Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

Discussion de groupe intitulée Canada-Inde : Former la prochaine génération d’innovateurs et de chercheurs (New Delhi, Inde)

New Delhi, Inde, le mardi 25 février 2014

 

C’est un plaisir pour moi de participer avec vous à cette discussion sur la prochaine génération de chercheurs et d’innovateurs.

Ce n’est pas la première fois que je viens en Inde, bien que ce soit ma première visite en qualité de gouverneur général du Canada. Comme bon nombre d’entre vous le savent, j’ai été administrateur d’université pendant de nombreuses années et c’est à ce titre que je suis venu ici à trois reprises au cours des dix dernières années. J’ai également été membre du Comité mixte de coopération scientifique et technologique Canada-Inde.

En 2005, j’ai prononcé au Canada une allocution à l’intention d’anciens étudiants des instituts indiens de technologie. J’ai souligné les nombreux liens qui nous unissaient ainsi que la transition qui s’opère de l’ancienne industrie traditionnelle à la nouvelle industrie du savoir qui attire les personnes talentueuses.

Vous me pardonnerez de reprendre les propos que j’ai formulés une dizaine d’années plus tôt : « Le meilleur instrument de transfert de technologie est sans doute une bonne paire de souliers qui nous permet de véhiculer toute cette propriété intellectuelle que recèlent nos cerveaux et qui peut accomplir des merveilles ».

Et si vous les usez, vous pouvez remplacer la semelle!

Près de dix années plus tard, me voilà en Inde, dans une salle remplie de jeunes chercheurs et innovateurs qui, à leur tour, accompliront sans doute des merveilles.

Comment en sommes-nous arrivés là? Comment pouvons-nous maintenir ce superbe élan que nous avons pris jusqu’ici?

La réponse est et sera toujours la suivante : c’est ensemble que nous y parviendrons.

Le Canada et l’Inde partagent de nombreuses priorités, ce qui facilite notre collaboration, tant à l’échelle locale qu’internationale. Une de nos priorités communes importantes réside, à mon sens, dans l’apprentissage.

Une foule de données appuient la corrélation entre l’éducation et le développement humain. Au cours du XXIe siècle, le bien-être de sociétés entières dépendra de leur capacité d’apprendre, d’acquérir et de partager des connaissances, et d’innover.

Bien entendu, l’Inde s’est distinguée sur le plan de l’apprentissage, notamment dans le domaine de l’enseignement supérieur. Elle continue à accroître les capacités qui lui permettront de répondre aux besoins liés au développement national et de relever les grands défis mondiaux en misant sur un enseignement de haute qualité ainsi que sur l’apprentissage, la recherche et la transmission du savoir.

De son côté, le Canada compte quelques-uns des meilleurs collèges et universités de la planète qui, ensemble, ont signé plus de 300 accords de coopération avec des institutions indiennes.

Cette collaboration a permis à nos deux pays de partager leur expertise et d’échanger des étudiants, dont bon nombre choisissent l’éducation internationale pour élargir leurs connaissances.

J’aime à penser que cette même collaboration, ce partage de ressources et de talents, s’inscrit dans ce que j’appelle la diplomatie du savoir et qui consiste essentiellement à apprendre et à innover en transcendant les frontières et les disciplines.

Il s’agit d’une démarche très importante dans le contexte de la mondialisation. La prochaine génération de chercheurs, dont bon nombre sont présents ici, continuera à mener des recherches en utilisant des méthodes bien différentes de celles de la génération précédente, et l’établissement de liens internationaux fait justement partie de cette nouvelle réalité.

C’est en effet grâce à ce type d’échanges que nous continuerons à grandir notre transition de l’industrie traditionnelle à l’industrie du savoir – sans pour cela perdre notre savoir ou nos talents au-delà de nos frontières, mais plutôt en faisant rayonner nos innovations et notre créativité sans contrainte.

En cette ère de changements rapides, il est important de renforcer notre capacité de penser d’une manière créative et de résoudre les problèmes, tout en réaffirmant notre volonté de respecter nos valeurs et nos traditions.

Les Canadiens – qui souscrivent à la diversité ainsi qu’à l’esprit d’accueil de leurs collectivités et de leurs campus – recherchent activement le travail en partenariat. Ils souhaitent vivement coopérer avec l’Inde sur des questions importantes comme l’eau, l’air et l’énergie propres ainsi que les communications et l’éducation.

Dans le monde interconnecté qui est le nôtre, notre bien‑être commun sera déterminé non pas par le PIB ou par le nombre de milliardaires d’un pays particulier, mais plutôt par notre capacité de procurer aux citoyens les moyens d’atteindre leur plein potentiel et d’apporter une contribution aux sociétés dans lesquelles ils vivent.

Ce n’est qu’en appuyant et en faisant fructifier ce potentiel que nous pourrons vraiment prospérer et édifier les nations plus averties et plus bienveillantes ainsi que le monde plus juste auxquels nous aspirons tous.

Nos deux pays ont en commun la chance de disposer des ressources et de la volonté nécessaires pour accomplir des merveilles ensemble. J’aimerais donc vous dire, en terminant, que les Canadiens souhaitent vous accueillir dans leur pays. Nous vous invitons à venir au Canada afin d’innover avec nous, et de la même manière, nous serons très heureux de travailler en Inde avec vous dans le cadre de projets de recherche vitaux.

Je me réjouis déjà à la perspective de voir les merveilles que les membres de la prochaine génération de Canadiens et d’Indiens accompliront ensemble.

Merci.