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Nouvelles

Allocution prononcée à l’Université de Californie à Berkeley – La diplomatie du savoir : les échanges en innovation au-delà des frontières (San Francisco, Californie)

San Francisco (Californie), le mercredi 30 avril 2014

 

Merci de votre accueil chaleureux. Je suis ravi d’être parmi vous.

Je tiens également à remercier M. Robert Birgeneau, ancien recteur de l’université et éminent scientifique canadien, pour cette aimable présentation, ainsi que Mme Irene Bloemraad pour son mot de bienvenue et son leadership au Programme d’études canadiennes ici, à Berkeley.

Vous avez tous deux redoré le blason de cet établissement ainsi que celui du Canada. Je suis réellement impressionné par l’influence que vous avez ici, en Californie.

J’aimerais d’abord vous offrir mes salutations et mes meilleurs vœux, au nom de tous les Canadiens. C’est un honneur d’être le premier gouverneur général du Canada à visiter la Californie et d’avoir l’occasion de parler aux membres du corps professoral, aux étudiants et aux employés de cet établissement d’enseignement remarquable.

Ceux qui connaissent le système de monarchie constitutionnelle du Canada savent qu’en tant que gouverneur général, je représente Sa Majesté la Reine au Canada et je m’acquitte d’une gamme de responsabilités constitutionnelles en son nom.

Un des grands privilèges de ma fonction est de représenter le Canada à l’étranger dans le cadre de visites comme celle-ci, afin de tisser des liens entre les Canadiens et le reste du monde.

C’est un grand honneur pour moi d’être ici avec vous dans la légendaire bibliothèque Doe.

Je comprends que la présence d’Athéna, déesse grecque de la sagesse, au-dessus de l’entrée, symbolise l’objectif que s’est donné Berkeley d’être « l’Athènes de l’Ouest ».

Votre ambition m’émerveille. Car, comme on le dit si bien au hockey, tous les tirs que nous n’effectuons pas sont des tirs manqués. Pourquoi ne pas viser haut alors?

Je fais souvent allusion au fait que le Canada pourrait représenter la « nouvelle Athènes » de la « nouvelle Rome » du monde, en tant que nation qui exporte des idées, du savoir, des valeurs démocratiques, des innovations et du talent, et qui accueille aussi avec enthousiasme les contributions et les idées venues d’au-delà de ses frontières.

Les questions à régler ne manquent pas tandis que nous aspirons à devenir des centres d’apprentissage et d’innovation, et que nous nous demandons pourquoi certaines nations réussissent alors que d’autres échouent.

Comment pouvons-nous favoriser tout à la fois l’excellence et l’égalité des chances en éducation?

Comment travailler ensemble pour accroître nos connaissances communes, notre prospérité et notre résilience à l’égard de problèmes complexes?

Comment contribuer à édifier des sociétés averties et bienveillantes dans un univers mondialisé qui évolue rapidement?

Aujourd’hui, j’aimerais faire trois choses en m’adressant à vous, afin de donner mon point de vue bien canadien sur les questions que nous nous posons ainsi que sur l’excellent travail que vous accomplissez à Berkeley.

Tout d’abord, je désire insister sur l’importance de la pratique de ce que j’appelle « la diplomatie du savoir », soit notre capacité et notre volonté de diffuser notre apprentissage entre disciplines et au-delà des frontières.

En outre, j’aimerais vous faire part de quelques exemples pour illustrer pourquoi je crois que le Canada est un bon partenaire en apprentissage et en innovation. Malgré la collaboration remarquable qui existe entre les établissements et les chercheurs canadiens et californiens, je crois qu’il est possible d’accomplir de plus grandes choses.

Enfin, l’autre chose à laquelle je tiens aujourd’hui, c’est de voir à ce que mon allocution demeure brève, pour que nous puissions rapidement engager la conversation et tous apprendre les uns des autres.

