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Nouvelles

Discussion de groupe sur la formation professionnel à l’installation du groupe Mylan (Vietnam)

Province de Tra Vinh, Vietnam, le samedi 19 novembre 2011

 

Bonjour et merci de votre accueil des plus chaleureux.

Je tiens à offrir mes sincères condoléances pour les pertes de vie causées par la récente inondation au Vietnam. Les pensées des Canadiens vous accompagnent dans la pénible tâche de rebâtir des vies et des collectivités à la suite de cette catastrophe naturelle.

J’aimerais tout d’abord vous dire quelques mots au sujet de M. My, parce que je pense que son histoire mérite d’être remémorée. Il est en effet l’incarnation même de l’amitié qui lie le Vietnam et le Canada.

M. My a vécu, a fréquenté l’université et a fondé une famille au Canada; et ses enfants y poursuivent d’ailleurs encore leurs études et leur travail. Cependant, il est retourné dans son pays d’origine parce qu’il a entrevu une opportunité. Les années ont passé et voilà maintenant que le groupe Mylan est devenu un pôle de production et de pensée innovatrice.

J’ai souvent parlé de l’importance de l’innovation dans notre société, notamment pour ce qui est de nous dynamiser et d’orienter notre mode de vie. M. My en sait quelque chose; il a su innover au sein de son entreprise et s’est lui‑même mis au défi, à de multiples reprises, d’aller encore plus loin.

Cette installation présente un aspect tout particulier qui illustre parfaitement l’esprit qui l’habite. Les brevets que le groupe Mylan a obtenus sont tous fièrement affichés et sont ainsi autant de témoignages de la pensée innovatrice qui l’anime. Mais ce qui est véritablement impressionnant, c’est le refus manifeste de la stagnation. En effet, le mur opposé a été délibérément laissé dégagé pour faire place à encore plus de brevets.

Les compétences que nous développons au travail et à l’école sont les moteurs de nos économies. Lorsque nous offrons à nos jeunes des possibilités d’apprentissage, nous tirons tous profit des réussites qui en découlent.

Nos deux pays en sont bien conscients et c’est pourquoi ils offrent à leurs citoyens des possibilités de cultiver de nouveaux talents et de mettre à niveau ceux qu’ils possèdent déjà. Que ce soit à l’école, au travail ou dans nos vies quotidiennes, l’éducation est un processus qui se renouvelle sans cesse.

C’est pourquoi j’ai été très heureux d’apprendre que le collège communautaire qui a vu le jour avec le soutien financier du gouvernement du Canada et une aide technique canadienne est maintenant une université viable et à part entière. C’est également avec plaisir que j’ai constaté que l’Université Tra Vinh a aujourd’hui des partenariats actifs avec des établissements universitaires canadiens tels que l’Institut maritime du Canada.

Le succès de l’Université Tra Vinh découle non seulement du travail de ses diplômés, mais aussi du dévouement de ses professeurs et de son personnel. À titre de doyen du département de chimie, M. My est en fait un membre clé de cette faculté.

Les responsables de cet établissement sont bien conscients du fait que son rôle ne se limite pas seulement à l’apprentissage; il s’agit aussi d’un lieu qui permet de soutenir l’économie locale en faisant participer directement des employeurs à la conception et à la prestation des programmes d’études.

De fait, cet établissement me rappelle une autre institution que j’ai visitée récemment au Canada et qui a obtenu du succès tout en répondant aux besoins de la communauté.

L’Université du Québec à Rimouski est devenue un chef de file de la recherche et de l’enseignement dans le domaine de l’océanographie car elle a su utiliser les ressources locales et comprendre qu’il y avait là un créneau qu’elle pouvait occuper.

Permettez‑moi de vous préciser mon raisonnement. De plus en plus, nous sommes à l’affût des nouvelles possibilités que recèlent les océans, de la même façon que l’humanité est passée, il y a des siècles, d’une société de chasseurs et de cueilleurs à une société plus axée sur l’agriculture.

Au cours des 20 ou 30 dernières années, nous avons trouvé de nouvelles façons d’exploiter la mer dans les secteurs de l’énergie, des mines et même de l’agriculture.

Comme le Canada possède le plus long littoral du monde, les Canadiens, et tout particulièrement les universités, ont là une merveilleuse occasion de devenir des chefs de file dans un secteur nouveau et stimulant.

Nous pouvons y parvenir et réaliser un bon nombre de nos autres objectifs en misant sur une démarche stratégique qui tire d’abord parti des forces locales pour ensuite les faire agir encore plus loin.

Dans le contexte de nos discussions sur les façons d’intensifier nos relations et sur l’importance de l’apprentissage et du développement des compétences, j’espère que vous garderez à l’esprit que l’apprentissage est le parcours de toute une vie, un processus perpétuel qui demeure sans cesse perfectible.

Merci.