Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

Déjeuner d’État offert par Son Excellence Jacob Zuma, président de la République d’Afrique du Sud

Le Cap (Afrique du Sud), le mardi 21 mai 2013

 

C’est un plaisir pour Sharon et moi-même d’être ici en Afrique du Sud. Nous sommes extrêmement reconnaissants de l’accueil chaleureux que nous avons reçu partout où nous sommes allés. C’est là le témoignage non seulement de la gentillesse des Sud‑Africains, mais aussi de la grande amitié entre nos deux pays.

Même s’il ne s’agit pas de ma première visite dans ce pays – j’y suis venu auparavant pour participer à des conférences –, je trouve passionnant de le revoir avec un regard neuf.

Depuis mon arrivée, j’ai eu l’occasion de parler avec des chefs d’entreprise, des innovateurs, des étudiants, des enseignants et des Canadiens qui œuvrent aux côtés de leurs homologues sud‑africains afin de créer de meilleures conditions de vie et de nouvelles possibilités au bénéfice de nos deux peuples.

Toutefois, c’est la troisième étape de cette visite d’État qui a donné le ton.

Hier, nous avons visité Slave Lodge, musée aménagé dans l’un des plus vieux bâtiments du Cap, qui revêt une grande importance sur le plan historique. Du XVIIe au XIXe siècle, des hommes et des femmes y ont été amenés d’Asie et d’Afrique pour servir d’esclaves. Il est déchirant de voir le nombre d’années pendant lesquelles les gens de ce pays ont été privés de liberté. Toutefois, après 400 ans, leur persévérance a finalement permis de lutter avec succès contre l’apartheid. Comme vous le savez, le président Zuma a participé à cette lutte, comme Nelson Mandela, dont les liens avec le Canada sont bien connus, à la fois en tant que citoyen honoraire de notre pays et Compagnon de l’Ordre du Canada. Permettez‑moi d’ailleurs de saisir cette occasion pour adresser, au nom de tous les Canadiens, mes chaleureuses salutations et tous mes vœux de santé à M. Mandela.

En parcourant l’histoire de l’oppression, telle qu’elle nous est racontée à Slave Lodge, je n’ai pu m’empêcher de penser à la ténacité et à la détermination dont ont fait preuve ces Sud‑Africains qui, à notre époque, ont tout simplement risqué leur vie pour instaurer la liberté et la démocratie dans ce grand pays.

Pour savoir dans leur cœur et leur esprit que leur cause était juste. Pour s’être accrochés à leurs convictions face à tant d’adversité, il leur aura fallu de la force et du courage. C’est ce que l’Afrique du Sud et sa population continuent à nous montrer en permanence.

Vous nous montrez que l’égalité totale, la cause pour laquelle nos deux pays continuent à lutter, est une aspiration légitime.

Votre détermination et votre soutien à cette cause et à d’autres valeurs, telles que la démocratie et la primauté du droit, créent un lien solide entre le Canada et l’Afrique du Sud. Or, j’espère que ma visite ici nous donnera à tous l’occasion de créer des liens encore plus durables entre les peuples de nos deux pays.

Et vous faites sans cesse preuve de la même détermination face aux questions les plus urgentes de l’heure.

À titre d’exemple, comme de nombreux autres pays du monde entier, l’Afrique du Sud connaît des difficultés économiques. C’est ainsi que plus du quart des Sud‑Africains sont à la recherche d’un emploi. Mais votre gouvernement a montré sa détermination à redresser la situation, en élaborant un programme d’action tourné vers l’avenir qui vise à créer 5 millions d’emplois supplémentaires d’ici 2020. Et ce n’est pas tout : vous vous êtes fixé pour objectif d’éliminer la pauvreté et de réduire les inégalités d’ici 2030.

Ce sont tous là des objectifs louables et inspirants. Et je pense que les Canadiens et les Sud‑Africains peuvent s’employer ensemble à les réaliser.

Permettez-moi de parler plus spécifiquement d’un domaine dans lequel nous pouvons collaborer, qui m’interpelle personnellement : l’innovation.

L’innovation est considérée comme l’un des moyens d’améliorer l’économie en Afrique du Sud, ce qui n’a rien de surprenant. Vous savez ce que beaucoup d’autres savent : que les idées prometteuses de demain ne pourront germer que si nous investissons dans celles d’aujourd’hui.

Et je me permets d’ajouter que nous devons non seulement investir dans les idées, mais aussi encourager leur mise en commun.

J’ai toujours dit que le partage du savoir, par‑delà les frontières et entre les disciplines, s’avère essentiel au succès.

Et nous œuvrons ensemble de multiples façons pour y parvenir.

J’ai eu l’occasion de parler à des Sud‑Africains qui travaillaient dans des ports de pêche où, par exemple, des Canadiens avaient mis à contribution leur savoir‑faire. Grâce à cela, des Sud‑Africains ont pu apprendre de nouvelles façons de gérer et de conserver les stocks de poissons.

L’échange d’idées par‑delà les frontières a été un moteur de changement, qui s’est lui‑même traduit par une plus grande prospérité économique au bénéfice de la région. Cette réussite économique peut ensuite donner lieu à une augmentation potentielle du commerce entre nos pays, qui se fondera sur des échanges bilatéraux dont la valeur annuelle dépasse déjà largement les 1 milliard de dollars.

Ce type de relations s’avère extrêmement bénéfique, et commence lorsque les gens échangent entre eux. Et nous avons une multitude d’occasions d’échanger, puisque plus de 12 000 Sud‑Africains vivent au Canada.

Ce n’est donc pas un hasard si je suis le deuxième gouverneur général du Canada à venir dans ce pays en moins d’une décennie. C’est le témoignage de notre amitié, des liens qui unissent, par‑delà l’océan, nos deux peuples, à la fois différents et liés.

Je tiens à réaffirmer l’attachement du Canada à la démocratie et à la bonne gouvernance; à l’égalité, à l’innovation et au commerce; à l’éducation et à l’amitié; à l’Afrique du Sud.

Quand je pense à ces Canadiens qui investissent et font du volontariat en Afrique du Sud, et à ces Sud‑Africains qui apportent une contribution au Canada, cela me remplit de fierté.

Toutefois, nous ne devons pas oublier que, ensemble, non seulement nous pouvons, mais aussi nous devons faire plus.

Nous devons tenter d’y parvenir, parce que nous vivons dans un monde où l’isolement n’a pas sa place : la clé de notre succès réside dans la collaboration. Nous devons nous entraider, investir dans chacun de nous, partager entre nous, donner à nos peuples l’occasion de réussir ensemble.

C’est pourquoi j’aimerais maintenant porter un toast à notre future collaboration et aux peuples de nos grands pays ainsi qu’à leurs sociétés multiculturelles.

Merci.