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Nouvelles

Réception pour la délégation canadienne au pays à l’occasion du 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy

Rideau Hall, le jeudi 6 avril 2017

 

Au centre du Mémorial de Vimy, en France, sous les imposants pylônes jumeaux qui s’élèvent vers les cieux, se tient une femme en pleurs.

Elle a été sculptée à même un bloc de calcaire de 30 tonnes, le plus large du monument.

Appelée Le Canada en deuil, elle est mieux connue sous le nom de « Mère Canada ».

Elle incarne la perte de ses fils, la tragédie de la guerre et les sacrifices formidables que les Canadiens ont faits chez eux.

Rares sont les familles qui ont été épargnées par la guerre, durant laquelle 66 000 Canadiens ont péri.

Ce soir, mon épouse, Sharon, et moi aurons l’honneur de nous rendre en France pour souligner le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy.

Pendant ce temps, vous tous soulignerez cette occasion solennelle ici, chez nous.

Il est important de le faire.

Aujourd’hui, il ne reste aucun vétéran de la Première Guerre mondiale.

Cela veut dire une chose, par-dessus tout :

Il nous incombe de nous souvenir de cette guerre et de rendre hommage aux vétérans de Vimy.

C’est notre devoir solennel.

Nous devons nous souvenir de Vimy, chez nous et en France.

Comme « Mère Canada » nous le rappelle, la guerre a été livrée et ressentie des deux côtés de l’Atlantique.

La bataille de la crête de Vimy a été un moment marquant dans l’évolution du Canada. Je vous suis reconnaissant de faire votre devoir de mémoire et d’être ici aujourd’hui, à Rideau Hall.

Comme une bonne partie du Canada, Rideau Hall est imprégné de l’histoire de la crête de Vimy.

De 1921 à 1926, lord Byng a vécu et travaillé au Canada, en tant que 12e gouverneur général. Sur son portrait officiel, exposé ici dans la Salle de la Tente, il porte l’habit militaire.

Bien entendu, Byng était commandant du Corps canadien à Vimy. Après la guerre, il a pris le titre de baron Byng de Vimy.

Comme le raconte Tim Cook dans sa nouvelle histoire sur la crête de Vimy :

« De vieux soldats visitaient Byng à Rideau Hall, et il parlait de ses souvenirs du Corps canadien partout sur son passage. Il était l’incarnation même de la réussite des Canadiens sous son commandement, sur le front occidental. » [traduction]

Durant ses visites au Canada en tant que gouverneur général, Byng était reçu chaleureusement par les hommes qu’il avait dirigés.

Cette convivialité entre Byng et les militaires résultait de la grande confiance accordée aux militaires subalternes à Vimy, comparativement à d’autres batailles.

Par exemple, Cook raconte que 40 000 cartes avaient été remises à des soldats pour les aider à bien connaître les routes qu’ils allaient emprunter.

Le quartier général de Byng était beaucoup plus porté à disséminer l’information que les autres formations britanniques. C’est l’une des innovations canadiennes en matière de planification et d’exécution qui a conduit à la victoire sur le champ de bataille.

Cela reflète aussi la nature égalitaire du Canada. À cet égard, on peut dire que le succès remporté à Vimy était inspiré de notre société unique.

Un siècle plus tard, alors que nous commémorons cette bataille, rappelons-nous ces détails et réfléchissons aux leçons qu’elle nous a enseignées.

Nous devons à ces soldats, à leurs familles et à leurs proches d’apprendre de leurs expériences de guerre.

Pour nous, ils se sont battus et ils sont morts. Pour nous, ils ont fait des sacrifices que nous peinons à imaginer. Afin de leur rendre hommage, nous planterons deux chênes sur le domaine de Rideau Hall. Ce sont des descendants de chênes de Vimy, qui ont été détruits sur le champ de bataille, il y a cent ans.

Merci d’honorer la mémoire de ceux qui ont servi et de participer aux cérémonies organisées au pays. En tant que commandant en chef du Canada et comme Canadien, je vous en suis pleinement reconnaissant.