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Nouvelles

Discussion à l'Université de Nanjing (Nanjing, Chine)

Nanjing, Chine, le lundi 21 octobre 2013

 

Merci, Monsieur le Président Chen, de votre aimable présentation. Et merci à vous, Mesdames et Messieurs, de votre accueil chaleureux.

Je suis très heureux, en tant que gouverneur général du Canada, d’effectuer cette visite d’État en République de Chine et de me joindre à vous tous ici aujourd’hui à l’Université de Nanjing. Vous avez fait en sorte que je me sente ici comme chez moi.

D’une façon très concrète, cette grande institution est en fait véritablement un second chez‑moi. Ma première visite en Chine s’est déroulée il y a presque 35 ans — à une époque où peu de Canadiens ou même d’Occidentaux avaient le privilège de pouvoir découvrir la vie dynamique et la culture historique de votre pays et de votre peuple remarquables.

C’est en tant que principal de l’Université McGill de Montréal que je suis venu ici en 1980 pour commencer à travailler avec des professionnels chinois et canadiens à la mise sur pied d’un programme national de gestion des affaires. Nous avons obtenu un formidable succès. Notre initiative conjointe a aidé plus de 60 établissements d’enseignement supérieur de votre pays à mettre en place des programmes d’études supérieures en gestion des affaires. Elle a aussi donné naissance à 47 partenariats bilatéraux entre les universités de nos deux pays, qui continuent de prospérer aujourd’hui.

Depuis ce temps, ces programmes d’études et partenariats ont aidé des milliers de femmes et d’hommes chinois à acquérir une solide connaissance des méthodes et des principes avancés de la conduite des affaires dans le monde moderne.

Cette génération de dirigeants d’entreprises a puissamment contribué au succès économique sans précédent de votre pays. Les 47 partenariats ont inspiré ces établissements et bien d’autres encore à aller au‑delà de vos frontières pour trouver de multiples nouvelles façons pour les étudiants, les professeurs et les chercheurs de diverses disciplines universitaires et scientifiques de vivre, d’étudier et de travailler avec leurs homologues canadiens.

Vous — les hommes et les femmes de l’Université de Nanjing — avez été à l’avant‑plan de cette révolution du savoir. Votre établissement a utilisé ces premiers efforts de coopération comme tremplin pour établir des liens étroits avec plusieurs des plus grands centres d’enseignement supérieur de mon pays, dont l’Université McGill, l’Université Western Ontario, l’Université de Waterloo et l’Université de la Colombie‑Britannique.

 

Ces partenariats ont enrichi les parcours éducatifs de milieux de jeunes femmes et hommes chinois et canadiens, stimulé la production de nouvelles connaissances dans une multitude de domaines et favorisé une plus grande compréhension entre nos deux pays. Un exemple notable de collaboration entre le Canada et l’Université de Nanjing qui mérite une mention spéciale est le travail que nous avons accompli pour aménager le port de Hainan et planifier le mode de gestion de la côte avoisinante par les autorités.

Les relations entre l’Université de Nanjing et le Canada se poursuivent. Une manifestation éloquente et, pour moi, bien personnelle de cette amitié est survenue il y a un an lorsque vous m’avez accordé un titre honorifique. Cette distinction témoigne de la profondeur et de la nature du partenariat qui a cours entre mon pays et cette distinguée université.

Elle est aussi une marque continue du respect et de l’affection que l’Université de Nanjing m’a toujours exprimés. Je suis très honoré d’être accueilli au sein d’un établissement d’enseignement supérieur aussi vénérable que le vôtre. À titre de membre titulaire honoraire de l’Université de Nanjing, je vous adresse donc la parole aujourd’hui non seulement comme ami et admirateur, mais aussi à titre de collègue ici même dans mon alma mater d’adoption, mon école, mon foyer.

