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Nouvelles

Discussion sur l’innovation technologique – « L’avenir des relations entre le Canada et le Mexique : Comment les partenariats entre les établissements postsecondaires, les gouvernements et le secteur privé peuvent-ils ouvrir la voie? » (Mexique)

Querétaro (Mexique), le vendredi 30 novembre 2012

 

Je ne saurais vous dire combien je suis heureux d’être ici, au Tecnológico de Monterrey, le MIT du Sud.

Je vous remercie de m’accueillir dans cette magnifique institution de haut savoir. Je suis heureux d’entamer ma visite de trois pays d’Amérique latine, ici à Querétaro, l’un des noyaux de l’innovation au Mexique.

Ayant été, durant la plus grande partie de ma carrière, un administrateur à l’Université de Waterloo, l’Université McGill et l’Université Western, au Canada, et ayant agi comme membre du conseil d’administration de l’Université Harvard, je connais la réputation d’excellence de votre établissement.

Le Centre de l’innovation en matière de fabrication de pointe et le Tecnológico de Monterrey ont, évidemment, une réputation internationale. J’ai eu l’occasion de visiter le Centre il y a quelques minutes. Je suis reconnaissant d’avoir assisté à une démonstration, qui m’a permis de mieux comprendre votre travail et votre vision d’avenir.

À titre de gouverneur général du Canada, je suis également ravi de discuter des grandes possibilités de partenariat entre le Mexique et le Canada. Alors, inutile de dire que c’est un vaste sujet.

J’aimerais commencer par citer le grand écrivain et diplomate mexicain, Carlos Fuentes, qui s’est éteint il y a quelques mois. Je suis heureux d’avoir eu la chance de le rencontrer au Brésil au printemps dernier.

Voici ce qu’il a dit de la frontière nord-sud que partagent divers peuples des Amériques :

« C’est une frontière vivante, qui peut être entretenue par l’information, mais surtout par le savoir, par la compréhension et par la poursuite éclairée des intérêts de chacun. »

Je dois préciser que ces propos ont été livrés par M. Fuentes lors de la Conférence Massey qui a lieu chaque année au Canada. Ces conférences, qui sont télédiffusées et diffusées en mode continu sur le Web, sont l’une des plus grandes institutions culturelles de notre pays.

Ce n’est qu’un des nombreux exemples d’échanges fructueux d’idées, de connaissances et d’apprentissage qui ont cours entre Canadiens et Mexicains depuis des générations.

Aujourd’hui, les possibilités de partenariat ne cessent de croître. Nous sommes des amis et des voisins en Amérique du Nord. Nos liens socio-économiques et en matière d’éducation, sans oublier la révolution des communications et de la technologie de l’information, sont des facteurs qui nous rapprochent et qui unissent le monde entier comme jamais auparavant.

Cette université ayant sans contredit joué un rôle déterminant dans l’arrivée d’Internet au Mexique, il est évident que chacun de vous comprend parfaitement le caractère transformateur de l’époque dans laquelle nous vivons.

Ceux parmi vous qui travaillent et étudient au Tecnológico de Monterrey et au Centre de l’innovation en matière de fabrication de pointe comprennent également ce qu’est le pouvoir de la collaboration. Cette université est un chef de file pour ce qui est de la collaboration entre les milieux universitaire et industriel. Quant au Centre de l’innovation, il fait œuvre de pionnier dans les secteurs automobile et aérospatial, en particulier.

Je suis également heureux d’apprendre que le campus de Querétaro du Tecnológico de Monterrey travaille en étroite collaboration avec Manufacturiers et Exportateurs du Canada afin de promouvoir les possibilités d’affaires entre le Mexique et le Canada. Le Mexique est un important marché pour les manufacturiers canadiens. C’est pourquoi les outils en ligne, les recherches et les liens que vous rendez possibles grâce à votre collaboration seront utiles pour nos deux pays.

Votre succès est une source d’inspiration, une opinion que bien d’autres partagent. Les partenariats stratégiques que cette école a noués avec des institutions du monde entier, dont plusieurs du Canada, témoignent de votre sérieux engagement en tant que citoyens de la planète. Au XXIe siècle, une université ou un collège averti, tout comme une personne ou une nation avertie, tire des leçons du passé, envisage l’avenir avec optimisme et jette sur le monde un regard empreint de curiosité, de confiance et de respect.

Permettez-moi de démontrer brièvement trois façons pour les établissements postsecondaires de nous aider à bâtir des nations toujours plus averties et toujours plus bienveillantes, et un monde plus juste et plus équitable.

Premièrement, les universités et les collèges constituent des pôles de connaissances et des bassins de talents. Ils possèdent une capacité sans pareil de créer de nouvelles connaissances, de préparer les étudiants à devenir des citoyens de la planète et des chefs de file communautaires, et de développer de nouvelles idées et des approches inédites pour aider à surmonter nos défis.

Deuxièmement, la recherche postsecondaire entraîne l’innovation transformatrice qui mène à la création de nouveaux produits et services et aux innovations sociales qui sont si nécessaires en périodes de changement.

