Le léopard vice-royal
  1. Le gouverneur général du Canada
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Nouvelles

Lancement du livre Les Gouverneurs Généraux du Canada

Ottawa (Ontario), le mercredi 17 avril 2013

 

Je suis heureux d’assister au lancement du livre sur les gouverneurs généraux du Canada d’hier et d’aujourd’hui!

Vous connaissez peut-être la citation mémorable de Gabrielle Léger à ce sujet.

Elle a dit : « Ce qui est le plus éphémère à Rideau Hall, c’est le gouverneur général; tout le reste est histoire. »

C’est certainement vrai, et je suis pleinement conscient du riche héritage rattaché à la fonction que j’ai le privilège d’occuper. À plusieurs égards, le passé n’est pas éteint, et je m’inspire constamment de mes prédécesseurs.

J’aimerais profiter de l’occasion pour souligner deux points importants au sujet de la charge de gouverneur général et du Canada.        

Mon premier point est le suivant : les institutions sont importantes, en particulier dans un pays aussi vaste et diversifié sur le plan culturel que le Canada. Sans institutions nationales saines et robustes, nous pourrions nous demander : « qu’est-ce que le Canada? » Nos institutions sont le reflet des valeurs démocratiques qui nous unissent en tant que Canadiens. Elles sont donc infiniment précieuses.

Permettez-moi de prendre une minute pour discuter de l’importance démocratique du poste unique que j’occupe.

Au sein de notre monarchie constitutionnelle, la Couronne joue un rôle essentiel dans la protection des droits et des libertés des Canadiens. Comme vous le savez, en tant que gouverneur général, je représente la Couronne canadienne et j’agis au nom de Sa Majesté la Reine afin de préserver le régime de gouvernement responsable du Canada.

Attardons-nous un instant à l’expression gouvernement responsable. Elle a été définie par feu Eugene Forsey — l’un des plus grands experts du Canada en matière constitutionnelle — comme un gouvernement « qui doit répondre à l’assemblée et qui est révocable par la majorité de celle-ci ».

Bien entendu, une telle assemblée doit être élue par les citoyens.

J’ai cité M. Forsey parce que je crois qu’il n’est pas largement admis que le chef d’État officiel — dans notre cas, la Reine du Canada — joue un rôle crucial dans notre régime de gouvernement responsable.

Comme l’a indiqué Peter Hogg, un autre expert constitutionnel :

« Un régime de gouvernement responsable ne saurait fonctionner sans un chef d’État officiel doté de certains pouvoirs de réserve. » [Traduction]

Il poursuit en expliquant que bien qu’il soit rare qu’un gouverneur général fasse appel à ces pouvoirs de réserve, ils garantissent que le Canada dispose d’un gouvernement qui jouit de la confiance du Parlement.

Comme l’indique le document La couronne canadienne publié par Patrimoine canadien, la Couronne confie l’exercice des pouvoirs aux gouvernements élus par le peuple. Au Canada, « le gouvernement gouverne et la Couronne règne. »

En tant que gouverneur général, j’exerce diverses fonctions au nom de la Reine, comme celles de convoquer et de dissoudre le Parlement, de donner la sanction royale et de lire le discours du Trône.

La charge que j’occupe témoigne aussi de la continuité de nos valeurs démocratiques. Qui plus est, elle favorise l’identité et l’unité nationales en réunissant et en inspirant les Canadiens, ainsi qu’en leur rendant hommage.

Bien qu’il ne soit pas excessivement complexe, le régime de gouvernement responsable du Canada comporte davantage de niveaux, par exemple, que le gouvernement présidentiel des États-Unis.

Voilà pourquoi il est d’autant plus important de renseigner les gens sur notre forme unique de gouvernement. L’une de mes responsabilités en tant que gouverneur général consiste à accroître l’intérêt et les connaissances des Canadiens à l’égard de la monarchie constitutionnelle. J’encourage donc tous les efforts en ce sens.

Ce qui m’amène à mon deuxième point, à savoir que les gens sont importants. Comme nous le rappelle le livre à l’honneur aujourd’hui, mes prédécesseurs ont apporté une contribution appréciable au développement de la charge de gouverneur général et, par le fait même, à l’évolution du Canada.

En réalité, rares sont les institutions nationales qui permettent à des gens d’exercer une influence aussi profonde. D’ailleurs, l’histoire derrière chaque mandat vice-royal est à la fois fascinante et révélatrice.

Le mandat de chacun de mes prédécesseurs reflétait leurs antécédents et leurs expériences. Chacun d’eux a entrepris ses fonctions avec un amour du Canada qui lui était propre ainsi que des préoccupations personnelles quant au bien-être des Canadiens.

C’est ce mélange de valeurs institutionnelles et personnelles qui donne à cette charge son attrait et, je crois, son efficacité. C’est parce que chaque gouverneur général est avant tout une personne unique — un être humain qui a sa propre famille, sa propre carrière et sa propre histoire — que les Canadiens arrivent à établir un lien personnel avec leur gouvernement.

C’est pourquoi ils appellent Rideau Hall la maison du gouvernement et que nous l’appelons la maison du peuple canadien!

D’ici le 150e anniversaire de notre pays en 2017, j’encourage tous les Canadiens, en ma qualité de gouverneur général, à découvrir les rouages de notre monarchie constitutionnelle ainsi que les contributions de mes prédécesseurs.

Merci.