Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

Visite du Botswana Defence Force Staff College (Botswana)

Gaborone (Botswana), le vendredi 17 mai 2013

 

Je vous remercie de votre accueil chaleureux. Je suis ravi d’avoir l’occasion de visiter cette installation d’instruction militaire impressionnante au cours de ma visite au Botswana.

En tant que gouverneur général et commandant en chef du Canada, j’estime que c’est un réel privilège de me trouver ici au Botswana Defence Force Staff College. Cet établissement est assurément un merveilleux symbole de la relation entre le Canada et le Botswana, tout particulièrement du fait que le secteur de la défense est l’une des pierres angulaires de nos relations.

Notre partenariat est particulièrement étroit dans le domaine de l’instruction et de l’éducation militaires. Nos deux pays sont de proches partenaires au sein du Programme d’instruction et de coopération militaires, et bon nombre des membres de la Force de défense du Botswana ont obtenu leur instruction et leur éducation au Canada.

Aujourd’hui, la Force de défense du Botswana offre des programmes de formation au maintien de la paix conçus au Canada dans l’ensemble de cette région, une réalité qui suscite chez moi ainsi que chez tous les Canadiens un sentiment de grande fierté.

J’aimerais profiter de cette occasion pour vous féliciter de votre engagement à l’égard des droits de la personne, de la sécurité internationale et du développement démocratique dans cette région et ailleurs en Afrique.

Cependant, la paix n’est jamais chose acquise une fois pour toutes, comme en témoigne le besoin constant en formation au maintien de la paix. Il s’agit plutôt d’un processus où la sécurité et la stabilité des sociétés humaines s’obtiennent et se renouvellent, ou se fragilisent et se perdent au quotidien. J’ai appris l’ouverture récente de votre centre de formation pour le soutien de la paix, et je ne peux que vous encourager à continuer de le perfectionner. La Force de défense du Botswana a donné suite à son désir de favoriser la paix, et pour cela, vous avez l’admiration et le respect de tous les Canadiens.

Je suis aussi enchanté de constater que le programme d’études de ce collège d’état‑major a été élaboré en étroite coopération avec des membres des Forces canadiennes. Au Canada, j’ai souvent le privilège de discuter avec nos hommes et nos femmes en uniforme et de souligner leurs réalisations. Le dévouement et leur excellence ne cessent jamais de m’impressionner.

Nul doute que vous aurez pu, vous aussi, observer ces mêmes qualités chez les membres des Forces canadiennes avec qui vous avez travaillé.

De la même manière, les soldats canadiens qui ont eu l’occasion de travailler avec des membres de votre Force de défense ont été des plus impressionnés par votre sens du devoir et votre professionnalisme.

Ce nouveau collège d’état‑major réunit deux de mes grandes passions : l’apprentissage et le service envers le pays.

On pourrait difficilement surestimer l’importance d’une instruction militaire de premier plan. À ce collège, les aspirants‑officiers recevront l’éducation globale absolument essentielle à la réussite dans le monde militaire moderne. L’étroite collaboration entre le collège et l’Université du Botswana répond à ce besoin fondamental d’élargir les capacités intellectuelles et d’améliorer les capacités décisionnelles. En tant qu’ancien administrateur d’université, j’applaudis cette initiative. Plus que toute autre pièce d’équipement, c’est le temps passé au sein de cet établissement qui saura le mieux outiller, tout au long de leur carrière, ceux qui servent leur pays.

Bref, cette formation les guidera dans tout ce qu’ils feront.

Permettez‑moi d’insister encore sur l’importance d’une formation globale pour nos femmes et hommes en uniforme, tant sur les questions militaires que sur les questions générales.

Une telle formation est cruciale, car, comme mon prédécesseur le très honorable Vincent Massey l’a déjà dit : une éducation globale nous permet de mieux comprendre la nature des valeurs que nous défendons tout comme les façons de les défendre.

Comme vous le savez, les valeurs que nous cherchons à défendre ne sont rien de moins que la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit. Cette perspective est tout aussi bien celle des Botswanais que celle des Canadiens.

Pour citer directement M. Massey :

« La défense de notre mode de vie est plus qu’une technique. C’est une vocation. On ne peut défendre des terrains inconnus. Vous venez ici pour apprendre tout aussi bien ce que vous aurez à défendre que les façons de le défendre. »

Cela vous intéressera peut-être de savoir que j’ai communiqué le même message aux officiers en formation du Collège militaire royal de Saint‑Jean‑sur‑Richelieu au Québec. Le fait que je vous transmette cette réflexion ici même à Glenvalley au Botswana est peut‑être une autre indication de tout ce que nous avons en commun malgré notre éloignement géographique.

Les peuples du Canada et du Botswana entretiennent des liens ancrés dans nos valeurs communes et je suis heureux de constater que les membres de nos forces militaires respectives jouent un rôle prépondérant dans notre relation d’amitié.

Puissions‑nous encore travailler longtemps ensemble à l’édification d’un monde plus pacifique et plus prospère.

Merci.