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Nouvelles

Discours liminaire à l’UCLA – La diplomatie du savoir : les échanges en innovation au-delà des frontières (Los Angeles, Californie)

Los Angeles (Californie), le mardi 29 avril 2014

 

Merci de votre accueil chaleureux.

J’aimerais d’abord vous offrir mes meilleurs vœux au nom de tous les Canadiens. C’est un véritable privilège d’être le premier gouverneur général du Canada à visiter la Californie et d’avoir l’occasion de parler aux membres du corps professoral, aux étudiants et aux employés de cet établissement d’enseignement prestigieux.

Ce matin, j’ai visité une partie de votre beau campus et, à l’heure du repas, j’ai participé à une discussion éclairante sur la façon dont l’UCLA peut aider le Canada et les États-Unis à former la prochaine génération de chercheurs et d’innovateurs.

Le Programme d’études canadiennes et les chaires Fulbright Canada ici, aux États-Unis, sont des exemples de cette collaboration.

Le California Nanosystems Institute, où nous sommes aujourd’hui, accueille les chaires Canada Fulbright, qui attirent des scientifiques canadiens à l’UCLA. L’an dernier, on comptait deux titulaires canadiens : Ted Sargent et Shana Kelley, tous deux de l’Université de Toronto. Cette année, l’institut accueille Christopher J. Barrett, un professeur agrégé de chimie à l’Université McGill.

J’aimerais remercier la vice-rectrice Cindy Fan pour son excellent leadership de l’International Institute.

J’aimerais également remercier Glen MacDonald pour son travail auprès du Programme d’études canadiennes, qui met l’accent sur l’environnement et la durabilité. Les universitaires et chercheurs canadiens peuvent largement contribuer aux efforts déployés pour accroître notre durabilité et mieux protéger l’environnement. Nous devons trouver un moyen de répondre aux besoins actuels sans compromettre l’avenir des prochaines générations, et je me réjouis de la collaboration à ce sujet entre certains des plus brillants Canadiens et chercheurs de l’UCLA. 

Ces initiatives s’accompagnent d’importantes possibilités de dialogue, d’échange, d’apprentissage et d’innovation entre nos deux pays; c’est ce que j’appelle la diplomatie du savoir.

En plus d’ajouter mon point de vue canadien aux questions que vous soulevez et à vos grandes réalisations, mon allocution vise trois objectifs.

Premièrement, je veux renforcer l’importance de ce que j’appelle « la diplomatie du savoir », à savoir notre capacité à échanger nos connaissances au-delà des disciplines et des frontières.

Deuxièmement, j’aimerais vous expliquer pourquoi, selon moi, le Canada est un excellent partenaire dans les domaines de l’apprentissage et de l’innovation. Bien qu’il existe déjà une collaboration appréciable entre l’UCLA et les établissements et chercheurs canadiens, je crois que l’on peut faire encore plus.

Troisièmement, j’aimerais que mes remarques soient relativement brèves pour que nous ayons une conversation stimulante et que nous apprenions tous quelque chose ensemble.

Comme ma grand-mère se plaisait à le dire : « Lève-toi pour qu’on te voit, parle fort pour qu’on t’entende et assieds-toi pour qu’on t’apprécie! »

Certains conseils ne se démodent pas!

Permettez-moi de commencer en vous demandant de penser à une image très concrète : une chandelle.

Pourquoi une chandelle? Parce qu’il s’agit d’une technologie à la fois simple et étonnante. Vous n’avez pas à me croire sur parole, mais vous pouvez croire Thomas Jefferson, ce grand Américain qui, parmi ses nombreuses contributions aux États-Unis, a dirigé le premier bureau des brevets du pays.

Comme vous le savez, Jefferson a été une figure emblématique du Siècle des lumières. Il a inventé ce que je considère encore aujourd’hui comme la plus brillante métaphore de l’apprentissage : la bougie.

