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ARCHIVÉE: Discussion table ronde avec des organisations non gouvernementales travaillant avec des femmes ukrainiennes

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Discussion table ronde avec des organisations
non gouvernementales travaillant avec des femmes
ukrainiennes – Le point de vue des femmes sur l’Ukraine

Lviv (Ukraine), le dimanche 26 avril 2009

J’ai la conviction profonde que les femmes du monde entier doivent être les unes pour les autres des sœurs, des alliées, des modèles et des sources d’inspiration.

Dans cet esprit, je suis heureuse que nous profitions de l’occasion qui nous est donnée pour ouvrir un dialogue constructif sur nos défis, nos réalisations et nos perspectives d’avenir.

Je me réjouis que des hommes participent à la discussion aujourd’hui. J’estime que la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes ne doit pas se faire contre eux, ni sans eux, mais avec eux.

Je me réjouis également que ce dialogue ait lieu ici, au Centre Salus. La lutte que vous menez contre le sida, notamment chez les jeunes femmes qui forment le groupe le plus vulnérable, est une lutte pour la vie.

Comme vous le savez peut-être, je suis une Canadienne qui a eu une enfance ailleurs. Ma mère a quitté un régime de terreur, où la violence et l’injustice étaient le lot quotidien, pour que ses filles puissent s’épanouir en toute liberté.

J’ai trouvé au Canada, où je me suis enracinée, un espace de liberté incomparable.

Et je me suis fait un devoir de défendre cette liberté avec vigilance.

Empêcher plus de la moitié de l’humanité d’accéder aux droits fondamentaux et de vivre en sécurité constitue pour moi l’un des plus grands scandales de notre temps.

Même dans nos sociétés démocratiques, l’égalité n’est pas gagnée pour les femmes.

Les femmes reçoivent encore un salaire moindre pour un travail équivalent à celui d’un homme.

Ce sont encore les femmes qui sont sous-représentées dans les instances décisionnelles.

Ce sont encore les femmes qui accomplissent le plus grand nombre d’heures de travail non rémunéré.

Ce sont encore les femmes qui sont les plus susceptibles de vivre dans la pauvreté et qui sont heurtées de plein fouet par la crise économique qui sévit actuellement.

Ce sont encore les femmes qui risquent le plus d’être agressées, dans l’intimité de leur foyer ou dans la rue.

Je le sais pour avoir été journaliste et avoir témoigné de ces réalités, notamment du trafic des femmes, un phénomène qui prend de l’ampleur à l’échelle de la planète.

Je le sais aussi pour avoir collaboré à mettre sur pied un réseau de refuges destinés aux femmes victimes de violence et pour les avoir accompagnées pendant près de dix ans.

Et la gouverneure générale que je suis est plus que jamais convaincue que les combats menés par les femmes pour le respect de leurs droits sont une affirmation de la dignité humaine et un chemin qui conduit vers la liberté.

Partout où je suis allée, d’un bout à l’autre du Canada, de divers pays d’Afrique au Brésil et dans d'autres pays d'Amérique latine en passant par l’Afghanistan, de la République tchèque à la Hongrie à la Slovaquie et à la France, je l’ai vu de mes yeux : l’avenir de nos communautés dépend des efforts déployés au quotidien par des femmes.

Je le dis souvent : donnez du pouvoir aux femmes, et vous verrez reculer l’analphabétisme, la pauvreté, la violence, la maladie. 

Je crois au pouvoir des femmes, à leur résilience, à leur esprit d’entraide et à leur volonté d’en finir avec les inégalités.

Je crois aussi que leur parole est porteuse d’avenir, surtout lorsqu’elle s’accorde à des gestes qui entraînent des changements profonds dans la société, comme c’est le cas des femmes engagées dans la société ukrainienne que nous avons réunies autour de cette table.

Je souhaite donc que la parole entre nous soit vive, généreuse, prometteuse.

Je suis impatiente de vous entendre.