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ARCHIVÉE: Dialogue jeunesse à St. John's

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Dialogue jeunesse à l’occasion de l’Année internationale de la jeunesse

St. John’s, le mercredi 18 août 2010

Comment allez-vous?

Je suis si heureuse d’être de retour à Terre-Neuve et d’autant plus ravie de pouvoir célébrer l’Année internationale de la jeunesse avec vous, les jeunes éléments dynamiques de St. John’s.

Il s’agit en fait du deuxième Dialogue jeunesse que je tiens au Canada pour souligner cette année internationale.

Pas plus tard que la semaine dernière, j’étais en compagnie de centaines de jeunes pour l’inauguration de l’Année internationale de la jeunesse, lors d’un forum tenu à Rideau Hall et d’une célébration sur la Colline du Parlement. Par leurs émouvants témoignages et leurs idées créatrices, les jeunes de la région de la capitale nationale ont persuadé des décideurs de les inclure en tant qu’intervenants majeurs à leurs efforts de planification visant l’amélioration de la région tout entière. Ce résultat m’a beaucoup plu.

C’est pourquoi je suis ravie que le premier ministre Williams ait décidé de se joindre à nous aujourd’hui, signe indéniable de l’importante place qu’occupent les jeunes dans cette province.

Aujourd’hui, si je suis avec vous ici à St. John’s, c’est parce que je crois en vous, vous les jeunes leaders qui représentez une panoplie de vibrantes organisations communautaires.

Je crois en vos paroles d’espoir.

Je crois en vos efforts en vue d’améliorer vos vies et le sort de vos communautés et de notre société.

Ainsi, j’aimerais en savoir davantage sur les façons dont les jeunes de Terre-Neuve-et-Labrador s’y prennent pour réaliser leurs aspirations et ce qu’ils font pour changer les choses dans leur milieu.

Au cours des cinq dernières années de mon mandat, j’ai traversé le Canada de long en large pour y rencontrer des jeunes qui, malgré des ressources très limitées, trouvent des solutions aux graves problèmes qui sévissent dans leurs communautés.

Que ce soit la pauvreté.

L’injustice.

Le sans-abrisme.

L’exclusion et la discrimination.

La durabilité de l’environnement.

Le crime et la violence.

Et j’en passe!

Les jeunes Canadiennes et Canadiens que j’ai rencontrés sont à l’avant-plan d’initiatives communautaires porteuses de changement.

Je sais par contre que les jeunes sont encore confrontés à des gens qui qualifient vos idées d’utopiques ou d’idéalistes – comme s’il n’était pas important d’avoir des idéaux. Oui, leurs critiques sont probablement alimentées par des préjugées et des idées fausses.

Or, je vous encourage à considérer ces accusations comme des compliments et à prouver à ces personnes qu’elles ont tort.

Quiconque a étudié de près les révolutions et les tournants décisifs dans l’histoire du monde sait que les jeunes ont toujours été des catalyseurs de changement.

Pensons à la révolution orange en Ukraine, à l’effondrement du mur de Berlin et même à l’élection du premier président afro‑américain des États-Unis d’Amérique – un incroyable exploit si l’on songe à l’esclavage et à la ségrégation raciale qui ont marqué le passé de ce pays.

En fin de compte, l’histoire nous apprend que les idéaux sont une source d’inspiration vitale.

Pour nous aider à rêver d’un monde meilleur et nous inciter à l’action, chacune et chacun à sa manière.

Ne vous laissez donc pas intimider.

Demeurez résolus à vous attaquer aux problèmes sociaux et tendez la main pour habiliter vos amis, d’autres jeunes, vos parents, le petit commerce au coin de la rue, et même les élus, de manière à ce qu’ils se joignent à vous pour réinventer votre communauté, réinventer notre société et réinventer le monde.

C’est une responsabilité collective.

Chacune et chacun a un rôle à jouer, les jeunes aussi.

Vos idées, vos points de vue, votre énergie, votre vision des choses, vos préoccupations, vos initiatives ont une grande valeur. Lorsque l’on donne aux jeunes le moyen d’agir, ce sont la communauté, la société, la nation, le pays qui en bénéficient.

Soyons clairs : vous les jeunes êtes également les leaders d’aujourd’hui, et c’est maintenant plus que jamais que nous devons vous inviter à la table de décision.

C’est la raison pour laquelle je veux valider vos initiatives jeunesse au moyen de la série « On se parle? » de mes Dialogues jeunesse, partout où je le peux.

Pour vous avoir vus à l’œuvre, je sais que vos efforts sont la promesse d’une société meilleure.

On dit qu’il faut une communauté pour élever un enfant.

Encore une fois, j’ajouterais qu’il faut la créativité des jeunes pour stimuler une société.

Je sais que vous avez ce qu’il faut, car je vous ai vus en action dans des galeries graffiti, des communautés autochtones, des centres parascolaires, des clubs de garçons et de filles, des studios d’enregistrement, des refuges pour jeunes sans abri, des écoles secondaires, des universités et même une prison.

Oui, j’ai bien dit une prison!

Parce que j’ai vu comment l’espoir peut être semé partout; c’est la raison pour laquelle je comprends pourquoi chacune et chacun a droit à une seconde chance.

Bien que mon mandat comme gouverneur général s’achève, il me tarde de continuer à travailler avec vous et avec les jeunes du pays tout entier, par le biais de ma nouvelle fondation, la Fondation Michaëlle Jean, dont le siège sera à Ottawa et qui aura pour mission d’habiliter des organismes jeunesse à travers le Canada.

Le thème de l’Année internationale de la jeunesse, le dialogue et la compréhension mutuelle, est prometteur. Il nous rappelle que nous avons la responsabilité individuelle et collective de régler les questions qui nous divisent et de miser sur les buts et les aspirations qui nous rassemblent.

La survie de l’humanité repose sur notre volonté de nous défaire de la mentalité du « chacun pour soi, chacun pour son clan » et de revenir à des valeurs plus collectives.

Il est temps pour l’humanité d’adopter une éthique de partage.

Et j’estime que les Nations Unies appliquent tout à fait ce principe.

À cet égard, rien de mieux que de se tourner vers les jeunes pour obtenir leurs conseils.

Chers amis, il est maintenant temps pour vous de faire preuve d’audace dans vos idées. Dans vos suggestions.

Le monde entier compte sur vous!

Et les responsables des politiques ainsi que les décideurs sont prêts à vous écouter.

Le temps est venu pour vous de vous exprimer!

Alors, ne ratez pas l’occasion.

La parole est à vous!