Comme ma grand-mère le disait : « Lève-toi pour qu’on te voie, parle fort pour qu’on t’entende et assieds-toi pour qu’on t’apprécie! » Certains conseils sont intemporels.

Permettez-moi d’abord de vous demander pourquoi l’apprentissage et l’échange d’information et d’expériences sont si importants de nos jours. Pourquoi devons-nous pratiquer la diplomatie du savoir?

Je répondrai en vous présentant cinq courts points.

Premièrement, dans notre société moderne mondialisée, le bien-être des nations est de plus en plus défini par la capacité à développer et à enrichir le savoir. En d’autres mots, le savoir — contrairement à la puissance militaire ou au produit intérieur brut — est la nouvelle monnaie d’échange et la clé du succès.

Deuxièmement, l’information n’a jamais été aussi omniprésente et facile à échanger. La diplomatie du savoir permet on ne peut mieux d’établir des relations avec les gens et de favoriser l’harmonie dans un monde interconnecté.

Troisièmement, en raison de la rapidité et de la facilité des communications de nos jours, le monde change à une vitesse inouïe. Nous vivons à une ère de transformations rapides, empreinte de risques et de possibilités à l’échelle planétaire, ce qui nous oblige sans cesse à nous fier à l’expérience pour nous y retrouver dans les changements et faire des choix éclairés.

Ce qui m’amène à mon quatrième point : le fait d’échanger et de mettre à l’essai certaines idées permet de les améliorer. J’ai souvent recours à l’image de la bougie qui brûle, une image qu’utilisait Jefferson, pour illustrer l’importance de la collaboration.

La bougie est non seulement un symbole d’illumination, mais également de transmission du savoir d’une personne à une autre et d’un pays à un autre. Lorsque vous allumez votre bougie à partir de la mienne, la lumière de ma bougie ne diminue pas pour autant. Au contraire, elle devient plus vive. L’échange de connaissances nous éclaire collectivement.

Finalement, nous devons promouvoir et défendre les pratiques qui nous ont bien servis, entre autres la démarche scientifique, qui constitue l’une des grandes innovations sociales de l’histoire de l’humanité. Les caractéristiques fondamentales de l’apprentissage fondé sur l’expérience ont fait faire des bonds de géant aux communications à l’échelle mondiale depuis l’ère de la presse écrite.

En fait, ce sont les 300 ans d’application de la démarche scientifique, de Newton à Einstein, qui ont jeté les fondements d’Internet.

Je sais que je risque de prêcher les convertis avec cette histoire, mais chacun d’entre vous comprend bien l’importance des partenariats et d’un esprit ouvert.

Je parle d’échange et de collaboration partout où je vais, simplement parce qu’à maintes reprises dans ma vie, j’ai pu constater qu’il est possible de réaliser de grandes choses lorsque nous travaillons ensemble.

Dans le contexte mondialisé d’aujourd’hui, où nous sommes placés devant des défis complexes et interreliés, l’échange de connaissances entre les frontières et les disciplines est probablement plus important que jamais dans l’histoire de l’humanité.

Une particularité inusitée de la mondialisation est que non seulement elle permet une plus grande collaboration, mais elle l’exige.

On ne sait jamais d’où émanera une nouvelle idée ou une innovation. Nombre de nos plus grands enjeux proviennent de la conjonction de problèmes complexes. Il en va de même pour nos grandes découvertes, réalisées au croisement de disciplines.

Nous connaissons tous ces enjeux. Notre monde doit faire face à des défis environnementaux, économiques, démographiques et politiques grandissants. Qui peut dire ce que nous apprendrons de la génétique en comprenant mieux la physique quantique ou ce que peut nous enseigner une meilleure connaissance de l’écologie sur les réseaux mondiaux complexes?

Les découvertes dans un domaine nous éclaireront peut-être très peu dans un autre domaine ou, au contraire, enrichiront peut-être considérablement nos connaissances.

