Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

ARCHIVÉE: Réouverture des serres de la Commission de la capitale nationale

Information archivée dans le Web

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette information dans tout autre format de rechange par contactez webmestre@gg.ca.


Réouverture des serres de la Commission de la capitale nationale

Rideau Hall, le mardi 28 septembre 2010

Les civilisations — mot qu’on n’entend guère de nos jours et qu’on prononce le plus souvent avec regret — se mesurent aux traces auxquelles le temps donne tout leur éclairage.

Or, comme le disait à sa manière inimitable André Malraux, ce traqueur de civilisations, « la lumière ne se manifeste que par ce qu’elle éclaire ».

Et l’une des choses que mon mari Jean-Daniel Lafond et moi avons cherché à mettre en lumière au cours des cinq dernières années, c’est justement la richesse et l’importance historique de quelques-uns des plus beaux joyaux du patrimoine architectural des Canadiennes et des Canadiens.

Nous estimons que ce patrimoine est non seulement le legs inestimable de celles et ceux qui nous ont précédés, un témoignage érigé dans le temps grâce à leur ingéniosité et leur envie de beauté, mais un bien public indissociable de notre identité collective et une source de fierté que l’on souhaite intarissable, comme en font foi les travaux entrepris au cours de mon mandat dans les deux résidences officielles du Gouverneur général du Canada, soit ici-même, à Rideau Hall, et à la Citadelle de Québec.

En 2007, nous avons suivi de près et souligné avec bonheur la restauration de la façade de Rideau Hall, dont les travaux durent à la fois respecter le caractère historique de l’édifice et satisfaire aux exigences les plus modernes.

D’ailleurs, le vicomte Weir dont l’ancêtre Thomas MacKay, tailleur de pierres de son métier, avait construit la première incarnation de cette maison, s’est dit ravi par les efforts consentis en vue de préserver ce lieu patrimonial pour les générations actuelles et futures.

En 2008, dans la foulée des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec, nous avons procédé à l’inauguration de la Redoute du Cap-aux-Diamants, l’un des rares vestiges des premières fortifications de Québec et l’un des plus anciens bâtiments militaires du Canada.

D’ouvrage défensif qu’elle était à son origine, la Redoute du Cap-aux-Diamants est désormais vouée à la mise en valeur de notre patrimoine et à l’expression culturelle.

Le 15 juin dernier, nous procédions à la réouverture de la Salle de la Tente, qui retrouvait toute sa splendeur et l’originalité que lui octroient ses pans de tissu rayé de rouge et de blanc et qui lui donnent l’allure d’une tente.

Il n’existe apparemment que deux salles de ce type au monde, l’autre étant en Suède. Depuis sa construction à la fin du XIXe siècle, la nôtre a d’abord servi de court de tennis, puis de salle à manger et de réception aménagée par Lord et Lady Dufferin, reconstruite et décorée plus tard de façon permanente par Madame Sauvé, enfin de lieu de diffusion de notre culture et de mise en valeur des talents de chez nous, où nous accueillons nos compatriotes et des dignitaires du monde entier.

Et voilà que nous avons ce matin l’immense bonheur de voir s’achever les travaux de restauration des serres où, me dit-on, Lady Byng, au début du siècle dernier, passionnée d’horticulture, se réfugiait pour échapper aux rigueurs de l’hiver et en fleurir les courtes heures d’ensoleillement.

De même, Madame Vanier, à l’aube des années 60, consacra beaucoup de son temps et de son talent en ce lieu d’éclosion et de contemplation.

Pour sa part, Madame Léger, dans les années 70, aussi subjuguée par ce lieu enchanteur, a choisi d’y être représentée dans la toile que peignit d’elle l’artiste Joseph F. Plaskett et qu’on peut voir dans la Galerie des épouses et des époux de cette résidence officielle.

C’est donc avec bonheur que nous franchissons à nouveau le seuil de ces lieux remis à neuf et entretenus par la Commission de la Capitale nationale, et toujours aussi inspirant par la variété de ses plantes et la luxuriance de ses fleurs, qui servent à orner toutes les résidences officielles d’Ottawa.

Le parachèvement des travaux marque également, pour le personnel qui y travaille, et je les cite, « la fin d’une aventure palpitante, surtout en fonction de son objectif primordial : c’est-à-dire la réouverture de la serre tropicale, qui était fermée et inaccessible à la population depuis 2000 ».

Quel plaisir que de procéder aujourd’hui en leur compagnie à cette réouverture tant attendue et qui s’ajoute aux autres améliorations que Jean-Daniel et moi tenions à voir se réaliser dans ce lieu patrimonial, symbole de la fierté de toute la nation.

Par ailleurs, Marie-Éden m’en voudrait de ne pas le signaler, en cette serre tropicale, si vous ouvrez grands vos yeux, parmi les palmiers dont l’origine remonterait à l’ère préhistorique, vous risquez de voir apparaître des dinosaures!

Grand merci à celles et ceux qui ont travaillé sans relâche à la restauration de l’une des rares serres tropicales au pays.

Et longue vie à la serre, si étroitement et joliment associée à l’histoire de cette résidence, que nous laisserons bientôt plus belle qu’elle ne l’était en 2005.