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ARCHIVÉE: Visite avec la Fondation communautaire de Terre-Neuve-et-Labrador

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St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador), le jeudi 23 juin 2011

 

Merci de ces mots aimables. Mon épouse, Sharon, et moi-même sommes très heureux d’être parmi vous aujourd’hui.

Il est très important pour moi de rendre service à la collectivité. Et je suis convaincu que, comme moi, vous conviendrez que cela commence chez soi. C’est ainsi que nous pouvons défendre des causes au sein même de notre collectivité. Nous pouvons aussi enseigner à nos enfants l’importance de contribuer à la société. Nous pouvons prêcher par l’exemple, en montrant qu’il ne suffit pas de parler des problèmes de nos collectivités, mais qu’il faut aussi relever les manches et s’attacher, par une action concrète, à y remédier.

En 2017, le Canada célébrera son 150e anniversaire. À l’approche de ce tour, j’invite les Canadiens à imaginer le pays dans lequel ils souhaitent vivre. Comment allons-nous nous y prendre?

Premièrement, j’estime qu’il faut revenir à l’essentiel. Le premier principe qui doit régir l’action communautaire, c’est la volonté d’agir.

Pour cela, nous devons dégager les points communs qui unissent tous les Canadiens, quel que soit l’endroit où ils vivent, la langue qu’ils parlent ou les enjeux particuliers auxquels ils sont confrontés. Quelles que soient les différences entre nous, nous sommes tous des Canadiens.

Nous devons renforcer la confiance entre nos fondations et la population au profit de laquelle nous œuvrons. Il s’agit aussi d’informer les Canadiens sur les communautés dont ils font partie, pour les amener à aider les fondations à réaliser leurs objectifs et à atteindre leurs buts.

De même, nous devons toujours nous rappeler de l’objectif premier de notre action : aimer notre prochain comme nous-mêmes. Il faut appliquer la définition que Saint‑Augustin donne de l’amour, lorsqu’il écrit : « Il a des mains pour aider l’autre. Il a des pieds pour courir vers les pauvres. Il a des yeux pour voir la misère et le dénuement. Il a des oreilles pour entendre les soupirs et les peines des hommes. »

Deuxièmement, nous devons évaluer les outils à notre disposition pour atteindre nos objectifs et accomplir notre travail.

Il est évident que la technologie en fait partie. Elle rapproche les différentes régions du pays, en éliminant les obstacles que les Canadiens des régions éloignées et du Nord ont dû surmonter pendant la plus grande partie de notre histoire. Grâce à la technologie, aucune communauté ni aucun Canadien ne sont désormais contraints de vivre dans l’isolement.

Permettez-moi de vous en donner un exemple. En février, Sharon et moi-même avons eu le privilège de visiter le Yukon. L’itinéraire initial prévoyait un arrêt à Old Crow, le village situé le plus au Nord. Toutefois, après l’annulation de notre visite, en raison du mauvais temps, nous avons vite compris qu’il n’était pas facile d’y accéder.

Qu’à cela ne tienne, grâce à la technologie, Sharon et moi-même avons pu, malgré le mauvais temps, converser avec des étudiants et des enseignants du village d’Old Crow dans le cadre d’une vidéoconférence. Il s’agissait, en quelque sorte, d’une visite virtuelle. Sans cela, nous n’aurions jamais pu prendre connaissance de la contribution remarquable des habitants d’Old Crow à la vie de leur collectivité, et de notre pays.

Les indices socioéconomiques et environnementaux s’avèrent également extrêmement utiles. Je n’en citerai qu’un seul exemple. L’Indice canadien du mieux-être, tel qu’il est mesuré à l’Université de Waterloo, vise à améliorer les conditions de vie des Canadiens en cernant les principaux facteurs qui influent sur notre qualité de vie. Les fondations communautaires disposent ainsi d’un outil efficace pour agir, qui mesure l’engagement démocratique, la scolarisation et la santé des Canadiens, y compris le dynamisme de leurs milieux de vie.

Troisièmement, nous devons agir, notamment en tablant sur le potentiel de nos communautés, en remédiant à leurs déficiences et en comblant leurs lacunes.

J’espère que mon épouse et moi ferons tout en notre pouvoir, durant mon mandat comme gouverneur général, pour aider le Canada à devenir un pays à la fois plus averti et plus bienveillant. Partout où nous irons, nous inviterons les gens et les organismes à œuvrer en partenariat avec nous en focalisant sur mes trois piliers, lesquels, j’en suis convaincu, jouent tous un rôle crucial dans l’épanouissement de nos communautés.

Il s’agit, entre autres objectifs, d’aider les familles et les enfants à assurer la continuité au sein de leur communauté.

Il faut aussi renforcer l’éducation et l’innovation pour créer un savoir communautaire. Enfin, il convient de promouvoir la philanthropie et l’innovation à l’appui du développement communautaire.

Nous devons nous réjouir que les Canadiens se soucient du bien-être des autres. Depuis que William Alloway a fait le premier don de 100 000 $ pour créer une fondation communautaire à Winnipeg, en 1921, les Canadiens continuent à œuvrer et à donner au profit de la collectivité, et cette tradition ne cesse de se perpétuer.

En effet, chaque année, 12 millions de Canadiens consacrent plus de 2 milliards d’heures au bénévolat. J’ai bien dit 2 milliards d’heures! Dans des banques d’alimentation et des centres d’hébergement, dans des hôpitaux et des centres communautaires, dans des organisations de jeunes et des maisons pour personnes âgées, des Canadiens de tous âges font preuve de générosité d’une multitude de façons.

En 2010, les fondations communautaires du Canada ont reçu 259 millions de dollars en nouveaux dons, soit 194 millions de dollars de plus que l’année précédente. L’année dernière seulement, les avoirs conjugués des fondations communautaires du Canada s’élevaient à 3 milliards de dollars.

Toutefois, non seulement nous pouvons, mais nous devons, faire plus. Nous devons continuer à amener les Canadiens à se soucier davantage des autres, et à répondre aux besoins de leurs collectivités, et cela tous les jours de l’année.

Nous devons veiller à l’émancipation des fondations communautaires, de façon à ce qu’elles mènent une action encore plus judicieuse, qui mette à contribution des approches et des technologies novatrices, comme les médias sociaux, pour diffuser leur message et amener les Canadiens à participer.

À l’approche de 2017, nous devons aussi inviter les Canadiens et les organisations dont ils font partie à continuer de fixer des objectifs et des priorités pour nos collectivités, nos provinces et notre pays.

Au nom de tous les Canadiens, je tiens à vous saluer, à vous féliciter et à vous remercier pour la contribution utile que vous apportez dans toute Terre‑Neuve‑et‑Labrador. Je sais également que, au lieu de vous reposer sur vos lauriers, vous êtes déterminés à apporter une contribution encore plus grande à notre pays.

Après tout, comme tous les Canadiens, les gens de Terre‑Neuve‑et‑Labrador ont imaginé ce que pourrait être notre pays, puis ils ont veillé à ce que cette vision devienne réalité. Ils ont envisagé de nouvelles possibilités et ils ont entrepris de les concrétiser. Ensemble, ils ont donné vie à ce que George Bernard Shaw entendait en disant : « Certains regardent les choses comme elles sont et demandent pourquoi. Nous rêvons aux choses comme elles devraient être, et demandons pourquoi pas? »

Merci.