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Nouvelles

Forum spécial sur l'innovation intitulé « Ouvertures et retombées : les partenariats d’innovation entre les universités, les chercheurs, les institutions et l’industrie »

Ottawa, le mardi 2 octobre 2012

 

C’est un grand plaisir pour moi de vous voir si nombreux ici à envisager de nouvelles possibilités entre pays, universités et citoyens.

L’Europe et le Canada sont des partenaires depuis longtemps dans une grande diversité de domaines. Il est merveilleux de voir des Italiens et des Canadiens rechercher ensemble d’autres façons de coopérer et d’échanger.

Il n’est pas nécessaire d’être économiste pour comprendre que la situation économique actuelle pose de nombreux défis. Compte tenu de ces défis, il est d’autant plus important de rechercher toujours plus d’occasions de mettre à profit notre capacité de penser et d’agir de façon créative. La nécessité est, et devrait être, la mère de l’invention — et de l’innovation. 

Le concept des entreprises dérivées ou en démarrage, dont certaines sont nées sur nos campus, n’est pas une idée nouvelle et est en fait une réalité assez courante depuis un bon bout de temps.

Dans nos universités, l’enseignement est à la base de ces projets d’entreprises, qui peuvent ensuite déboucher sur des activités de recherche et d’expérimentation, puis sur des applications pratiques. Ce ne sont là que quelques‑uns des tremplins nécessaires au lancement d’une entreprise.

Le degré de réussite des entrepreneurs repose sur de nombreux facteurs parmi lesquels figurent tout particulièrement la somme d’énergie créative et innovatrice consacrée aux projets ainsi que les exigences des investisseurs et des clients. Autrement dit, il y a des facteurs à la fois internes et externes qui entrent en jeu.

À l’interne, l’innovation n’est pas simplement un processus linéaire unidirectionnel qui part de l’enseignement et de la recherche fondamentale pour ensuite passer à l’expérimentation et aux applications pratiques commerciales. L’innovation se manifeste dans tous les sens à diverses étapes de ce parcours linéaire.

Je pense que la définition proposée par Jon Gertner dans son livre, The Idea Factory, est l’une des meilleures pour décrire le principe de l’innovation. Voici ce qu’il affirme : « Si une idée donne lieu à une découverte et si une découverte donne lieu à une invention, l’innovation se définit alors comme la longue démarche de transformation globale d’une idée en un produit (ou processus) technologique destiné à un usage pratique et généralisé. »

L’innovation, poursuit‑il, ne peut pas être soutenue par une seule personne, mais plutôt par plusieurs personnes travaillant sur différents aspects. Le processus de l’innovation est une affaire de partage. Ce parcours linéaire, à la fois multidimensionnel et multidirectionnel, est l’un des grands atouts qu’ont en commun nos entreprises dérivées et en démarrage. 

Bien sûr, une entreprise dérivée ou en démarrage a besoin d’appuis de nombreuses sources différentes pour survivre. L’un des moyens d’y parvenir consiste à élargir le champ de nos connaissances de différentes façons, y compris au‑delà des frontières.

C’est justement pourquoi ce que vous accomplissez ici aujourd’hui est si important.

Je suis vraiment enthousiaste quand je pense à l’influence que des établissements d’enseignement comme celui‑ci peuvent exercer sur notre développement économique. L’Université Carleton, par exemple — qui a été à l’origine de plus de 150 compagnies dérivées — crée déjà depuis un bon bout de temps des programmes avec de nombreux pays dont l’Italie pour promouvoir les échanges d’étudiants et d’idées.

C’est grâce à cet accroissement des échanges que nous sommes en mesure de dynamiser notre potentiel. En pratiquant ce que j’appelle la diplomatie du savoir, le Canada, l’Université Carleton et l’Italie peuvent avantager mutuellement nos deux pays.

Permettez‑moi de préciser ce que j’entends par diplomatie du savoir : il s’agit de notre capacité et de notre désir de travailler ensemble et de partager le savoir que nous acquérons et affinons à travers les disciplines et à travers les frontières afin d’améliorer ensemble la condition humaine.

En ce qui nous concerne ici aujourd’hui, j’aimerais insister sur un aspect particulier : à travers les frontières.

Cette dimension englobe à la fois le volet géographique et le volet interculturel.

Bien que la diplomatie du savoir puisse s’appliquer  à plusieurs niveaux géographiques – local, régional et national – je crois qu’elle est tout particulièrement agissante lorsque nous traversons les frontières nationales et que nous cultivons des interactions et des liens plus étroits entre les professeurs, les entrepreneurs, les chercheurs, les étudiants et les établissements d’enseignement des divers pays.

Ces prises de contact avec différentes perspectives culturelles nous donnent une perception plus fine de l’innovation.

L’évolution rapide des technologies de communications nous a permis d’établir plus facilement ces premiers contacts. Mais une fois ceux‑ci établis, nous devons concilier les idées et le principe de nécessité — à travers les frontières, les cultures et les disciplines.

C’est à ce moment que nous devons tirer pleinement profit de la diplomatie du savoir par l’échange des idées. Lorsque nous envisageons les choses sous différentes perspectives, nous pouvons mieux préciser nos opinions et nos conclusions, tout comme les arpenteurs qui utilisent un théodolite pour trianguler les distances en mesurant les angles horizontaux et verticaux. 

Cette triangulation des échanges interculturels est une activité humaine fondamentale, et elle est d’abord menée par des gens comme vous tous ici présents qui se rassemblent pour discuter, nouer des liens et faire des rapprochements.

L’enseignement alimente l’innovation, l’innovation peut susciter la collaboration et ces partenariats nous ramènent sur la voie de l’apprentissage de notions nouvelles et stimulantes.

Je vous félicite de profiter de cette occasion pour créer pour les entrepreneurs de nouvelles possibilités de prendre de l’essor. Nous pouvons tellement apprendre les uns des autres, de nos succès tout comme de nos échecs. Nous devons maintenant nous attacher à mettre tout ce que nous apprendrons dans cette salle au profit de nos entreprises dérivées et de démarrage de manière à ce qu’elles puissent récolter tous les fruits de notre diplomatie du savoir.

Merci.