Permettez-moi de faire marche arrière et de vous parler du mot « innovation ». L’innovation est un mot que l’on utilise à tout propos. À un tel point qu’il a perdu toute signification universelle. Qu’est-ce au juste que l’innovation? L’innovation n’a rien à voir avec les découvertes ni avec les inventions, contrairement à la croyance populaire, même si les découvertes et l’invention de nouvelles méthodes et technologies sont essentielles à la progression de l’humanité.

L’innovation consiste à apporter des changements à une chose établie, à considérer d’un point de vue différent une idée qui existe déjà, ou encore à combiner cette idée avec une autre sans lien apparent, afin de l’améliorer ou même d’aboutir à une idée tout à fait inédite.

Lorsque nous réfléchissons au sens véritable de l’innovation, nous remarquons que cette dernière n’est possible que par la collaboration entre disciplines. En conséquence, si nous voulons créer des économies, des sociétés et des établissements novateurs, il nous faudra pratiquer la diplomatie du savoir. C’est aussi simple que cela, et, bien sûr, aussi complexe que cela.

Pour paraphraser Albert Einstein : pour tout problème complexe, il existe une solution simple, et une solution médiocre.

La mondialisation et les progrès rapides dans les technologies des communications nous ont permis d’aller au-delà des limites des frontières et des disciplines comme jamais auparavant. La collaboration est essentielle puisque, de nos jours, les découvertes sont rarement faites dans l’isolement. En fait, elles sont plus souvent l’aboutissement d’une collaboration entre des écoles et des établissements de recherche, le secteur privé et des gouvernements.

La collaboration est particulièrement logique dans le cas du Canada et des États-Unis, ce qui m’amène à vous parler de mon deuxième point aujourd’hui : le Canada en tant que partenaire en apprentissage et en innovation.

La relation scientifique et intellectuelle entre le Canada et les États-Unis, et il va sans dire notre relation bilatérale globale fondée sur les liens qui unissent nos populations, n’a pas d’égal.

Nos échanges commerciaux, par exemple, sont les plus importants au monde. Ils ont atteint 734 milliards de dollars américains en 2013. Un emploi canadien sur sept dépend du commerce avec les États-Unis, tandis que plus de huit millions d’emplois américains dépendent du commerce et de l’investissement avec le Canada.

Au fil des ans, notre engagement commun à l’égard de l’apprentissage et de la découverte s’est révélé indéfectible et nous a montré la voie à suivre en ce qui concerne des enjeux plus larges.

Près de 30 000 Canadiens étudient aux États-Unis, alors que les États-Unis envoient 12 000 étudiants au Canada, de sorte qu’ils arrivent au cinquième rang pour l’apport d’étudiants étrangers dans notre pays. Berkeley, comme vous le savez, accueille des chercheurs invités et abrite une chaire de recherche de la fondation Fullbright en études canadiennes. La diplomatie du savoir est florissante ici.

Je continue d’être impressionné par le degré de collaboration en apprentissage et innovation qui existe entre ce pays et le Canada.

Les Canadiens comptent parmi les plus grands groupes d’étudiants étrangers en Californie. Certains réseaux de diplômés canadiens sont aussi très actifs. Les universités canadiennes sont enthousiastes à l’idée de nouer des partenariats de recherche, d’organiser des stages d’enseignement coopératif, de cultiver des relations avec les diplômés et de recueillir des fonds ici.

Un grand nombre d’étudiants canadiens prennent part à des stages internationaux d’enseignement coopératif, particulièrement en génie, dans des entreprises américaines de technologies de l’information et des communications comme Microsoft, CISCO et Google, principalement dans les États de la Californie et de Washington.

Aussi impressionnant que cela puisse être, je sais que nous sommes capables d’en faire davantage.

Permettez-moi maintenant de vous parler un peu du Canada et de vous expliquer pourquoi les Canadiens sont d’aussi bons partenaires au chapitre de l’apprentissage.

J’aimerais vous présenter brièvement quatre qualités clés notables.

