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Nouvelles

Remise du Prix du Gouverneur général pour l'entraide

Rideau Hall, le lundi 7 avril 2014

 

C’est un privilège pour ma femme, Sharon, et moi de vous accueillir à Rideau Hall aujourd’hui pour cette célébration de la générosité.

De plus, le moment est fort bien choisi en cette Semaine nationale de l'action bénévole!

Le Prix du Gouverneur général pour l'entraide a été créé en 1995 par mon prédécesseur, le regretté Roméo Leblanc. Il souhaitait reconnaître les bénévoles du Canada, ceux qui donnent tant d’eux-mêmes aux autres — et qui le font discrètement, sans tambour ni trompette et sans attendre de récompense.

En réalité, il est tout à fait indiqué que ce soit M. LeBlanc, qui était considéré comme un gouverneur général « sans prétention » en raison de ses manières modestes et discrètes, qui ait créé ce prix. Il a compris —  comme chacun de vous —  que lorsqu’il s’agit d’aider les autres, les actes sont plus éloquents que les paroles.

Chacun de vous est ici aujourd’hui pour une raison bien simple : vous vous souciez du bien‑être des autres, et vous avez agi en conséquence. L’éventail de vos activités est tout à fait remarquable, mais vous avez en commun un désir d’aider les autres et de faire de vos communautés des milieux de vie plus sains et empreints de plus de gentillesse.

Et vous l’avez fait systématiquement, sur une longue période, ce qui a amené ceux qui vous connaissent le mieux à proposer votre mise en candidature au Prix du Gouverneur général pour l'entraide.

Je suis ravi de vous remettre ce prix aujourd’hui, et de reconnaître votre dévouement à la pratique du don de soi.

En tant que gouverneur général, mais aussi en tant que père et grand-père, je rêve d'une nation plus avertie et bienveillante qui comprenne que nous avons tous quelque chose à offrir, que ce soit du temps, un talent particulier, une aide financière ou tout simplement la générosité de l'esprit qui s'efforce de voir ce qu'il y a de mieux en chacun.

Une telle générosité donne lieu à une merveilleuse réciprocité du don, à la création d’un cercle de bonté avec lequel chacun de vous est familier, j’en suis certain.

Permettez-moi de vous raconter une histoire sur le phénomène de la réciprocité.

Lorsque j’étais doyen de la faculté de droit à l’Université Western, je me suis fait un devoir de parler individuellement avec chaque diplômé et je les ai encouragés à prendre 10 p. 100 des causes de leurs clients de manière bénévole.

Et au fil des ans, quand j’avais l’occasion de parler à ces diplômés au sujet de leur pratique professionnelle, beaucoup d’entre eux me disaient :

« Monsieur le doyen, je n’ai tout simplement pas été en mesure de donner 10 p. 100 de mon temps, mais les 2 ou 3 p. 100 que j’ai pu donner ont toujours été les plus significatifs. »

J’adore cette histoire et j’aime ce qu’elle révèle sur la nature humaine et sur notre expérience du don de soi. Non seulement le fait de donner fait une différence dans la vie des autres, mais cela signifie également beaucoup pour nous.

Je sais que chacun de vous a une appréciation profonde de la réciprocité du don de soi.

Ainsi, au nom de vos communautés —  et en fait, de tous les Canadiens, qui ont tant à offrir —  je suis ravi de vous remettre le Prix du Gouverneur général pour l'entraide.

Je vous félicite d’avoir reçu cet honneur et je vous remercie pour tout ce que vous faites pour les autres.