Les relations fructueuses de cette université avec ses partenaires canadiens m’ont révélé une vérité fondamentale : les hommes et les femmes accomplissent de grandes choses lorsqu’ils travaillent ensemble et partagent les connaissances qu’ils produisent dans toutes les disciplines universitaires et au‑delà des frontières internationales. C’est le concept que j’appelle la diplomatie du savoir.

Il s’agit d’un puissant moyen de permettre aux gens de perfectionner les idées existantes, de mettre en œuvre des pratiques éprouvées et de faire des choix encore plus éclairés. Il s’agit aussi d’une remarquable façon d’élargir l’appréciation de la beauté du savoir — pour ainsi favoriser une plus grande harmonie entre les hommes et les femmes de toutes les nations et aviver le désir des citoyens du monde entier de se tourner vers l’éducation pour améliorer leurs propres vies.

Nous, les hommes et les femmes de l’Université de Nanjing, avons un lien qui est fondé sur notre attachement à la diplomatie du savoir. Ensemble, nous savons que les vérités sont universelles. Nous savons que les connaissances peuvent être le plus judicieusement mises à profit lorsqu’elles sont diffusées à grande échelle. Nous savons que les idées et pratiques innovatrices sont issues des nombreux esprits ouverts qui travaillent ensemble à la réalisation d’objectifs communs.

Notre attachement à la quête de la vérité, à la diffusion du savoir et au pouvoir accélérateur de l’innovation doit nous inciter à assumer un rôle particulier. Nous devons trouver de nouvelles façons et de nouvelles occasions d’amener les étudiants, les enseignants et les chercheurs chinois et canadiens à pratiquer la diplomatie du savoir.

Tout aussi essentiellement, nous devons faire équipe avec des hommes et des femmes du monde des affaires et de l’industrie, des services publics et sociaux et du secteur des sciences et des arts créatifs, et les inspirer de manière à ce qu’ils trouvent leurs propres façons de renforcer les échanges, la coopération et l’innovation.

Au fur et à mesure que nous travaillons en ce sens, je me réjouis de constater que de nombreux citoyens de nos deux pays ont déjà un sens aigu de la valeur d’une coopération qui transcende les disciplines et les frontières pour diffuser, partager, évaluer et perfectionner nos connaissances.

Au cours des 30 dernières années, en une seule génération, des dizaines de millions de femmes et d’hommes chinois de toutes les sphères de la société ont appris à parler, à lire et à écrire l’anglais. Il s’agit de la plus grande réalisation sur le plan des études linguistiques à se produire sur une telle période. Votre pays s’est attelé à cette tâche avec énergie et enthousiasme, en sachant que le succès d’une telle démarche allait accroître de façon spectaculaire votre capacité à échanger vos connaissances avec le monde et à adapter à vos circonstances particulières les idées et pratiques du monde entier.

L’ouverture de la Chine sur le monde extérieur — illustrée notamment par les échanges d’étudiants et d’enseignants — a aussi exercé une influence exceptionnelle sur ma famille. Elle a incité trois de mes filles à venir étudier ici dans votre pays pour apprendre à parler et à comprendre le mandarin.

Jen a passé plusieurs mois au Centre des études économiques de l’Université de Fudan dans le cadre d’un programme d’échange avec l’Université Queen’s. Alex a poursuivi des études et mené des recherches à l’Université de Hangzhou et à l’Université des langues et des cultures de Beijing. Et Debbie a étudié à l’Université de Zhejiang, à l’Université chinoise de Hong Kong ainsi qu’à cette institution même, l’Université de Nanjing. Mes filles, par leurs exemples, m’ont beaucoup appris sur les atouts et les promesses de la diplomatie du savoir.

Le souhait de la Chine de rayonner au‑delà de ses propres frontières n’est pas seulement bénéfique pour notre époque. En fait, dans ce pays, vous avez déjà rayonné sur le monde pendant des siècles. Les citoyens de la Chine — et plus particulièrement ceux de Nanjing — célèbrent avec raison les voyages de Zheng He, dont les expéditions ont diffusé le savoir chinois, stimulé l’échange des idées et élargi les horizons intellectuels du monde — plus d’un demi‑siècle avant le périple autour du monde de Magellan.

