa (Ontario), le dimanche 20 septembre 2015

 

C’est un honneur de souligner le 75e anniversaire de la bataille d’Angleterre et de le faire devant notre parlement, le siège de la démocratie canadienne pour laquelle tant de gens ont lutté et sont morts, durant la Deuxième Guerre mondiale.

Pour reprendre les célèbres paroles de Winston Churchill au sujet de la contribution des pilotes alliés :

« Jamais tant de gens n’ont dû autant à si peu. » 

Parmi « le peu » dont il parlait se trouvaient plus de 100 pilotes et membres de l’équipage au sol canadiens.

Ils venaient de petits villages et de villes de l’ensemble du pays.

Le dirigeant du 1er escadron de l’Aviation royale du Canada était un pilote nommé Ernest McNab qui venait de Rosthern, en Saskatchewan. Surnommé PeeWee, il n’avait pourtant pas l’habitude de reculer devant une bataille!  

Voici comment il a décrit la bataille livrée au-dessus de l’Angleterre, il y a 75 ans :

« Ta bouche s’assèche comme une boule de coton. Tu perds tout sentiment de temps et d’espace. Nous combattions très haut au-dessus des nuages, dans notre propre monde — dans un espace infini et glacial marqué par les traînées blanches des aéronefs en pleine lutte. On aurait dit un exercice d’écriture dans le ciel qui avait mal tourné. » [traduction]

Levez les yeux et imaginez ce que ça peut être que de voler dans un ciel en délire.

Nous sommes très chanceux d’avoir pu compter sur des pilotes aussi braves.

Mais beaucoup d’entre eux ne sont jamais revenus.

La bataille d’Angleterre a été l’un des premiers tournants critiques de la guerre.

Il y a quelque temps, j’ai eu la chance de parler à sir Martin Gilbert, l’auteur d’une biographie en plusieurs volumes sur Winston Churchill. Il en savait plus que quiconque sur le mode de pensée de Churchill.

Sir Martin venait d’obtenir l’accès aux journaux de guerre personnels secrets de Churchill. Je lui ai demandé : « Qu’avez-vous appris dans ces journaux que vous ne saviez pas déjà? »

Il a répondu : « J’ai appris à quel point la lutte avait été serrée. »

L’issue de la bataille d’Angleterre — comme celle de la Deuxième Guerre mondiale — n’a jamais été garantie.

Sans l’immense courage, l’ingéniosité et le savoir-faire des participants à cette bataille aérienne, et sans la résilience remarquable des gens sur le front intérieur, les choses auraient pu être très différentes.

En tant que gouverneur général et commandant en chef du Canada, je suis reconnaissant de pouvoir souligner cet anniversaire historique.

Merci d’être ici. En tant que membres de sociétés libres, nous ne devons jamais oublier les sacrifices de ceux qui ont servi leur pays.