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Nouvelles

Cérémonie au Mémorial de Pourville (France)

Hautot-sur-Mer (France), le lundi 20 août 2012

 

Le 19 août 1942, des membres des régiments South Saskatchewan et Queen’s Own Cameron Highlanders débarquaient à Pourville pour commencer l’opération Jubilee.

Contre toute attente et en dépit du bruit assourdissant des mitrailleuses et de l’explosion des obus, et malgré leurs compagnons d’armes qui tombaient tout autour d’eux, ces soldats  n’ont jamais baissé les bras.   

Les anciens combattants et les soldats qui sont avec nous aujourd’hui peuvent sans aucun doute visualiser clairement la scène. Mais pour ceux d’entre nous qui ne le peuvent, essayons d’imaginer pendant un instant la sueur et le sang, la peur et la bravoure des soldats ce jour‑là et surtout, leur détermination à toute épreuve. Imaginez enfin la silhouette du lieutenant‑colonel Charles Cecil Ingersoll Merritt, soulevant son casque au bout du bras en criant à ses troupes, pour se faire entendre dans ce tumulte, « Approchez! Il n’y a rien à craindre ici. »

C’est ce cri de ralliement qui leur a permis de faire une percée dans le territoire ennemi, à laquelle se sont joints sans hésiter de nombreux autres Canadiens. Bien qu’ils aient été repoussés, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur des terres beaucoup plus loin que quiconque ne l’aurait cru possible, compte tenu des forces auxquelles ils s’opposaient.

Malgré ses blessures, le lieutenant-colonel Merrit ne s’est préoccupé que du sort de ses troupes. C’est pourquoi il est resté derrière pendant l’évacuation de l’unité pour retarder l’ennemi qui les poursuivait. Il a alors été fait prisonnier de guerre et a pu par la suite retourner au pays.

Sa bravoure lui a valu la Croix de Victoria, la plus haute distinction militaire qui soit.  

Nous voici donc réunis au pied de ce mémorial, soixante-dix ans après ce jour fatidique, pour nous rappeler le sacrifice de cet homme et celui que chaque soldat a consenti ce jour-là.

En tant que commandant en chef du Canada, je suis toujours touché par la bravoure des soldats que je rencontre. À ce titre, je suis également chargé de faire connaître les histories de nos anciens combattants à tous les Canadiens pour que la prochaine génération puisse se souvenir de batailles telles que celles qui ont été livrées sur les plages de Dieppe et de Pourville.

Nous avons parmi nous aujourd’hui des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, des Canadiens qui étaient ici, à Dieppe, et qui comprennent la signification et l’importance d’une société libre et juste, puisque c’est la raison pour laquelle ils se sont battus.

Nous avons également parmi nous des soldats en service actif, qui maintiennent cette belle tradition de professionnalisme, de service au pays et d’honneur. Ils sont autant redevables à ceux qui les ont précédés, que nous le sommes à tous les militaires canadiens, actuels et passés, pour les services qu’ils ont rendus.

Nous sommes rassemblés ici pour souligner le soixante-dixième anniversaire des raids de Dieppe et pour rendre hommage à ceux qui ont servi leur pays et à ceux qui ont perdu la vie ce jour‑là. J’espère que vous partirez d’ici avec le souci de raconter ce récit aux autres. Il faut comprendre que c’est ainsi que nous n’oublierons jamais et que l’histoire restera vivante d’une génération à l’autre.

Merci.