Au sujet de la lumière et des idées, il a dit :

« Son [l’idée] caractère particulier, aussi, est que personne ne possède moins parce que chacun la possède en entier. Celui qui reçoit une de mes idées enrichit son savoir sans réduire le mien, tout comme celui qui allume la chandelle à la mienne se donne de la lumière sans me plonger dans l’obscurité. »

Ajoutons l’inclusivité à la perspicacité en reformulant ainsi la métaphore de Jefferson : celui ou celle qui reçoit une idée et allume sa propre lumière.

Simple, mais profond, le fait est que les idées, comme la lumière, se renforcent par les échanges au lieu de s’affaiblir. Les physiciens appellent ce phénomène la candéla. Les sociétés qui perdent ce principe de vue au profit d’un contrôle excessif de l’information et de la propriété intellectuelle le font à leurs propres risques. Un jour, la mèche se consume et la noirceur tombe.

Évidemment, je sais que je risque de prêcher les convertis en racontant cette histoire. Vous connaissez tous l’importance des partenariats et de l’ouverture sur l’extérieur.

Partout où je vais, je parle d’échange et de collaboration, tout simplement parce que j’ai souvent vu les résultats merveilleux qu’on peut obtenir en travaillant ensemble.

En fait, on trouve une chandelle allumée sur le cimier des armoiries que j’ai reçues lors de mon installation en tant que gouverneur général.

Dans le contexte mondialisé actuel, à une époque où nous faisons face à des défis complexes et interreliés, l’échange de connaissances au-delà des frontières et des disciplines s’avère probablement plus important que jamais dans l’histoire de l’humanité.

L’une des caractéristiques étonnantes de la mondialisation, c’est que non seulement elle permet une plus grande collaboration, mais elle l’exige.

On ne sait jamais d’où proviendront les nouvelles idées ou innovations.

Voici un exemple tiré d’une région très différente du Sud de la Californie : la Mongolie.

L’automne dernier, j’ai eu le privilège d’effectuer une visite d’État en Mongolie, un pays remarquable qui connaît une évolution démocratique très intéressante depuis 1989.

Parmi les nombreuses choses apprises durant ma visite, je pense à la contribution méconnue de Genghis Khan à la civilisation occidentale.

Bien des Occidentaux ont de la difficulté à considérer Genghis Khan comme une source de savoir et d’illumination. Pourtant, la conquête mongole de territoires allant de l’océan Pacifique, dans l’Est, jusqu’à Viennes, dans l’Ouest, a permis à Genghis Khan et à ses descendants de répandre des connaissances, des idées et des nouvelles technologies — les étriers, le compas, la poudre à fusil et la presse à imprimer — sur une vaste superficie de l’Asie et de l’Europe de l’Ouest.

Les savants commencent à peine à décortiquer la nature complexe des processus de la découverte et de la propagation des idées dans les sociétés humaines. La notion selon laquelle le Siècle des lumières pourrait avoir été impulsé en partie par l’ingéniosité des Mongols peut nous sembler inédite, mais elle correspond tout à fait à ce que nous découvrons maintenant sur la façon dont les idées se propagent et les civilisations prospèrent ou déclinent en fonction de leur capacité à évoluer dans la créativité.

Heureusement, nous sommes aujourd’hui beaucoup plus aptes à communiquer nos idées et désireux de le faire sans conquérir d’autres nations!

Cela est d’autant plus vrai quand on pense aux échanges entre le Canada et les États-Unis, ce qui m’amène à mon deuxième thème : le Canada en tant que partenaire dans les domaines de l’apprentissage et de l’innovation.

La collaboration scientifique et intellectuelle entre le Canada et les États-Unis — et notre relation bilatérale globale, qui est fondée sur nos liens de peuple à peuple — est unique au monde.

