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Nouvelles

Cérémonie protocolaire du Traité no 4

Fort Qu’Appelle (Saskatchewan), le mardi 13 septembre 2016

 

D’abord, je tiens à reconnaître que nous nous trouvons sur le territoire visé par le Traité no 4. J’aimerais aussi remercier les Premières Nations signataires du Traité no 4, au Manitoba et en Saskatchewan, de m’avoir invité à me joindre à elles pour l’occasion.

Je suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui.

C’est un honneur d’être ici pour commémorer la signature du Traité no 4,

parce que dans ce pays,

nous sommes tous visés par les traités.

Et, pour reprendre le langage des traités, nous le resterons,

tant et aussi longtemps que brillera le soleil, que poussera l’herbe et que couleront les rivières. »

Aujourd’hui, nous ne soulignons pas seulement un anniversaire.

Oui, le Traité no 4 a été signé près d’ici il y a 142 ans, mais ce n’est pas pour ça qu’il est entré dans l’histoire.

Comme vous le savez,

les traités sont des documents évolutifs.

Ils sont axés sur l’avenir.

Ils comptent pour chacun de nous, parce qu’ils sont au cœur de la relation entre les Canadiens autochtones et non autochtones.

Le Traité no 4 est essentiel à la relation entre la Couronne et les Premières Nations que vous représentez.

Notre relation découle de ce traité et,

aujourd’hui, nous avons la chance de la consolider et de la raviver.

On pourrait dire de même de la possibilité qui s’offre maintenant aux Canadiens et qui se résume en un mot :

réconciliation.

Mais, comme vous le savez, la réconciliation exige du courage.

C’est un appel à l’action.

Malgré leur importance, les paroles prononcées et les gestes d’amitié posés durant les cérémonies comme celle-ci ne sont pas suffisants.

Alors, quel est le rôle d’un gouverneur général dans la relation découlant des traités?

Selon moi, il faut écouter, apprendre et célébrer.

C’est ce que j’entends faire aujourd’hui.

Je souhaite écouter,

en apprendre sur votre vision de l’esprit et l’intention du Traité no 4,

et célébrer ce traité important.

J’ai également un rôle de témoin à jouer.

Comme vous le savez peut-être, mon épouse, Sharon, et moi sommes des témoins honoraires de la Commission de vérité et réconciliation.

Pour nous, c’est une responsabilité solennelle et un grand honneur.

Nous avons pris conscience de la souffrance vécue dans les pensionnats indiens.

Et nous avons été inspirés par la bravoure des survivants et de leurs descendants, tout au long de leur difficile parcours de guérison.

Je tiens à remercier les survivants qui sont ici aujourd’hui.

Merci de votre courage.

En songeant à ce que j’ai appris en tant que témoin honoraire, j’ai compris que notre pays avait besoin d’un nouveau récit.

D’une nouvelle histoire.

Nous devons remplacer l’histoire de destruction et de paternalisme qui a causé tant de souffrance et de douleur à de nombreuses personnes,

et qui a fait un grand tort au Canada.

Une histoire ne se limite pas à des mots.

Elle peut nous aider à repenser notre relation et à prendre les mesures qui mèneront au changement —

des mesures qui sont fidèles à notre histoire.

À force de me renseigner sur cette histoire,

de l’écouter,

je me rends compte que ce n’est pas d’une nouvelle histoire dont nous avons besoin, mais d’une très vieille histoire.

Celle que l’on raconte dans les traités, y compris le Traité no 4.

C’est l’histoire d’un partenariat équilibré, réciproque et respectueux.

Cette histoire ancestrale précède le Canada et remonte au moins à la Proclamation royale de 1763, qui a jeté les bases de tous les traités.

L’an prochain, nous soulignerons le 150e anniversaire du Canada. Toutefois, comme nous le rappelait la Commission royale sur les peuples autochtones, il y a 25 ans :

C’est avec les Premières nations que fut négociée la première forme d’entente confédérative.

Cette entente reconnaissait que nous devons travailler ensemble afin de survivre et de prospérer sur notre territoire vaste et difficile.

C’est ainsi que certaines vérités fondamentales ont commencé à s’inscrire dans la législation :

Nous sommes tous ici pour rester.

Nous nous portons mieux lorsque nous travaillons en partenariat.

C’est pourquoi nous n’avons pas besoin d’une nouvelle histoire.

Nous avons une histoire ancestrale qui est racontée dans les traités,

comme le Traité no 4.

Merci encore de m’avoir invité à cette commémoration.

Et merci de m’avoir permis à mon tour de raconter l’histoire du Canada.

Gichii Miigwetch.