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Nouvelles

7 exemples canadiens en santé mentale sur la scène internationale par Son Excellence madame Sharon Johnston

Le 5 octobre 2014

Afin de lutter moi aussi pour éliminer les préjugés associés à la maladie mentale, il fallait que j’approfondisse mes connaissances sur les moyens disponibles pour diagnostiquer et traiter cet enjeu de santé qui affecte un Canadien sur cinq. Puisque le savoir prend toute son utilité lorsqu’il est dispensé, je me suis donné comme but ultime de réunir les Canadiens à l’échelle du pays pour favoriser la transmission des pratiques novatrices et exemplaires que j’ai observées. Mon expérience a été extraordinaire. En cette Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, j’aimerais vous faire part de ce que j’ai appris. 

Ces quatre dernières années, j’ai rencontré des gens aux prises avec des problèmes de santé mentale et d’autres qui travaillent dans le domaine de la santé mentale. Les obstacles quotidiens que rencontrent les personnes ayant une maladie mentale ont été au cœur de nos conversations. J’ai visité de nombreux organismes au Canada et j’ai été surprise par les dizaines de pratiques novatrices qui visent à améliorer la vie de ceux qui souffrent d’une maladie mentale : des programmes novateurs pour les jeunes à risque, des services d’intervention dans les collectivités rurales, des soins de santé conçus pour les Autochtones et beaucoup d’autres mesures ciblant des besoins particuliers en santé mentale au pays. 

J’ai été impressionnée par des organismes tels que la UNITY Charity, qui a permis à 80 000 jeunes de se prendre en charge par l’entremise de programmes d’expression artistique comme la création parlée et le hip-hop, qui est si populaire. 

Le programme Rise Asset Development, fondé par Sandra Rotman, a aidé des jeunes ayant des problèmes physiques et de santé mentale à acquérir des compétences en gestion d’entreprise. Le Causeway Work Centre a bénéficié de ce programme également. 

J’ai été inspirée par Le Mûrier, à Montréal, et par le programme Cuisinons ensemble, qui améliore la vie quotidienne de personnes ayant une maladie mentale en leur montrant comment prévoir leurs repas, acheter les ingrédients nécessaires à leur préparation et les cuisiner. 

Le collier que je portais pour la fête du Canada cette année a été dessiné et conçu par Audrey, une dame au passé chaotique qui administre aujourd’hui le programme re:Purpose, sous la gouverne d’Opération rentrer au foyer. Cet organisme comprend quatre autres entreprises sociales, à savoir BottleWorks, FarmWorks, BeadsWork et Buy Your Beau’s Online. 

Lorsque je suis retournée chez moi, à Sault Ste. Marie, j’ai été accueillie à bras ouverts par les responsables du centre de services aux familles d’Algoma et j’ai été étonnée par leur modèle de prestation intégrée et par leur détermination à aider chaque personne, SANS exception. Plusieurs communautés ontariennes ont depuis adopté le modèle d’Algoma. 

À Québec, lors de ma visite au Pavois, j’ai découvert un programme élargi pour les personnes qui entendent des voix, qui a récemment été repris dans d’autres pays. 

À Toronto, Hinck-Dellcrest fournit des services d’intervention remarquables aux enfants ayant des maladies mentales graves et aide les familles à mieux interagir. Le programme de l’organisme a été traduit en 35 langues! 

J’ai été ravie d’apprendre que sept des organisations parmi celles que j’ai visitées ces quatre dernières années feront partie du Mental Health Innovation Network (MHIN), une communauté globale regroupant des innovateurs et des chercheurs qui échangent des idées afin d’améliorer la vie des gens ayant des troubles mentaux. Ce réseau reçoit l’appui de Grands Défis Canada, un organisme qui appuie des idées audacieuses qui ont eu un impact majeur, notamment en santé mentale. 

Les dirigeants et les employés des organisations que j’ai visitées font tous preuve d’un dévouement, d’un professionnalisme et d’une passion remarquables. Je ne les remercierai jamais assez de m’avoir permis de partager un moment de leur vie et de m’avoir laissé entrevoir le travail merveilleux qu’ils accomplissent. Ce qu’ils ont appris sera dorénavant communiqué à un réseau de chercheurs et de praticiens d’autres pays. En transmettant nos connaissances aux autres, nous améliorons la vie de ceux qui nous sont chers. Après tout, n’est-ce pas ainsi que nous contribuons à l’édification d’un monde meilleur?

Sharon Johnston