Troisièmement, l’éducation postsecondaire encourage l’acquisition de connaissances pratiques, en mettant les diplômés en contact avec des entreprises du secteur privé, domaine d’expertise particulier au Centre de l’innovation en matière de fabrication de pointe et que possèdent également les collèges, instituts et polytechniques du Canada.

En fait, cette institution est maître dans l’art de la diplomatie du savoir, un terme que j’utilise souvent et qui signifie la collaboration entre les disciplines et entre les secteurs privé et à but non lucratif, dans le but d’améliorer notre apprentissage et notre capacité d’innover.

C’est un terme que je trouve utile, car il indique comment les établissements d’enseignement peuvent nous rapprocher en tant que peuples et en tant que nations. À cet égard, je suis convaincu que les universités, les collèges et les instituts du Mexique et du Canada peuvent être la source du succès de la grande communauté nord-américaine que nous avons commencé à bâtir ensemble, et qui n’est pas encore achevée.

En tant que membres d’une communauté d’apprentissage, chacun de vous sait quels sont les éléments nécessaires à une collaboration fructueuse. La formule est à peu près la même que celle que requiert n’importe quel partenariat, y compris celui de notre communauté des nations nord-américaine.

Dans cet esprit, j’aimerais reprendre les mots de Robert Pastor, directeur du centre des études nord-américaines à l’American University, lorsqu’il énonce les principes fondamentaux du succès dans les relations trilatérales entre le Canada, le Mexique et les États‑Unis.

Je cite :

« L’essence d’une communauté nord‑américaine réside dans le fait que chacun des trois États souverains a intérêt à ce que les deux autres réussissent et que chacun devra payer un prix si l’un d’eux échoue. C’est le premier principe, celui de l’interdépendance d’une communauté. Le deuxième, c’est la réciprocité, c’est-à-dire que chaque nation doit traiter les autres comme elle aime être traitée et que chacune doit tirer parti de l’expérience des autres. Le troisième principe est celui d’une communauté d’intérêts… [c’est-à-dire où] les trois gouvernements partagent la responsabilité des problèmes et contribue à la recherche de solutions. »

Si l’on remplace les mots « États souverains », « nation » ou « gouvernements » par « université » ou « collège », il est clair que les ingrédients du succès s’appliquent autant à une communauté de nations qu’à une communauté d’apprentissage.

En ce sens, les établissements postsecondaires tels que le Tecnológico de Monterrey sont certes des incubateurs de nouvelles technologies et de jeunes talents, mais également d’une vision coopérative qui s’étend à la grandeur de l’Amérique du Nord et au‑delà. En tant que partenaires dans ce continent, nous devons trouver des façons d’accroître nos échanges en matière d’apprentissage, de développer des buts communs en matière de recherche et d’offrir des possibilités de stages plus nombreuses au Mexique et au Canada.

Fait curieux de la mondialisation, c’est qu’elle facilite et nécessite une plus grande collaboration. Dans le monde complexe et interconnecté d’aujourd’hui, rares sont les problèmes qui peuvent être résolus en vase clos, alors que nombreux sont les défis qui peuvent être surmontés et les occasions qui peuvent surgir si l’on travaille ensemble, pourvu que nous le fassions en poursuivant « des intérêts éclairés de part et d’autre », comme l’expliquait M. Fuentes.

Le Canada et le Mexique peuvent être des partenaires dans la société d’apprentissage planétaire qui émerge rapidement. En tant que citoyens de l’Amérique du Nord, unissons nos efforts dans ce sens.

Le succès du Mexique est important pour les Canadiens et pour le reste du monde.

Avant de terminer, j’aimerais vous citer deux lignes de mon poème favori de George Bernard Shaw : « Certains regardent les choses comme elles sont et demandent ‘Pourquoi?’. Nous rêvons de choses comme elles devraient être, et demandons ‘Pourquoi pas?’ ».

Merci. 

/p> /dpc�<���ormal>In this sense, postsecondary institutions such as Tecnológico de Monterrey are indeed incubators—of new technologies and nimble talent, certainly, but also of a co-operative vision that stretches across North America and beyond. As partners in this continent, we must find ways to increase our learning exchanges, to develop shared research goals and to offer greater internship opportunities throughout Mexico and Canada.

 

 

            A curious feature about globalization is that it both enables and requires greater collaboration. In today’s complex, interconnected world, few problems can be solved in isolation, but many challenges can be met and opportunities realized by working together, so long as we work in the spirit of “enlightened self-interest” of which Mr. Fuentes spoke.

 

Canada and Mexico can be partners in the global learning society that is fast emerging. As citizens of North America, therefore, let us do so in common cause.

 

Mexico’s success is important to Canadians and important to the world.

 

Let me leave you with my favourite quote from George Bernard Shaw:

 

“Some people see things as they are and wonder ‘Why?’ We dream of things that ought to be and ask, ‘Why not?’”

 

Thank you.