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Nouvelles

Discours devant le club Kiwanis d’Ottawa

Ottawa, le vendredi 6 septembre 2013

 

Je suis ravi d’être avec vous aujourd’hui. Vous vous passionnez pour votre communauté, pour le don et, surtout, pour le rôle que chacun peut jouer dans notre merveilleux pays.

Comme le club Kiwanis d’Ottawa le dit si bien, une personne à elle seule peut faire la différence, qu’il s’agisse de la personne qui redonne à sa communauté et aide les autres ou de celle, enfant ou adulte, qui fera de grandes choses grâce à l’aide reçue.

Oui, une personne à elle seule peut faire la différence.

Peu importe la façon de donner, peu importe ce qui est donné, cela fait une différence. En donnant comme vous le faites au quotidien, vous servez ultimement l’humanité. Chaque jour.

Et les membres de votre club obtiennent des résultats. Ensemble, vous donnez plus de 10 000 heures de service au profit de programmes merveilleux.

Le « lire-a-thon » et la vidéo « Petits trésors intelligents » soulignent l’importance de l’éducation et de l’alphabétisation. Le festival de musique Kiwanis met la culture en valeur. Finalement, le soutien et l’encadrement des cadets, comme ceux des Governor General’s Foot Guards et du 211e escadron des cadets de l’Aviation royale du club Kiwanis d’Ottawa, inspirent les jeunes.

Comme nous pouvons le constater, vous aidez les jeunes Canadiens de différentes façons, mais vous encouragez aussi un grand nombre d’entre eux à s’engager.

La capitale nationale ne s’en porte que mieux!

Ce qui m’amène à la question : que ferez-vous ensuite?

Bien entendu, votre contribution est des plus précieuses, mais les besoins sont si grands au pays. Le club Kiwanis regorge de gens qui ont la capacité de changer notre pays pour le mieux. Que pouvons-nous faire de plus?

Plus précisément, que pouvons-nous faire d’ici 2017?

Cette année s’avérera spéciale pour notre pays ainsi que pour le club Kiwanis d’Ottawa. Nous célébrerons le 150e anniversaire de la Confédération, la naissance de notre nation, ainsi que le 100e anniversaire de votre club. Comme on le fait à l’approche d’un anniversaire, demandons-nous ce qu’il convient de donner à un club et à une nation déjà forts de leurs richesses.

Quel présent offrirez-vous pour souligner ces jalons? 

Retournons près de cinquante ans en arrière, en 1967, au centenaire du Canada, puisque les réponses aux questions d’aujourd’hui résident peut-être dans notre histoire commune.

Dans 1967: The Last Good Year, Pierre Berton parle des différents moyens par lesquels les Canadiens ont souligné cette année. Ce qui m’a marqué le plus, cependant, c’est le message transmis par John Fisher, une personnalité de la CBC, durant sa tournée canadienne précédant l’événement.

« Le centenaire vous appartient, a-t-il dit. Faites quelque chose, même si ce n’est qu’un effort modeste. » [traduction]

Je vous transmets un message semblable aujourd’hui en prévision du 150e anniversaire de notre nation et du 100e de votre club : faites quelque chose, même si ce n’est qu’un effort modeste, pour changer votre communauté et renforcer notre pays!

Le temps est venu de s’y mettre, puisqu’il reste moins de quatre ans pour transformer nos idées en mesures concrètes.

Nous sommes motivés par l’amour que nous inspirent notre pays et notre ville, par notre désir d’améliorer nos communautés pour la génération à venir.

Ceci étant dit, je m’adresse maintenant aux jeunes ici présents. N’écoutez pas ceux qui prétendent que vous n’avez rien à donner. J’ai rencontré des jeunes qui ont travaillé d’arrache-pied pour changer le monde, et qui y sont parvenus.

Je pense entre autres à Hannah Taylor, de Winnipeg, qui a fondé la Ladybug Foundation en 2004, à l’âge de 8 ans. Aujourd’hui, la fondation vient en aide à de nombreux sans-abris dans la communauté.

Voilà le pouvoir de la jeunesse.

Vous influez déjà sur la façon dont le club Kiwanis d’Ottawa choisit d’aider. Il est donc normal que nous sollicitions vos idées sur les célébrations entourant les grands anniversaires qui approchent.

Ce n’est pas tant la taille du projet qui compte, mais l’incidence qu’il aura sur la communauté.

D’ailleurs, plusieurs des petites et grandes fêtes culturelles organisées à l’échelle du Canada à l’occasion du centenaire, en 1967, sont devenues des traditions annuelles attirant des milliers de gens.

D’autres projets lancés cette année-là, comme le Régime canadien de distinctions honorifiques et l’Ordre du Canada, perdurent encore aujourd’hui.

Mais la grande force du centenaire a été de rallier des communautés, dans un esprit de camaraderie, pour célébrer cette nation extraordinaire qui est la nôtre. Leurs legs ont contribué à financer de nombreuses organisations communautaires — comme le club Kiwanis — qui à leur tour redonnent à la communauté.

Pierre Berton a écrit : « Le véritable avantage réside dans l’esprit communautaire engendré par le centenaire… [Les gens qui participent au projet] cimentent la communauté. » [traduction]

Le centenaire a poussé des citoyens ordinaires à poser des gestes extraordinaires. Par leurs projets, même les plus petits à l’échelle locale, ils ont produit un impact sur la vie de leurs enfants, sur chacun de vous.

C’est pourquoi, lorsque vous envisagerez votre propre centenaire et le 150e anniversaire du Canada, repensez à 1967 et cherchez à laisser un legs qui perdurera après 2017.

Aujourd’hui, j’ai beaucoup parlé de l’histoire, et pour cause. Certains parmi vous se souviennent peut-être, comme moi, de l’exaltation palpable de 1967. Cette année fut aussi le tremplin de grandes initiatives qui ont contribué au renforcement de notre pays.

Mais, d’abord et avant tout, je tiens à vous prouver que nous pouvons confier notre 150e anniversaire à la population, à l’instar de notre 100e. Vous pourrez faire la différence.

Judy LaMarsh, la secrétaire d’État responsable de la planification du centenaire, a parlé de « ce réveil de l’esprit qui nous a séduits, nous poussant à briser les liens de la conformité, à retirer à jamais le terne manteau de l’anonymat qui nous abrite. »

Les organisations comme la vôtre ont toujours été axées vers l’avenir; elles tentent de régler les difficultés et les problèmes sociaux du monde. Nous comptons sur vous pour raviver la flamme allumée il y a 50 ans. Nous comptons sur votre innovation et votre imagination. Nous comptons sur votre créativité et votre audace. Nous comptons sur vous pour concrétiser vos plans et créer une nation plus avertie et bienveillante.

Qui plus est, nous avons besoin de vous pour implanter les infrastructures — toutes formes confondues — qui contribueront à l’édification d’un pays plus fort pour nos enfants et les générations subséquentes.

L’un de mes prédécesseurs, lord Byng, a dit : « Soyez aussi grand – et ayez l’esprit et l’âme aussi vastes – que le pays que vous habitez ».

Prenons ces paroles à cœur et soyons à la hauteur de l’idéal canadien. Je sais que vous pouvez y arriver. Vous avez prouvé que vous êtes capables de grandes choses.

Je vous ai demandé tantôt : « Que ferez-vous ensuite? Que pouvons-nous faire de plus? Quel présent offrirez-vous? »

Il me tarde de connaître vos réponses.

Merci.