Notre relation commerciale est la plus importante au monde, avec des échanges qui ont atteint 734 milliards de dollars américains en 2013. Un emploi canadien sur sept dépend des échanges avec les États-Unis, et plus de huit millions d’emplois américains dépendent du commerce et de l’investissement avec le Canada.  

Parmi les exemples de collaboration entre nos nations, citons le partenariat stratégique Canada-Californie axé sur l’innovation en matière de cellules souches sur le cancer, qui nous permet d’échanger du savoir et des pratiques exemplaires et de faire de nouvelles découvertes dans le traitement du cancer.

Ensemble, nous avons effectué des percées dans la recherche contre le cancer grâce au soutien et au savoir du Moores Cancer Center de l’Université de Californie à San Diego. Ce type de partenariat — ainsi que la création d’une équipe de rêve vouée à la recherche sur le cancer — a profité à un grand nombre d’Américains et de Canadiens.

Au fil des ans, notre engagement commun envers l’apprentissage et la recherche s’est révélé indéfectible et nous a montré la voie à suivre en ce qui concerne des enjeux plus larges. La diplomatie du savoir prospère entre nous.

Près de 30 000 Canadiens étudient aux États-Unis. Au nombre de 12 000, les étudiants américains forment le cinquième groupe d’étudiants étrangers au Canada. J’aime cette statistique, car elle atteste de notre capacité à collaborer. 

Nous sommes également de bons collaborateurs dans le domaine des publications académiques : 48,8 pour cent des articles sur les sciences et le génie écrits par des Canadiens sont des coéditions internationales, et les chercheurs canadiens collaborent davantage avec les chercheurs américains que ceux des autres pays.

Avant de devenir gouverneur général du Canada, j’ai été président de l’Université McGill, puis de l’Université de Waterloo. Durant ces années, j’ai visité plusieurs universités et laboratoires de recherche en Californie afin de signer des accords et de rencontrer des étudiants et des dirigeants.

Je suis encore impressionné par l’étendue de la collaboration sur les plans de l’apprentissage et de l’innovation entre la Californie et le Canada.

Les Canadiens forment l’un des plus grands groupes d’étudiants étrangers en Californie. Divers réseaux canadiens d’anciens étudiants sont également très actifs dans cet État. Les universités canadiennes sont désireuses d’établir des partenariats de recherche et des placements d’enseignement coopératif, d’amasser des fonds et de cultiver les relations avec des diplômés d’ici.

Un grand nombre d’étudiants canadiens, en particulier en génie, comme ceux de l’Université de Waterloo, participent à des placements d’enseignement coopératif internationaux dans l’Ouest des États-Unis avec des compagnies de technologies de l’information et des communications comme Microsoft, CISCO et Google.

J’aimerais maintenant parler brièvement du Canada et de la raison pour laquelle, selon moi, les Canadiens sont de bons partenaires dans le domaine de l’apprentissage.

Nous avons quatre qualités qui jouent en notre faveur.

Premièrement, les Canadiens croient fermement à l’importance de travailler ensemble et d’apprendre les uns des autres et de partager le savoir à grande échelle. Cette croyance a été acquise il y a longtemps, par nécessité; notre climat et notre géographie sont rudes, pour le moins qu’on puisse dire, et la survie des premiers colons européens au Canada dépendait uniquement de leur volonté d’apprendre des peuples autochtones.

Deuxièmement, le Canada a donné à tous les citoyens l’accès gratuit, ou à un coût abordable, à une éducation de qualité. C’est ainsi qu’il a aidé des générations de Canadiens à surmonter les barrières comme la discrimination, la pauvreté et l’immobilité sociale. Nous avons tenté d’offrir des conditions équitables pour favoriser l’égalité des chances.

Nous croyons qu’il est moralement et intellectuellement juste de créer une société éduquée. Cinquante et un pour cent de la population canadienne possède un diplôme collégial ou universitaire, ce qui place le Canada en tête de tous les pays de l’OCDE à cet égard. Nous sommes également au premier rang pour ce qui est de notre taux de participation postsecondaire.

