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Nouvelles

Cérémonie d’investiture de l’Ordre du Canada

Rideau Hall, le vendredi 28 septembre 2012

 

Je suis ravi de vous recevoir à Rideau Hall, aujourd’hui, en cette occasion très spéciale.

L’un des grands privilèges que me confère mon rôle de gouverneur général est de pouvoir rendre hommage à des Canadiennes et des Canadiens extraordinaires pour la contribution qu’ils ont apportée au pays.

Ainsi, j’ai remis, la semaine dernière, des distinctions honorifiques pour la bravoure, pour l’entraide, pour la vaillance militaire et pour les services policiers lors d’une cérémonie particulière à la Citadelle de Québec.

Durant cette cérémonie, j’ai cité les paroles suivantes de sir Wilfrid Laurier :

« Lorsque je fermerai les yeux, je voudrais que ce soit sur un Canada uni dans tous ses éléments, chacun nourrissant ensemble de plus grands espoirs encore pour l'avenir. »

J’aimerais m’attarder un peu sur les « plus grands espoirs » dont Laurier parlait, car je sais que, tout comme lui, chacune et chacun de vous caressez également les mêmes espoirs pour le Canada.

En tant que membres, officiers et compagnons de l’Ordre du Canada, vous désirez « un pays meilleur », et votre désir est alimenté par l’espoir et l’optimisme. 

Pour Laurier, ce sentiment d’espoir se manifestait par des procédés harmonieux tels le dialogue, la patience, le respect et le  compromis.

Cela ne signifie pas pour autant que Laurier manquait de vision pour le Canada ou la volonté et la capacité de lutter pour concrétiser sa vision. Cela signifie tout simplement que, pour lui, des procédés harmonieux, qu’il appelait « sunny ways » étaient un ingrédient essentiel au succès du Canada.

Comme l’a écrit André Pratte, le biographe de Laurier :

« Si le Canada existe encore aujourd’hui, c’est parce qu’il s’est toujours trouvé des Canadiens pour croire que Laurier avait raison, que le compromis n’est ni reddition ni lâcheté, mais audace et courage. »

Lorsque je songe aux grandes réalisations qui vous ont amenés à joindre les rangs de l’Ordre du Canada, je reconnais le même mélange de conviction et de coopération qui a toujours été au cœur du succès de notre pays.

Vous avez contribué, de tant de merveilleuses et remarquables manières, au mieux-être de vos collectivités, de notre pays et du reste du monde.

Vous y avez réussi en sachant bien équilibrer votre vision personnelle et la collaboration avec autrui.

Et, disons-le, vous y avez réussi à force de travail, bref, en retroussant vos manches et en vous attelant à la tâche.

Chacune et chacun de vous comprenez que, finalement, il n’y a pas de succès individuel s’il n’y a pas de succès commun et que rien ne vaut le travail en collaboration.

C’est la raison pour laquelle je suis si heureux de vous conférer cette distinction honorifique et que je nourris de si grands espoirs pour un Canada averti et bienveillant.

Merci.