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Nouvelles

Modèle canadien des partenariats publics-privés (PPP)

Londres (Angleterre), le samedi 28 juillet 2012

 

Je vous remercie, Votre Excellence, pour ces présentations élogieuses et pour votre aimable hospitalité tout au long de la matinée.

Distingués invités, bonjour. Merci de vous joindre à M. Campbell et à moi, en cet endroit qui nous rappelle le Canada, pour en apprendre davantage sur l’approche canadienne des partenariats publics-privés.

Il s’agit de ma deuxième visite à Londres cette année. Mon épouse, Sharon, et moi avons eu le privilège de représenter les Canadiens le mois dernier lors des célébrations officielles du jubilé de diamant de notre monarque, Sa Majesté la reine Elizabeth II.

Ma visite coïncide une fois de plus avec un événement international mémorable : les Jeux Olympiques. Durant trois semaines, les plus brillants athlètes du monde mettront à l’épreuve leurs habiletés, leur force et leur endurance dans l’arène sportive la plus réputée et intraitable de toutes.

Bien que mes années de sport collégial soient loin derrière, je suivrai les athlètes de près. Il me tarde de voir si la cycliste Clara Hughes deviendra l’athlète olympique canadienne la plus décorée; si la boxeuse Mary Spencer montera sur la plus haute marche du podium; et si Ryan Cochrane, spécialiste de la nage libre, conduira notre équipe de natation vers la gloire.

Je suis certain que vous avez tous vos athlètes favoris — des athlètes qui, grâce à leur esprit, leur dévouement et leur courage, sont devenus des icônes pour des millions d’hommes, de femmes, de garçons et de filles dans vos pays d’origine.

À y regarder de plus près, on voit dans les Jeux Olympiques beaucoup plus qu’une vitrine sportive. Pour des dizaines de milliers de personnes — athlètes, entraîneurs, amateurs, familles, journalistes, radiodiffuseurs et représentants gouvernementaux — de plus de 200 pays, c’est une occasion sans pareil de partager des expériences, d’échanger des idées, ainsi que de former des amitiés, des alliances et des partenariats susceptibles de subsister après les trois semaines passées dans cette ville.

C’est ainsi que Londres 2012 sera le théâtre de ce que j’appelle la diplomatie du savoir. C’est un concept simple, aux répercussions importantes, qui désigne notre capacité et notre volonté à travailler ensemble et à diffuser l’information que nous avons trouvée et raffinée — entre les disciplines et au-delà des frontières — afin de créer une société plus avertie et bienveillante.

À la lecture de cette définition — à l’idée surtout de transcender les disciplines et les frontières — on comprend que la diplomatie du savoir est un moyen idéal de stimuler l’innovation.

On utilise le mot innovation à toutes les sauces, au point où ce concept a perdu sa signification universelle. Qu’est-ce que l’innovation? Contrairement à ce qu’en pensent les gens, il s’agit ni de découvrir, ni d’inventer.

L’innovation consiste à changer ce qui est déjà établi. Il s’agit d’approcher une idée ou un concept existant d’un point de vue différent, ou de combiner des éléments apparemment non complémentaires pour les améliorer ou les transformer complètement. Ce processus conduit généralement au progrès ou modifie l’orientation d’une organisation pour générer de meilleurs résultats.

Les gouvernements jouent un rôle important, en s’assurant que tous les citoyens ont accès à des écoles de qualité; en créant des organisations solides qui encouragent les gens à travailler ensemble et à partager; et en favorisant un climat économique national qui récompense les auteurs de méthodes, pratiques et produits innovateurs.

Malgré tout, les gouvernements ne peuvent agir seuls. L’innovation réelle et durable exige que des femmes et des hommes instruits — représentant tout un éventail de sphères professionnelles et scientifiques, de pays et de régions — déploient des efforts concertés pour créer, échanger, tester et préciser le savoir. C’est cette détermination à aller au-delà des frontières nationales pour diffuser des connaissances qui m’amène ici aujourd’hui.

Le modèle canadien du partenariat public-privé est un exemple parfait de la diplomatie du savoir. Des hommes et des femmes de diverses disciplines — banquiers, promoteurs, concepteurs, architectes, ingénieurs, législateurs, fonctionnaires — au sein de plusieurs paliers de gouvernement du Canada — villes, communautés autochtones, gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral — ont utilisé ce modèle pour bâtir des infrastructures.

C’est pourquoi nous l’appelons le modèle canadien de PPP pour l’infrastructure. Ce modèle fonctionne parce que des experts du secteur privé, d’une variété de domaines, sont activement et pleinement engagés tout au long du projet. Il présuppose un risque pour les capitaux du secteur privé et met à profit les incitatifs et la discipline propres aux marchés des capitaux.

Le modèle tient compte du cycle de vie tout entier d’un projet — de la conception à la construction, en passant par l’exploitation et la maintenance — et fournit au gouvernement une vue d’ensemble des coûts et des risques associés au projet. Il permet également aux organisations publiques de se concentrer sur leur fonction principale — c’est-à-dire définir les résultats souhaités — laissant à leurs partenaires du secteur privé la responsabilité de trouver des solutions logiques pour y arriver.

Les avantages de l’approche canadienne sont tangibles : des services améliorés pour les usagers; des coûts moins élevés pour les contribuables et des projets réalisés plus rapidement pour les gouvernements. Le modèle canadien de PPP pour l’infrastructure est également flexible. Les provinces et les territoires de notre pays y ont fait appel pour construire des routes et des ponts, des hôpitaux et des prisons, des casernes et des postes d’incendie — c’est-à-dire des infrastructures dont toutes les nations ont besoin.

Le modèle est particulièrement efficace dans le cadre des grands projets complexes, puisqu’il tire pleinement parti des connaissances, des compétences et du discernement d’un lot d’experts afin de réduire les coûts durant le cycle de vie et de construire des infrastructures de plus grande qualité.

Je vous encourage à mettre le modèle canadien à l’épreuve. Adaptez-le selon vos besoins. Vous trouverez peut-être des utilisations qui conviennent à vos exigences particulières ou à vos traditions de longue date et auxquelles le Canada n’avait jamais songé. Apprenez de vos expériences à mesure que vous utilisez notre modèle. Améliorez notre approche. Et communiquez vos résultats, à nous ainsi qu’à d’autres ailleurs dans le monde.

Voilà l’essence du travail entre les disciplines, au-delà des frontières. Voilà la diplomatie du savoir en action. Voilà comment on encourage les innovations concrètes et durables qui profiteront à nos citoyens.

Merci beaucoup. J’ai hâte à la discussion de ce matin.