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Nouvelles

Lancement du Teen Esteem Project

Penticton (Colombie-Britannique), le lundi 30 septembre 2013

 

Je suis heureux de me joindre à vous pour le lancement du Teen Esteem Project, un projet sur l’estime de soi, et la publication de votre rapport.

J’aimerais débuter en remerciant toutes les personnes engagées dans le projet. La Community Foundation of the South Okanagan/Similkameen et la United Way of the South Okanagan/Similkameen contribuent à l’édification de communautés plus fortes. Votre travail conjoint ne fait que renforcer l’importance et l’efficacité de la collaboration.

Nous saluons les efforts que vous avez déployés pour utiliser pleinement vos ressources afin de venir en aide aux jeunes à risque dans la région.

Voilà ce que fait une nation avertie et bienveillante : reconnaître les problèmes et y trouver des solutions.

Vous savez peut-être que dans le cadre d’un récent sondage sur le bonheur dans le monde parrainé par les Nations Unies, le Canada a été classé au 6e rang.

Et, bien que nous soyons généralement heureux, il existe certains dangers à se trouver près du sommet.

Dans son nouveau livre intitulé David and Goliath, Malcolm Gladwell indique que les gens malheureux le sont davantage quand ils habitent dans un pays heureux, en partie parce qu’ils sont témoins du succès et du bonheur d’autant de gens et qu’ils jugent leur propre vie plus sévèrement.

Selon lui, nous ne formons pas nos impressions en regardant le reste du monde, c’est-à-dire en nous plaçant dans le plus large contexte possible, mais en regardant près de nous et en nous comparant aux gens qui partagent notre situation. Notre sentiment de privation est relatif.

Comme le Canada fait partie des pays « heureux », cela peut aggraver les problèmes que certains de nous rencontrent, d’où notre grande responsabilité à l’égard de ceux qui souffrent ou qui sont dans le besoin.

Alors, que pouvons-nous faire?

Reportons-nous au rapport sur le bonheur.

Certains des facteurs pris en compte pour les besoins de l’évaluation ne posent pas de surprise : espérance de vie, liberté, PIB par habitant.

Cependant, deux des facteurs clés se rapportent directement au niveau de « bienveillance » au sein d’un pays :

(1) la générosité des citoyens;

(2) la présence d’une personne sur qui compter dans les moments difficiles.

Cela signifie qu’une partie du succès du Canada est directement attribuable à la compassion de notre population.

Et nous sommes compatissants. Vous tous ici l’avez démontré, à maintes occasions.

Vous faites encore preuve de bienveillance, cette fois à l’égard des adolescents de votre communauté.

Le rapport que vous avez publié aujourd’hui en dit long. Certains adolescents se sentent marginalisés, délaissés au profit des aînés et des enfants. Rares sont les ressources et les activités destinées aux adolescents, surtout les activités abordables. Les adolescents perdent vite espoir, car leurs besoins ne sont pas comblés et leurs problèmes ne sont pas réglés.

Aujourd’hui, nous avons la chance de changer les choses.

Les problèmes sont mis en évidence dans votre rapport. Qui plus est, vous avez suggéré plusieurs façons d’aborder ces enjeux, en collaboration avec des partenaires de la communauté.

Il y a un partenaire qu’il ne faut pas oublier : les adolescents qui sont eux-mêmes touchés. Je vous félicite d’avoir inclus des adolescents dans votre recherche. En vous adressant directement à eux — et non seulement aux organisations et aux experts du domaine — vous avez découvert ce qui les motive vraiment.

Une tâche monumentale vous attend : vous devez maintenant prendre des mesures tangibles pour montrer aux adolescents et à la communauté que vous êtes sérieusement déterminés à les aider durant ces années difficiles.

De plus, les adolescents devront faire partie de la solution pour pouvoir prendre leur propre destinée en main et contribuer au bien-être de la communauté dans son entier.

Le rapport publié aujourd’hui et la discussion que nous venons d’avoir montrent que nous sommes sur la bonne voie.

N’oubliez pas : les gens sont heureux lorsqu’ils peuvent compter sur quelqu’un. Soyez cette source de réconfort! Dites aux jeunes de la communauté qu’ils ne sont pas seuls et que leurs préoccupations ne sont pas prises à la légère.

Il me tarde de prendre acte de vos progrès.

Merci.