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Nouvelles

Discours liminaire au Collège communautaire de la Barbade



Discours liminaire au Collège communautaire de la Barbade

Saint Michael (Barbade), le lundi 30 avril 2012

Je vous remercie pour votre chaleureux accueil.

En tant que gouverneur général du Canada et ayant passé la plus grande partie de ma vie dans le milieu de l’éducation postsecondaire, je suis vraiment ravi d’être ici aujourd’hui.

J’ai d’ailleurs eu le bonheur de visiter la Barbade à trois reprises lorsque j’étais principal de l’Université McGill, dont relève l’Institut de recherche Bellairs, à Holetown. C’est donc merveilleux de revenir ici dans l’exercice de mes nouvelles fonctions et de m’adresser à vous, aujourd’hui, au nom de tous les Canadiens.

Nous avons tant de choses à aborder ensemble et pour lesquelles nous avons toutes les raisons d’être fiers. Nos deux peuples jouissent de relations efficaces dans plusieurs domaines, dont deux très importants, l’éducation supérieure et la formation.

Nos échanges constituent de très enrichissantes expériences d’apprentissage, où des étudiants et des professeurs de la Barbade collaborent avec des universités et des collèges canadiens, grâce à des programmes de bourses et d’échanges, et où des étudiants et des chercheurs du Canada viennent à la Barbade pour y acquérir des connaissances et des expériences différentes.

J’aimerais mentionner quelques-uns seulement de nos fructueux partenariats. Il s’agit de programmes d’échanges entre des institutions de la Barbade et des universités et des collèges canadiens tels le Programme des futurs leaders dans les Amériques, le Programme de bourses de l’Université virtuelle Canada-Caricom, et le Conseil international d’études canadiennes.

L’Agence canadienne de développement international a, pour sa part, lancé une initiative de 20 millions de dollars appelée Éducation pour l’emploi CARICOM, qui s’étalera sur cinq ans et qui vise à faciliter l’acquisition de compétences pour l’emploi dans 12 pays des Caraïbes, dont la Barbade.

Cette initiative ainsi que les autres programmes canadiens de bourses qui existent déjà permettront d’élargir le spectre des compétences professionnelles dans les Caraïbes, de remédier aux pénuries de main‑d’œuvre qualifiée dans cette région et de resserrer les liens entre les institutions postsecondaires d’ici et du Canada.

Je crois comprendre que des étudiants du Collège communautaire de la Barbade profitent de ces programmes et d’autres programmes canadiens de bourses d’études. Je suis donc ravi de voir qu’ils tirent avantage de ces possibilités et que se tissent ainsi de nouveaux liens avec les établissements d’enseignement canadiens.

Chaque étape est en effet essentielle au tout, de telle sorte qu’il est impossible d’en négliger une sans nuire à la suivante.

Nous devons toujours chercher à envisager les choses dans leur ensemble et à agir en conséquence pour renforcer l’apprentissage. C’est la raison pour laquelle je suis enchanté de visiter le Collège communautaire de la Barbade et de voir parmi nous un si large éventail d’étudiants, d’universitaires et de membres de la collectivité. Votre présence rappelle le rôle majeur que ce collège joue dans la vie de la Barbade et des Caraïbes.

De leur côté, les Canadiens sont heureux de travailler avec vous à l’amélioration de divers volets de l’éducation, comme la formation de la main-d’œuvre, la  certification et les normes professionnelles.

Ensemble, nous pourrons soutenir l’emploi chez les jeunes et le perfectionnement de la main‑d’œuvre, tout en favorisant des milieux de travail plus équitables et plus productifs. 

J’aimerais prendre un moment pour vous expliquer en quoi le Canada se veut un excellent partenaire de la Barbade en matière d’éducation.

En deux mots, les Canadiens sont fermement convaincus que l’éducation peut changer nos vies pour le mieux. Comme je l’ai déjà mentionné, j’ai eu le bonheur de passer la majeure partie de ma vie dans le milieu de l’éducation, c’est‑à‑dire près de 27 ans, d’abord comme étudiant, puis comme éducateur, et enfin comme président d’universités.

