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Nouvelles

Allocution à l’occasion de l’événement Quatre questions pour changer le monde de l’Institut canadien de recherches avancées (ICRA

Toronto (Ontario), le jeudi 6 novembre 2014

 

Merci de votre bel accueil chaleureux. Je suis ravi d’être avec vous ce soir.

Depuis plus de 30 ans, l’Institut canadien de recherches avancées accomplit un travail important. J’ai eu le privilège de présider son conseil d’administration dans la deuxième moitié des années 1990, et j’aimerais féliciter chacun d’entre vous, ainsi que tous ceux qui ont contribué à sa bonne intendance au fil du temps.

Cet organisme réunit les plus grands chercheurs du Canada et du monde, et je ne pourrais être plus heureux de vous voir amorcer une nouvelle étape ambitieuse et palpitante aujourd’hui.

Je crois comprendre que vous mettrez l’accent sur quatre programmes précis susceptibles de changer le monde : les nouvelles formes potentielles de conversion de l’énergie solaire; les processus moléculaires qui sous-tendent la vie; le lien biologique entre le cerveau et la conscience; et le rôle du microbiote dans la santé et l’évolution humaines.

Comme je l’ai mentionné, vous nourrissez une vision ambitieuse. Les chercheurs appuyés par cet institut s’attaquent à des problèmes complexes d’envergure mondiale, et j’aimerais saluer votre engagement à atteindre l’excellence dans la réalisation de projets de recherche aussi utiles.

Je vous donnerai deux raisons qui expliquent en quoi l’ambition et l’excellence sont si importantes.

Premièrement, comme vous le savez, ce ne sont pas les enjeux urgents qui manquent dans le monde d’aujourd’hui. Alors, pourquoi ne pas soutenir les chercheurs internationaux éminents qui désirent s’attaquer aux enjeux majeurs les plus importants?

En corollaire, si nous choisissons des sujets de haut niveau, nous devons également nous fixer des attentes élevées.

Visons l’excellence. Soyons des dirigeants mondiaux.

Deuxièmement, l’ambition et l’excellence comptent parce rien n’attire mieux le talent et les ressources que le succès. Dans un environnement compétitif à l’échelle mondiale, un bilan ponctué par l’ambition et la réussite contribue fortement à assurer les succès futurs. C’est là l’exemple classique du cercle vertueux.

Je vous félicite aussi pour votre perspective internationale. Comme suite à l’Appel à idées mondial que l’ICRA a lancé en lien avec ces projets, des centaines de lettres d’intention ont été reçues de chercheurs de huit pays différents, sur cinq continents.

Quelle belle réponse! Il est tellement important que nous nous engagions à l’échelle internationale en apprentissage et en innovation.

Lorsqu’ils cherchent des idées et des points de vue, les plus brillants esprits regardent vers l’extérieur, dans d’autres communautés, d’autres pays, d’autres continents.

C’est un fait qui m’est revenu à l’esprit lors de mes récentes visites en Pologne, aux Pays‑Bas et en Belgique.

Par exemple, en Pologne, j’ai assisté à une rencontre à la Jagiellonian University, à Cracovie, là même où Nicolas Copernic a étudié durant plusieurs années avant de publier De revolutionibus orbium coelestium, ou Des révolutions des orbes célestes, en 1543.

Ce qui continue de nous éclairer aujourd’hui, c’est de savoir que la révolution copernicienne s’est opérée au-delà des frontières. Elle ne s’est achevée qu’une fois que les idées de Corpernic ont été testées, épurées et améliorées par une série de scientifiques, y compris Tycho Brahe au Danemark, Johannes Kepler en Allemagne, Galileo Galilei en Italie et, finalement, sir Isaac Newton en Angleterre. Corpernic a lui-même beaucoup appris des critiques du modèle ptolémaïque de l’univers formulées par le philosophe islamique Averroès, qui vivait à Cordoue, en Espagne.

Aujourd’hui, avec la mondialisation, la révolution Internet ainsi que la complexité et les coûts largement accrus de la recherche, il est de plus en plus avantageux d’aller au-delà des frontières pour travailler et apprendre.

Pour citer un exemple récent venant de l’Europe, laissez-moi vous parler de ma visite en Belgique, lors de laquelle j’ai fait un arrêt fascinant à l’Interuniversity Microelectronics Centre, ou l’IMEC, un établissement de recherche mondial de premier plan en nanotechnologie et photovoltaïque. L’IMEC, qui accueille un grand nombre de chercheurs canadiens éminents, est situé à Louvain, en Belgique, mais a aussi des bureaux aux Pays‑Bas, à Taïwan, aux États-Unis, en Chine, en Inde et au Japon.

Ce centre impressionnant obtient des résultats remarquables, en particulier dans les technologies de la santé. Grâce à sa détermination à mobiliser des chercheurs internationaux et à appuyer leurs travaux ambitieux, l’IMEC est en train de se tailler un créneau considérable dans une sphère essentielle de la recherche.

De telles histoires de collaboration et d’innovation m’inspirent, et c’est pourquoi je tiens à vous redire ma joie de voir l’ICRA prendre ainsi les commandes et établir des réseaux de recherche mondiaux.

J’aimerais remercier le personnel et les bénévoles qui font de l’ICRA un succès grandissant. J’aimerais aussi adresser mes remerciements spéciaux à M. David Dodge, le président sortant du conseil d’administration, pour l’imposante contribution qu’il a apportée à l’organisme.

Accueillons aussi Barbara Stymiest, la nouvelle présidente, et souhaitons-lui la meilleure des chances dans ses nouvelles fonctions.

Je vous remercie tous les deux de servir ainsi l’organisme, et je remercie chacun d’entre vous pour votre important travail.