Le Canada ne s’efforce pas seulement d’accroître l’accessibilité parce que c’est une bonne chose à faire. Permettez-moi de vous parler du livre Why Nations Fail écrit conjointement par Daron Acemoglu, du MIT, et James A. Robinson, de l’Université Harvard. Ce livre met l’accent sur l’importance de l’égalité et de l’inclusivité dans l’atteinte de la prospérité.

Je cite :

« Les institutions économiques inclusives créent des marchés inclusifs qui non seulement donnent aux gens la liberté de poursuivre la vocation qui correspond le mieux à leurs talents, mais qui assure les conditions équitables leur permettant de le faire. Les personnes qui ont de bonnes idées pourront démarrer des entreprises, les travailleurs choisiront des activités qui favorisent leur productivité, et les compagnies moins efficaces seront remplacées par celles qui le sont davantage. » [traduction]

Fin de la citation.

Le plus grand égalisateur dans la création de conditions équitables est sans doute un système d’éducation public solide.

Par ailleurs, il existe une connexion canadienne au livre Why Nations Fail, qui a été comparé à The Wealth of Nations par des économistes ayant remporté le prix Nobel. Le livre est le fruit d’une collaboration avec le Programme d’économie mondiale de l’Institut canadien de recherches avancées, où les Américains MM. Robinson et Acemoglu sont des attachés supérieurs de recherche. Voilà un autre exemple de la collaboration canado-américaine en matière de recherche.

Notre système d’éducation public est un constituant important de ce que j’aime appeler « le facteur de compétence canadien », qui fait de notre pays un partenaire si solide en apprentissage et innovation. Les résultats du cycle PISA de l’OCDE montrent que le Canada est en tête de tous les pays anglophones en ce qui concerne les niveaux de rendement dans les systèmes d’éducation primaire et secondaire.

La troisième qualité qui fait du Canada un bon partenaire en apprentissage est sa capacité à combiner avec succès l’accessibilité de l’éducation et l’excellence. Il ne s’agit pas de choisir entre l’un ou l’autre, mais plutôt d’avoir les deux. Pensez à un engrenage synchronisé et non à une bascule. L’égalité de notre système renforce son excellence en permettant aux étudiants les plus aptes — plutôt qu’aux mieux nantis ou connectés — de poursuivre la vocation qui leur convient le mieux. C’est le principe de la méritocratie plutôt que de l’aristocratie.

À cet égard, le Canada s’en tire bien, mais il peut toujours faire mieux. Une étude de l’OCDE au sein des nations membres sur la capacité des enfants à égaler ou à dépasser le niveau d’instruction de leurs parents a révélé que, pour 80 pour cent des étudiants, le Canada se classait au premier rang.

Toutefois, pour les 20 pour cent restants, le Canada se situait dans le dernier tiers, ce qui indique qu’une tranche importante de nos citoyens ont un moins bon accès à l’éducation que leurs parents.

Je suis convaincu que les pays qui reconnaissent et abordent ces lacunes seront plus à même de réussir dans le monde d’aujourd’hui.

La quatrième qualité du Canada en tant que partenaire en apprentissage — et un bel atout à l’ère de la mondialisation —, c’est que nous encourageons les néo‑Canadiens à conserver et à célébrer leur culture et leur langue, tout en embrassant les plus belles valeurs du Canada. Cette approche favorise l’harmonie sociale et fait de notre pays un microcosme mondial ouvert sur l’extérieur.

L’approche du Canada est fondamentalement inclusive. Elle n’est pas parfaite, bien entendu. Nous pouvons faire mieux, et nous le devons. Cependant, je crois que l’approche canadienne de l’apprentissage est l’une des plus importantes contributions que nous apportons au monde. Nous profitons également du savoir élargi des personnes qui immigrent au Canada, puisqu’elles sont souvent extrêmement instruites. Quarante-cinq pour cent des 1,9 million de résidents permanents acceptés au Canada entre 2001 et 2010 avaient au moins un diplôme de premier cycle. 