Par une heureuse coïncidence dans le cadre de notre rencontre d’aujourd’hui, cette année marque le 600e anniversaire du départ du quatrième voyage de Zheng He à partir du port de Nanjing vers des destinations le long des côtes qui sont maintenant celles de l’Indonésie, du Sri Lanka, de l’Inde et de l’Afrique.

Ce périple — comme tous les voyages de Zheng He — n’était pas une expédition de conquête. Zheng He et les membres de l’équipage de ses grandes flottilles, agissant à titre d’ambassadeurs officiels de l’empereur Ming installé ici même à Nanjing, apportaient avec eux une partie de l’encyclopédie de Yongle — qui était alors l’encyclopédie la plus détaillée du savoir humain jamais constituée — pour partager les idées, les découvertes et les inventions des Chinois avec les peuples qu’ils rencontraient.

Bien que les voyages de Zheng He soient bien connus dans votre pays, la plupart des Occidentaux commencent seulement à apprécier dans quelle mesure les cartes et les connaissances avancées des Chinois dans le domaine des arts, de l’imprimerie, de l’astronomie, des mathématiques et de l’architecture que Zheng He a laissées en Europe ont été, à bien des égards, les moteurs de la pensée progressive qui anime encore intensément aujourd’hui tout l’Occident.

Le monde entier a intérêt à connaître l’histoire et les réalisations de Zheng He pour une autre raison : il est un puissant symbole pour les gens d’aujourd’hui du désir qu’entretient depuis déjà longtemps la Chine d’échanger avec toutes les nations.

Son histoire amène les Canadiens à réfléchir à l’influence que les tout premiers explorateurs ont eue sur notre développement comme peuple et pays. D’une façon très concrète, vous nous permettez d’apprendre de nouvelles réalités qui nous ramènent au cœur de notre propre histoire nationale, de notre identité en tant que peuple canadien.

En effet, au Canada nous accueillons favorablement un tel cheminement de découverte personnelle. Nous n’avons jamais craint de suivre la voie sur laquelle nous mènent les nouvelles idées, découvertes et inventions ni de chercher à comprendre ce qu’elles nous révèlent sur nous‑mêmes et sur notre pays.

Le désir que le Canada entretient depuis longtemps de s’ouvrir aux influences et aux savoirs du monde se reflète le plus manifestement dans la mosaïque humaine de notre pays. Nous sommes de couleurs, de croyances et d’origines multiples — à l’image du monde entier. Nous sommes aussi peu nombreux —environ 35 millions selon les plus récentes données, soit environ la moitié de la population de la province du Jiangsu — et nous occupons un territoire encore plus vaste même que celui de la République populaire de Chine.

Tous les succès que nous avons obtenus en tant que population clairsemée sur un vaste territoire découlent directement de notre volonté de recevoir les citoyens, les idées et les connaissances du monde et de contribuer à les faire avancer.

C’est un tel esprit généreux d’ouverture et de découverte qui a incité le docteur Norman Bethune à quitter le Canada et à se rendre ici en Chine, où il a exprimé sa véritable vocation et trouvé sa véritable essence. C’est le même esprit qui a inspiré l’œuvre de Joseph Needham, un autre Occidental éprouvant une passion profonde et indéfectible à l’égard de la Chine.

Dans le cadre de ses voyages, de ses recherches et de ses écrits, M. Needham a fait découvrir pour la première fois à de nombreux Européens et Nord‑Américains à quel point la science et la civilisation chinoises avaient influencé l’Occident au cours des siècles. Leur passion pour le savoir et leurs efforts généreux pour en assurer une vaste diffusion font de Bai Qiuen et de Li Yuese des diplomates du savoir de premier plan.

Aujourd’hui, nos deux pays se sont fixé des objectifs ambitieux pour élargir notre pratique de la diplomatie du savoir.

