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Nouvelles

La philanthropie à l’honneur

le 10 septembre 2013

Récemment, j’ai eu l’occasion de m’adresser à la toute première cohorte du nouveau programme de maîtrise en philanthropie et leadership dans le secteur à but non lucratif de l’Université Carleton, ainsi qu’à des gens qui appuient ce programme. Il ne faudrait pas sous-estimer la valeur de ce diplôme, le tout premier du genre au Canada. 

Les universités ont toujours été axées vers l’avenir, suivant et anticipant les changements sociaux, préparant les étudiants à vivre, travailler et prospérer dans une nouvelle réalité. Bien que la philanthropie existe depuis plusieurs siècles, sous une forme ou une autre, elle a sans cesse évolué pour répondre aux besoins de l’époque. 

Il nous incombe d’évoluer avec elle.

À mesure que le nombre d’étudiants inscrits au programme de maîtrise augmentera, ils puiseront dans l’éducation et l’expérience pratique pour devenir les dirigeants dont le secteur philanthropique a besoin. Ils seront à même de réagir aux tendances, mais aussi de les créer. Ils modifieront le visage changeant de la philanthropie. 

À cet égard, les considérations sont nombreuses. 

En tant que gouverneur général, j’ai échangé avec de nombreux Canadiens : ceux qui ont remporté du succès, ceux qui ont connu des difficultés, et bien d’autres. Durant mes conversations, j’ai été ému de constater que, peu importe leurs circonstances, les gens veulent redonner à la société. Ils ont des idéaux, des buts et une vision. Ils ont de la passion et de l’énergie, et ils désirent édifier un pays où il fait bon vivre. 

Les Canadiens sont unis par leurs convictions : aider les autres, donner généreusement de leur temps et leurs talents, sans oublier leurs ressources, et renforcer leur pays. 

Malgré tous les progrès accomplis, nous avons encore des défis à relever. Il reste de graves problèmes sociaux et sociétaux à régler, comme la pauvreté et la maladie mentale. 

Le Canada et le secteur philanthropique ont besoin des dirigeants actuels et en devenir du secteur tertiaire, y compris les futurs diplômés de ce programme — de gens déterminés à explorer les problèmes communautaires et à trouver des solutions. 

Comme l’a écrit Zoltan J. Acs, professeur à l’Université George Mason, aux États-Unis, dans son ouvrage Why Philanthropy Matters, la philanthropie s’inscrit dans un contrat social implicite qui nourrit et revitalise la société en permanence. 

En tant que membres de la communauté philanthropique, les étudiants et les dirigeants communautaires ont une réelle contribution à apporter au renforcement et à la revitalisation du contrat, pour leur bien et celui des autres. Ils ont en outre l’importante responsabilité de le maintenir afin que nous puissions améliorer le monde qui nous entoure. 

Laissez-moi illustrer cette responsabilité. Les philanthropes sont de plus en plus portés à parler de l’incidence de leurs dons. Ils veulent que leurs contributions aient une signification et des effets à long terme. Ils souhaitent que leur investissement dans le changement social produise des retombées. 

Et ils s’attendent à ce que les dirigeants du secteur philanthropique et d’organisations à but non lucratif dépensent de manière réfléchie, fassent preuve d’innovation et laissent un impact mesurable. 

Voilà pourquoi le professionnalisme et l’éthique comptent parmi les éléments fondamentaux que les étudiants devront assimiler durant ce programme, puis respecter rigoureusement dans l’exercice de leur profession. 

Ils jouent un rôle important et doivent garantir le respect de normes strictes. Cet engagement ne peut être pris à la légère, mais il en vaut véritablement l’effort. 

Les étudiants inscrits à ce programme entreprennent un long parcours qui, bien que semé d’embûches, s’avérera très gratifiant. 

C’est en travaillant ensemble que nous créerons un Canada où chacun de nous prospérera. Il ne s’agit pas d’un concept abstrait, car je l’ai vu de mes propres yeux. 

Je souhaite la meilleure des chances à la première cohorte de ce programme de maîtrise. Je tiens aussi à remercier l’Université Carleton d’avoir conçu un programme qui offre aux Canadiens la chance de devenir les dirigeants dont le secteur philanthropique et les organisations sans but lucratif ont besoin.

David Johnston