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ARCHIVÉE: Réception pour les nouveaux chefs de mission diplomatique du Canada

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Réception pour les nouveaux chefs de mission diplomatique du Canada

Rideau Hall, le vendredi 11 juin 2010

C’est une tradition ici, à Rideau Hall, que de recevoir au printemps les nouveaux chefs de missions diplomatiques canadiens, et c’est toujours avec beaucoup de joie que mon mari Jean-Daniel Lafond et moi-même marquons avec vous le coup d’envoi de cette nouvelle étape dans votre carrière.

Au cours de mon mandat à titre de gouverneure générale du Canada, j’aurai effectué, le plus souvent avec l’appui de Jean-Daniel, trente-six missions à l’étranger, c’est-à-dire de nombreuses visites d’État, visites officielles et visites de travail.  

Et à cette nomenclature vient s’ajouter, pour reprendre le langage des Affaires étrangères, une nouvelle catégorie, la visite « d’amitié », que nous entreprendrons en Chine, Jean-Daniel et moi, accompagnés d’une très « amicale » délégation, pour célébrer 40 années de relations diplomatiques avec ce pays, des liens et des alliances historiques, et pour contempler l’horizon de tous les possibles dans les années à venir.

Lors de ces visites, il m’a été donné de m’entretenir avec des chefs d’État afin de faire progresser certains dossiers et d’aborder des enjeux qui nécessitent une approche concertée.

Mais j’estime que la diplomatie ne doit pas s’exercer exclusivement au plus haut niveau des instances décisionnelles.

Elle doit aussi avoir une résonnance dans la société civile. De plus, elle doit être créative et en prendre le risque.

C’est pourquoi Jean-Daniel et moi avons tenu chaque fois à aller à la rencontre des femmes, des hommes, des jeunes qui sont le cœur battant des pays que nous avons traversés.

Nous nous sommes mis à l’écoute des représentants des milieux associatifs, académiques et culturels dans chaque pays, comme nous aimons à le faire ici, au Canada.

Nous avons pris le temps d’échanger avec celles et ceux qui créent, celles et ceux qui font en sorte que les choses adviennent, que les idées se répandent et circulent, que les conflits se règlent, que la pauvreté et la maladie reculent, que les droits sont respectés, que la démocratie progresse, que l’espoir renaisse.

Nous sommes allés, bien souvent, là où les décideurs de ces pays ne s’attendaient pas à ce que nous allions. Ce qui a parfois donné lieu à des moments d’étonnement et toujours à d’heureux rapprochements.

Comme vous le savez, à chacune des visites et des missions à l’étranger, une délégation nous accompagnait.

Des personnes choisies en fonction non seulement de ce qu’elles apportaient avec elles, de leur champ d’action, de leur capacité à refléter nos valeurs et nos perspectives canadiennes, de même que la richesse de notre diversité, mais aussi des liens que nous souhaitons établir de peuple à peuple avec les pays où nous nous sommes rendus.

Nous avons pratiqué ce que nous appelons, mon mari et moi, une diplomatie à échelle humaine, à échelle citoyenne, une diplomatie de proximité, dans l’espoir de créer des solidarités, d’engendrer de nouvelles idées, de nouveaux projets, dans l’espoir, en somme, de multiplier les occasions de partage.

Cette diplomatie de proximité a le mérite de multiplier et d’élargir le champ des perspectives et des points de vue qui méritent d’être entendus et d’être recueillis.

Sachez que le succès de ces visites, nous le devons pour une large part à l’excellence des missions canadiennes à l’étranger, à leur volonté de servir et à leur sens du devoir, à leur connaissance des pays où elles œuvrent, de leurs cultures, de leurs traditions et des visions différentes dont elles sont porteuses, de même qu’aux collaborations fructueuses qu’elles ont su nouer.

Nous le devons aussi à la grande complicité que nous avons développée avec les équipes et les directions des Affaires étrangères, ici même, à Ottawa.

J’en profite pour les remercier – pour vous remercier – infiniment.

C’est le plus souvent par vous, par les voies diplomatiques que vous privilégiez, et grâce à votre travail sur le terrain, que les pays parviennent à trouver des solutions politiques durables, à multiplier les occasions de prospérité et à éliminer les causes de conflits.

En ce sens, votre rôle est capital.

Il y va des relations que le Canada entretient avec les peuples du monde et qui peuvent faire toute la différence, alors que nous connaissons une ouverture sans précédent à l’échelle planétaire et qu’il importe d’en arriver à des solutions communes aux enjeux qui nous concernent toutes et tous.

Il y va aussi de notre rayonnement dans le concert des nations.

À votre tour, chers amis, de prendre les routes du monde pour nous représenter à l’étranger.

Et que tous nos vœux de succès vous accompagnent.