Sur le plan du commerce, nous nous sommes engagés à approfondir les liens économiques qui contribuent à créer des emplois et à favoriser la prospérité dans nos deux pays. Grâce au dur labeur et à l’esprit d’entreprise de nos gens d’affaires, nous avons donné lieu à une formidable expansion de nos échanges commerciaux et de nos flux d’investissement. Il ne reste maintenant plus qu’à relever le défi qui consiste pour nos entreprises à trouver de nouvelles façons d’accroître notre prospérité mutuelle et pour nos gouvernements à les soutenir dans cette quête.

Sur le plan de l’innovation, nous avons signé l’Accord-cadre de coopération en matière de science, de technologie et d’innovation entre le Canada et la Chine. Cet accord cible quelques secteurs prometteurs où nous pouvons coopérer. Le défi qui se pose maintenant à nos scientifiques et à nos ingénieurs est celui d’approfondir nos activités actuelles de recherche et de développement dans ces secteurs et de trouver de multiples nouvelles occasions de travailler ensemble.

Sur le plan de la culture, nous avons convenu d’accroître le nombre d’activités culturelles dans nos pays respectifs cette année et l’an prochain. Nous avons d’ailleurs commencé cette démarche de fort belle façon. L’Orchestre du Centre national des Arts a récemment conclu une série de concerts dans votre pays.

Une exposition de photos pour commémorer les premiers immigrants chinois venus au Canada vient tout juste d’ouvrir ses portes à Guangzhou. Et quatre auteurs sino‑canadiens ont conclu il y a peu de temps une visite de leur patrie ancestrale. Il ne reste maintenant plus à nos artistes de la scène et des arts créatifs qu’à maintenir et même à accélérer cet élan, non seulement pour les deux prochaines années, mais aussi pour de nombreuses autres années à venir.

Sur le plan de l’éducation, nous avons comme objectif de faire en sorte qu’au moins 100 000 étudiants puissent acquérir, échanger, mettre à l’essai et perfectionner des connaissances dans nos deux pays d’ici cinq ans. Aujourd’hui, environ 84 000 étudiants chinois poursuivent leurs études au Canada, chiffre qui représente presque le tiers de tout l’effectif d’étudiants internationaux de mon pays. Par ailleurs, environ 3 400 étudiants canadiens suivent des cours et mènent des recherches dans votre pays.

Maintenant, le défi qui se pose à nous directement en tant qu’universitaires est de non seulement atteindre, mais bien de surpasser l’objectif de 100 000 étudiants. Nous devons faire augmenter ce nombre radicalement. Nous devons particulièrement trouver des moyens d’amener et d’inciter de jeunes Canadiens à fréquenter les universités chinoises pour obtenir des crédits universitaires et, surtout, acquérir une expérience internationale et une véritable compréhension de la Chine — atouts qui peuvent grandement influer sur leur avenir et l’évolution des relations de nos deux grands pays.

Pendant que nous cherchons ensemble à intensifier les échanges universitaires, nous devrions envisager d’améliorer l’accessibilité aux occasions d’apprentissage. L’éducation ne devrait pas être réservée aux seules élites. Tous les citoyens devraient avoir la possibilité d’obtenir une éducation de grande qualité. Je pense surtout aux étudiants canadiens et chinois qui viennent de familles ou de régions rurales pauvres et qui ont un fort potentiel et beaucoup d’ambition, mais qui croient que les études à l’étranger sont tout simplement inaccessibles.

En tant qu’universitaires, nous avons une responsabilité particulière qui consiste non seulement à atteindre nos propres objectifs, mais aussi à aider tous les étudiants à atteindre les leurs. Même si cet établissement a beaucoup fait au fil des ans pour mettre en contact les étudiants, les enseignants et les chercheurs de nos deux pays, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous devons travailler plus fort que jamais, non seulement pour obtenir un succès encore plus grand ici même à l’Université de Nanjing, mais aussi pour faire en sorte que le succès de cette institution inspire d’autres universités à se surpasser elles aussi.

