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Nouvelles

Lancement du South Pole Allied Challenge de Walking With the Wounded

Ottawa (Ontario), le vendredi 19 avril 2013

 

Merci de votre grande amabilité.

En tant que commandant en chef, j’ai le privilège de rencontrer des membres des Forces canadiennes et de reconnaître les services qu’ils rendent à notre pays.

À ces moments-là, je cite parfois mon prédécesseur le général Georges Vanier, un membre fondateur du Royal 22e Régiment — les célèbres Van Doos — et un soldat hautement décoré.

Il a un jour déclaré :

« Pour que le Canada atteigne la grandeur qui lui revient, chacun de nous doit dire : “Je ne demande qu’à servir.” »

Ce que je mentionne rarement, c’est que le général Vanier a été grièvement blessé sur le champ de bataille. Il a perdu sa jambe droite à la suite d’une attaque qu’il dirigeait dans le Nord de la France, durant la Première Guerre mondiale.

C’était en 1918, et il avait 30 ans.

Les raisons qui nous font admirer la vie et la carrière du général Vanier sont nombreuses. Le fait qu’il a continué de servir le Canada après avoir été blessé — d’abord en tant qu’aide de camp de lord Byng, ensuite comme ambassadeur en France, puis à titre de gouverneur général et commandant en chef  — compte certainement parmi les plus inspirantes.

Il sert d’exemple à tous ceux qui continuent d’aller de l’avant après une blessure.

Voilà qui m’amène à notre rencontre d’aujourd’hui et à la participation du caporal-chef Chris Downey et du caporal Alexandre Beaudin-D’Anjou au South Pole Allied Challenge.

Cette expédition, qui sera bientôt officiellement annoncée par son président d’honneur, Son Altesse Royale le prince Harry, permettra à des soldats blessés du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie de partir à la conquête du pôle Sud.

Chris et Alexandre représenteront leurs camarades blessés et seront pour eux, et pour l’ensemble des Forces canadiennes, une véritable source d’inspiration. Nous sommes extrêmement fiers de ces jeunes hommes remarquables.

Il est difficile d’imaginer un défi physique et mental plus grand qu’une expédition au pôle Sud — l’un des lieux les plus inhospitaliers de la Terre.

En réalité, on parle souvent de l’Antarctique comme d’une autre planète, vu son éloignement et son âpreté! Le simple fait de s’y rendre peut s’avérer une épreuve éprouvante.

Le caporal-chef Downey et le caporal Beaudin-D’Anjou ont été sélectionnés pour participer à ce défi après avoir pris part à un camp d’entraînement dans des conditions hivernales tenu en Islande.

Je suis certain que vous n’avez pas accepté ce défi malgré les difficultés qu’il présente.

Au contraire, vous allez au pôle Sud à cause de ces difficultés.

C’est ce qui fait de votre participation à cette épreuve un puissant symbole de détermination dans l’adversité.

Je ne peux qu’imaginer à quel point il est difficile de se remettre d’une blessure, visible ou pas.

Et je ne peux qu’imaginer les défis quotidiens que rencontrent les soldats blessés, leurs familles et leurs proches.

Après avoir surmonté de telles difficultés, j’imagine qu’une expédition au pôle Sud ne semble pas impossible, malgré les conditions extrêmes qu’elle suppose.

En tant que commandant en chef, je suis inspiré par le courage et la détermination des hommes et des femmes qui travaillent à leur guérison, leur réadaptation et leur réintégration à la suite d’une blessure. 

L’expédition nous rappelle cette détermination. Je souhaite la meilleure des chances à nos participants ainsi qu’à chaque personne qui continue bravement d’aller de l’avant.

Merci.