Il est essentiel d’employer une approche inclusive de l’apprentissage et de l’innovation pour créer une société prospère. Les Canadiens dans l’ensemble ouvrent leur pays au reste du monde, et nous sommes désireux d’apprendre des autres, y compris de grands établissements américains comme l’UCLA.

Cela explique en partie pourquoi autant de diplômés d’établissements canadiens se sont établis en Californie. Ils y produisent un impact et pas seulement en éducation, mais aussi dans les secteurs des hautes technologies, de la santé, de la culture, des finances et de l’énergie — et je pourrais continuer. 

On estime à près d’un million le nombre d’expatriés canadiens qui travaillent et vivent en Californie. Nos gens, nos cultures, nos gouvernements et nos économies sont intimement liés.

Avant d’entamer notre discussion, j’aimerais vous lancer un défi : explorons nos partenariats en profondeur et repoussons les limites des chaînes de connaissances du Canada et des États-Unis. Trouvons des moyens innovateurs pour éliminer les obstacles entre les disciplines.

Le succès entre le Canada, les États-Unis et notre autre partenaire clé sur le continent, le Mexique, repose sur un précepte fondamental, à savoir que le bien-être de l’un dépend de celui des autres. Voilà le fondement de la communauté nord-américaine ou, pour employer un terme environnemental, de l’écosystème nord-américain. Laissons-nous guider par l’écologie et reconnaissons notre interdépendance, non seulement en tant qu’êtres vivants, mais aussi comme voisins dans une société mondialisée.

Nous devons agir ainsi pour notre propre bien, mais aussi pour demeurer concurrentiels et pertinents dans le monde d’aujourd’hui. La science, la technologie et l’innovation revêtent une importance capitale dans nos vies.

Comme l’a dit la grande philosophe et humaniste Ursula Franklin, la technologie a permis de bâtir la maison dans laquelle on vit. Les Canadiens comprennent qu’il faut prendre un engagement profond à l’égard de l’apprentissage et de l’innovation pour relever les défis qui nous attendent sur les plans environnemental, économique et sociétal.

Ce constat a été fait à l’échelle de la planète et, en tant que partenaires en Amérique du Nord, nous pouvons nous inspirer d’autres régions. Par exemple, des pays de l’Asie du Sud-Est en sont à mettre au point des centres de recherche et d’apprentissage impressionnants, tout en reliant leurs villes par un système ferroviaire à grande vitesse afin de faciliter les déplacements des gens, des biens et des idées.

Pour pratiquer la diplomatie du savoir, il faut reconnaître que nous sommes plus forts quand nous travaillons et apprenons ensemble. La concurrence est vitale, et la diversité est essentielle au maintien de notre résilience, mais nous devons toujours garder à l’esprit la chandelle dont parlait Jefferson ainsi que le principe de base du Siècle des lumières : le savoir se doit d’être diffusé.

C’est à nous de trouver des moyens de le communiquer et de travailler ensemble. Tirons pleinement avantage des possibilités qui s’offrent à nous. Comme le veut le dicton, il faut une bonne paire de chaussures pour assurer le transfert efficace du savoir, surtout si vous les portez dans vos échanges, vos stages et vos programmes d’enseignement coopératif. Quels autres modes de coopération pouvons-nous mettre au point? Comment pouvons-nous élargir notre collaboration? Nos communautés et nos cultures peuvent être enrichies par nos perspectives et nos idées diversifiées.

J’encourage donc chacun d’entre vous à poursuivre ensemble votre important travail et à étendre votre collaboration à un nombre encore plus grand de Canadiens et d’Américains. Notre défi consistera à ériger sur des fondations déjà solides une construction considérablement meilleure.

Merci.