Au cours de ces années, nous avons vu croître le rôle de l’éducation à un point tel qu’on ne saurait en exagérer toute l’importance. L’éducation est devenue la principale façon d’optimiser nos choix et de nous épanouir en tant qu’êtres humains. Au Canada, nous avons travaillé ensemble, tout au long de notre histoire, à bâtir un système d’éducation publique solide, car nous avons compris que l’éducation est le facteur le plus puissant de nivellement socio‑économique.

L’apprentissage est, comme il se doit, un processus sans fin.

Les recherches sont fort nombreuses sur la corrélation entre l’éducation et le développement humain. Nous observons d’ailleurs que, au 21e siècle, le bien-être de sociétés entières sera fonction de leur capacité d’apprendre, d’acquérir et de partager des connaissances, et d’innover.

On dit que, dans le monde d’aujourd’hui, le succès repose essentiellement sur la force de notre participation aux réseaux mondiaux plutôt que sur le rang que nous occupons sur la scène mondiale. Internet illustre parfaitement ce principe, et nous avons vu comment le Web constitue pour les individus comme pour les groupes de petite taille un puissant levier d’action sur la scène mondiale.

Grâce aux progrès de la technologie en matière de communications, nous avons la capacité comme jamais auparavant de communiquer avec quiconque dans le monde. Cela signifie, par exemple, qu’il n’est plus nécessaire, au 21e siècle, d’être situé dans de grandes agglomérations pour apporter sa contribution, pour nouer des partenariats et pour s’épanouir.

J’estime en fait que les petites collectivités et les petites nations, comme la Barbade, ont un rôle majeur à jouer dans la promotion de l’apprentissage et de l’innovation, justement en raison de leur taille et de leur emplacement.

Ce point de vue est également celui d’Harold Innis, l’un des penseurs les plus influents du Canada et un pionnier de la théorie des communications. Selon lui, les petites collectivités ou celles qui se trouvent en périphérie sont plus propices à l’émergence de nouvelles idées, parce que le statu quo y est souvent moins ancré.

L’histoire est d’ailleurs truffée d’exemples de l’impact important que peuvent avoir les petites collectivités et les petits pôles d’innovation. Pensons à l’influence qu’une ville relativement petite comme Florence, à l’époque de la Renaissance, a exercée sur le cours de la civilisation occidentale.

Aujourd’hui, nous devons développer de nouveaux regroupements en matière d’apprentissage et d’innovation, ce que le milieu de l’éducation s’emploie à faire pour la Barbade. Les partenariats déjà établis entre des institutions de ce pays et du Canada dans les domaines de l’éducation et de la formation méritent d’être célébrés.

Cela dit, nous pouvons faire encore plus.

Nous pouvons, en effet, accroître l’apprentissage en axant les efforts sur l’éducation, l’innovation et le commerce. L’éducation nous aide à devenir plus innovateurs et plus entreprenants, à nous ouvrir davantage sur l’extérieur pour attirer l’intérêt de la communauté internationale. C’est ainsi que nous parviendrons à rehausser le contenu et la portée de notre enseignement et de notre apprentissage, pour le plus grand bien de notre société.

Grâce à l’apprentissage, nous pouvons faire face aux défis économiques et sociaux et bâtir des sociétés équitables et viables.

Au Canada, l’apprentissage est perçu comme une valeur fondamentale, comme l’un des piliers de notre nation avertie et bienveillante. Le peuple de la Barbade considère également l’éducation comme étant essentielle à son bien‑être, comme en témoigne votre collaboration de longue date avec des institutions canadiennes.

Conscients que nous sommes de l’importance que prend de nos jours l’éducation internationale dans le processus d’apprentissage, j’espère sincèrement que les Canadiens et les Barbadiens continueront d’unir leurs efforts et d’accroître nos merveilleux partenariats dans le futur.

Étudions et travaillons ensemble au profit d’une cause commune.

Merci.