Premièrement, les Canadiennes et les Canadiens croient fermement à l’importance d’apprendre les uns des autres et de collaborer. Nous l’avons vite compris, par nécessité. Notre climat et notre géographie peuvent poser un réel défi, c’est le moins qu’on puisse dire, et le sort des premiers arrivants européens dépendait entièrement de leur volonté d’apprendre des Autochtones.

Deuxièmement, le Canada a donné à tous les citoyens l’accès gratuit, ou à un coût abordable, à une éducation de qualité. Ainsi, des générations de Canadiens ont été mieux en mesure de surmonter les difficultés comme la discrimination, la pauvreté et l’immobilité sociale. Nous avons tenté d’uniformiser les règles du jeu afin d’assurer une plus grande égalité des chances.

Nous croyons qu’en créant une société éduquée nous agissons pour le mieux, intellectuellement et moralement. La proportion de la population canadienne qui détient un diplôme collégial ou universitaire s’élève à 51 p. 100, le pourcentage le plus élevé parmi les pays de l’OCDE, tout comme notre taux actuel de participation aux études postsecondaires.

Le Canada ne s’efforce pas d’améliorer l’accessibilité simplement pour être aimable. Permettez-moi de mentionner un livre que vous connaissez peut-être, intitulé Why Nations Fail, écrit par Daron Acemoglu et James A. Robinson, du MIT et de l’Université Harvard, respectivement, qui met l’accent sur l’importance de l’égalité ou de « l’inclusivité » pour notre prospérité.

En voici une citation traduite librement :

« Les institutions économiques inclusives créent des marchés inclusifs qui non seulement donnent aux gens la liberté de poursuivre la vocation qui correspond le mieux à leurs talents, mais qui assure les conditions équitables leur permettant de le faire. Les personnes qui ont de bonnes idées pourront démarrer des entreprises, les travailleurs choisiront des activités qui favorisent leur productivité, et les compagnies moins efficaces seront remplacées par celles qui le sont davantage. »

Fin de la citation.

Peut-être que le meilleur moyen d’offrir « des chances égales » est un bon système d’éducation public.

Par ailleurs, il existe un pendant canadien à l’ouvrage Why Nations Fail, lequel a été comparé à The Wealth of Nations, écrit par des lauréats du prix Nobel d’économie. Le livre a en partie été réalisé grâce au programme d’économie mondiale de l’Institut canadien de recherches avancées, où les MM. Robinson et Acemoglu, deux Américains, sont des chercheurs principaux, ce qui témoigne encore une fois de la collaboration canado-américaine dans le domaine de la recherche.

Notre système public d’éducation est un élément important de ce que je me plais à appeler le « facteur de la compétence canadienne », qui fait de notre pays un si bon partenaire au chapitre de l’apprentissage et de l’innovation. Les évaluations PISA de l’OCDE démontrent que le Canada est en tête des pays d’expression anglaise quant aux niveaux de rendement au primaire et au secondaire.

Mon troisième point concernant le Canada en tant que partenaire dans le domaine de l’apprentissage est lié au fait que nous ayons réussi à allier l’accessibilité à l’éducation et l’excellence. Il ne s’agit pas de choisir entre l’un ou l’autre, mais plutôt d’avoir les deux. La métaphore applicable n’est pas un mouvement de balancier, mais une roue synchronisée. L’égalité au sein de notre système renforce l’excellence en permettant aux meilleurs étudiants, par opposition aux étudiants les plus nantis ou qui ont les meilleurs contacts, de choisir les occupations qui leur conviennent le mieux. Une méritocratie et non une aristocratie.

À ce chapitre, le Canada s’en tire fort bien, mais nous pouvons faire mieux. Une étude de l’OCDE sur les pays membres qui visait à déterminer la mesure dans laquelle les enfants atteignaient ou dépassaient le niveau d’instruction de leurs parents a conclu que, parmi la tranche supérieure réunissant 80 p. 100 des étudiants, le Canada arrivait au premier rang.

