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ARCHIVÉE: Débat d’experts de Bénévoles Canada sur le bénévolat

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Ottawa, le mercredi 8 décembre 2010

 

Je vous remercie de m’avoir invité à vous entretenir d’un sujet auquel j’accorde, comme tous les Canadiens, une grande importance.  

Permettez-moi d’abord d’exprimer toute ma gratitude envers les personnes qui se sont rassemblées ici pour discuter du nouveau visage que prend le bénévolat au Canada. Je tiens également à remercier Bénévoles Canada pour l’idée de nous réunir ici et pour les recherches importantes que vous menez sur l’action bénévole au pays.

Avant de commencer, prenons ensemble un moment pour revenir sur notre passé. La pratique du bénévolat par les Canadiens, que ce soit au pays ou à l’étranger, est une histoire remarquable.

Les premiers colons de ce pays comprenaient très bien, eux aussi, l’importance de leur dépendance l’un envers l’autre. Le premier gouverneur du Canada, Samuel de Champlain, a dit que sa colonie de Port Royal n’aurait jamais survécu son premier hiver, en 1605, n’eut été de l’aide généreuse des Premières Nations locales.

Plus tard, les habitants de notre jeune pays, alors essentiellement rural, s’entraidaient pour bâtir des granges et des communautés, dans l’espoir d’une vie meilleure pour leurs enfants. J’en vois encore des exemples, lorsque des voisins unissent leurs divers talents et leurs énergies pour aider leurs communautés quand il y a lieu.

Aujourd’hui, dans des dizaines de pays, des millions de gens participent chaque année à la course Terry Fox. Près de 500 millions de dollars ont ainsi pu être recueillis pour la lutte contre le cancer jusqu’à maintenant.

En fait, tous les écoliers au Canada savent ce qu’est le Marathon de l’Espoir. Dans son livre intitulé Terry, Douglas Coupland se rappelle avoir vu le nom de milliers, et de milliers de Canadiens dans les archives de Terry Fox. Selon lui, « collectivement, ces noms témoignent d’un élément divin – notre nation, notre foyer et notre âme ».

Les Canadiens sont à juste titre réputés pour leur esprit bénévole.

Ici, au pays, les bénévoles prennent une part active à tous les aspects de notre société. Le secteur du bénévolat au Canada se classe au deuxième rang en importance dans le monde, et notre bien-être socio-économique et culturel est directement lié au temps et à l’énergie que les Canadiens consacrent en abondance, chaque jour, à l’amélioration du bien-être de leurs communautés.

Or, les circonstances dans lesquelles nous faisons du bénévolat évoluent, et les besoins ne vont que grandissant.

Alors, comment allons-nous répondre à ces besoins?

Depuis mon installation, j’invite les Canadiens à se joindre à moi pour imaginer ce que pourrait être notre pays. Nous cherchons à devenir une nation avertie et bienveillante, où tous les Canadiens peuvent réussir, contribuer au mieux-être de la société et développer leur plein potentiel. 

Pour réaliser cette vision, j’ai évoqué trois piliers : soutenir les familles et les enfants; accroître l’apprentissage et l’innovation; et encourager la philanthropie et le bénévolat.

Je crois qu’un renouveau de l’esprit philanthropique et bénévole, l’esprit du don, est essentiel à la création du Canada que nous envisageons, un Canada plus averti et plus bienveillant.

Pour y arriver, il faudra avancer de nouvelles idées et faire preuve d’une pensée innovatrice.

L’évolution démographique au Canada nous offre également de nouvelles possibilités de mobiliser les gens. Les retraités énergiques et talentueux sont d’inestimables sources d’expérience professionnelle, par exemple. Leur contribution est essentielle à la création du pays dont nous rêvons.      

Nous comptons aussi sur les néo‑Canadiens pour leur apport à la vie citoyenne. Leur expérience acquise dans d’autres pays et leur enthousiasme à l’égard du Canada peuvent grandement rehausser notre potentiel bénévole.    

Il importera également de trouver de nouvelles façons d’inciter les jeunes à faire du bénévolat. Débordants d’énergie, les jeunes sont idéalistes, et plus de 55 pour cent des jeunes consacrent du temps au bénévolat, soit deux fois plus que les adultes.

Nous savons en outre que les personnes qui commencent à faire du bénévolat dès le jeune âge continuent généralement de le faire. Il est donc crucial d’avoir des modèles adultes de bénévolat, comme le prouvent les statistiques, soit que les jeunes qui ont un parent qui fait du bénévolat sont trois fois plus portés à en faire eux aussi.

Les familles et les milieux de travail offrent de nouvelles avenues pour le bénévolat. Et dans ce nouveau monde caractérisé par une citoyenneté active, les bénévoles et les bienfaiteurs d’aujourd’hui élargissent l’idée que nous nous faisons de l’altruisme. Est-il possible, alors, de réorienter notre esprit de manière à ce que la notion du don soit considérée comme une action citoyenne, avec des avantages réciproques pour le donateur, le récipiendaire et la société en général?  

Dans une démocratie, chacune et chacun a quelque chose à donner.

Avec la mondialisation, bon nombre de Canadiens dirigent maintenant leurs énergies vers d’autres pays, contribuant ainsi à une multitude de nobles causes à l’étranger.

À mesure que notre monde évolue, la nature du bénévolat change également.

Notre défi consiste à nous adapter tout en préservant toujours l’esprit du don. Alors que nous célébrerons le 150e anniversaire du Canada en 2017, le temps est venu pour nous de renouveler notre recherche collective d’un monde plus aimable.

Merci.