Les Canadiens voient la Chine d’un œil favorable et souhaitent que votre pays continue de croître et de se développer dans tous les domaines. Nous avons été tout particulièrement impressionnés par le progrès économique rapide de la Chine. Nous suivons aussi avec intérêt la réforme politique de votre pays.

En tant qu’avocat de formation, je crois fermement à la primauté du droit, au gouvernement constitutionnel, à l’indépendance de l’appareil judiciaire et à la mise en place de solides mesures de protection des droits individuels des citoyens. Ces principes sont des critères indispensables pour assurer la stabilité, la prospérité et l’équité au sein d’un pays. Ils servent aussi de fondements pour favoriser de nombreuses possibilités d’échanges entre nos pays. Nous devrions sans tarder tirer profit de ces possibilités pour œuvrer ensemble à consolider dans nos deux pays ces piliers garants de sociétés justes.

J’ai passé les trois premières années de mon mandat à titre de gouverneur général à mettre à profit, entre autres, les notions apprises dans le cadre de mes expériences en Chine et à les partager avec des citoyens de mon pays et du monde entier.

J’ai incité les étudiants à choisir des carrières qui leur permettront de cumuler les réussites personnelles et le service à la collectivité.

J’ai incité les éducateurs à favoriser l’augmentation du nombre d’étudiants qui apprennent les langues étrangères; à encourager leurs professeurs à prendre des années sabbatiques dans d’autres pays; à associer leurs laboratoires de recherche à d’autres laboratoires ailleurs dans le monde; et à aménager les processus d’accréditation et de certification de manière à permettre aux étudiants d’obtenir des diplômes en suivant des cours dans des universités de différents pays tout en se conformant aux exigences requises.

J’ai incité les femmes et les hommes de toutes les sphères de la société à devenir des diplomates du savoir dans leurs propres vies et carrières — à transcender les frontières et les disciplines pour révéler, mettre à l’épreuve et démontrer des vérités universelles; à produire des idées et des pratiques innovatrices; à faire appel à la beauté et à la puissance de l’éducation pour garantir à tous la paix et la prospérité ainsi que la possibilité de se réaliser sur le plan personnel qui leur revient de droit, et pour créer le monde plus bienveillant auquel aspire toute l’humanité.

Aujourd’hui, je transmets ce message à la Chine et à vous tous — mes collègues de l’Université de Nanjing. Nous devons ouvrir nos esprits et nos cœurs encore plus grand. Nous devons rayonner encore plus loin au‑delà de nos frontières et vers de nouveaux horizons. Nous devons intensifier nos efforts, consentir plus de ressources, fournir des incitatifs supplémentaires et offrir plus de possibilités afin de permettre à encore beaucoup plus d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et de scientifiques de nos pays respectifs de vivre, d’étudier, d’enseigner et de coopérer tous ensemble.

Ici même et maintenant, nous devons profiter de notre discussion d’experts à venir — qui est elle-même une manifestation de la diplomatie du savoir — pour nous poser quelques questions difficiles :

En nous fondant sur nos expériences communes antérieures, quelle forme devraient prendre les modèles de partenariat entre le Canada et la Chine à l’avenir?

Comment pouvons‑nous faire en sorte de favoriser une recherche beaucoup plus intégrée et la multiplication des échanges universitaires entre les écoles et les établissements d’enseignement supérieur de nos pays?

Quelle est la meilleure façon d’élargir nos partenariats de manière à inclure un plus grand nombre d’intervenants d’un plus grand nombre de pays pour que nos partenariats soient véritablement d’envergure mondiale?

Ensemble, Chinois et Canadiens, nous devons apporter réponse à ces questions et à bien d’autres encore. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour concrètement voir à ce que la diplomatie du savoir devienne une réalité incontournable au sein de nos pays et pour l’ensemble des peuples partout dans le monde. C’est notre devoir. Nous n’avons pas le droit à l’échec.