Toutefois, pour ce qui est des 20 p. 100 restants, le Canada s’est classé dans le dernier tiers, ce qui révèle qu’une grande partie de notre population a moins aisément accès à l’éducation que la génération de ses parents.

Je suis convaincu que les pays qui reconnaissent les lacunes comme celle-ci et qui s’y attaquent seront davantage en mesure de réussir dans le monde d’aujourd’hui.

Quatrièmement, et il s’agit d’un excellent atout dans un contexte mondialisé, nous encourageons les nouveaux Canadiens à conserver et à célébrer leur culture et leur langue, tout en adhérant aux meilleures valeurs du Canada. Cette approche favorise l’harmonie sociale et fait de notre pays un microcosme ouvert sur l’extérieur et sans frontière.

Fondamentalement, l’approche du Canada est inclusive. Bien entendu, elle n’est pas parfaite, et nous pouvons et devons faire mieux, mais je crois que l’approche canadienne par rapport à l’apprentissage représente une de nos grandes contributions au monde. Nous profitons également des connaissances considérables des immigrants au Canada, qui sont souvent très instruits. Sur 1,9 million de résidents permanents qui ont été admis au Canada de 2001 à 2010, 45 p. 100 détenaient au moins un diplôme de premier cycle.

Une approche inclusive à l’égard de l’apprentissage et de l’innovation est un pilier d’une société prospère. La population canadienne accueille à bras ouverts les gens de l’étranger au Canada, et nous désirons vivement apprendre des autres, y compris de grands établissements américains comme Berkeley.

Voilà pourquoi de nombreux étudiants et diplômés d’établissements canadiens résident maintenant en Californie et ont une grande influence ici. M. Birgeneau et Mme Bloemraad, deux personnalités canadiennes, en sont des exemples.

Les Canadiens fournissent un apport non seulement en éducation, mais également en haute technologie, en soins de santé, en culture, en finances et en énergie. Et je pourrais continuer.

En fait, on estime qu’un million d’expatriés canadiens vivent et travaillent en Californie. La région de la baie de San Francisco en accueille plus de 250 000. Cette région héberge également C100, une association commerciale qui regroupe 100 des Canadiens les plus influents dans les communautés de la technologie et du capital de risque.

Approfondissons notre partenariat et repoussons les limites de nos chaînes canado-américaines du savoir. Trouvons des moyens novateurs d’abattre les obstacles qui séparent les disciplines. Comme on le dit si bien, la forme la plus efficace de transfert des connaissances est une bonne paire de chaussures, particulièrement si elle vous mène à des échanges, des stages et des programmes coopératifs. Quels autres moyens de coopération pouvons-nous mettre sur pied? Comment collaborer à l’avenir?

Le principe de base qui assure la réussite entre le Canada, les États-Unis et notre autre partenaire clé sur le continent, le Mexique, repose sur le fait que le bien-être de chacun dépend de celui des autres. Il s’agit des conditions de la communauté nord-américaine ou, pour évoquer un terme environnemental, de l’écosystème nord-américain. Notre référence à l’écologie nous permet de reconnaître à quel point nous sommes interdépendants, non seulement en tant qu’êtres vivants, mais en tant que voisins dans une société mondialisée.

Il incombe à chacun d’entre nous de trouver de nouvelles façons d’échanger nos connaissances et de travailler ensemble. Tirons pleinement profit des occasions qui s’offrent maintenant à nous. De nombreuses possibilités attendent nos scientifiques, nos chercheurs, nos enseignants, nos étudiants, nos entrepreneurs et nos chefs d’entreprise. Nos communautés et nos cultures s’enrichiront grâce à des perspectives et des idées variées.

En terminant, je vous encourage tous à poursuivre l’important travail que vous réalisez ensemble et à élargir votre collaboration avec un plus grand nombre de Canadiens et d’Américains. Notre défi consiste à se servir d’une bonne fondation pour édifier quelque chose d’encore meilleur.

Je vous remercie.