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Nouvelles

Table ronde des présidents d’universités brésiliennes et canadiennes (AUCC)

Rio de Janeiro (Brésil), le jeudi 26 avril 2012

 

Je vous remercie de votre accueil chaleureux. En tant que gouverneur général du Canada et ancien président d’une université, je suis enchanté de me joindre à cette table ronde.

Parmi les maintes sources d’optimisme pour les Canadiens et les Brésiliens, je crois que notre collaboration grandissante dans le secteur de l’éducation postsecondaire figure au premier rang.

Comme vous le savez, nos deux pays collaborent étroitement à fortifier les partenariats en éducation. Quoi de plus réjouissant d’ailleurs que de savoir que plus de 12 000 étudiants brésiliens viendront au Canada dans le cadre du programme Science sans frontières. Après les États-Unis, le Canada est le pays qui accueille le plus grand nombre d’étudiants aux termes de ce programme.

Permettez-moi de vous dire combien les Canadiens seront heureux d’accueillir chez eux autant de brillants chercheurs et étudiants venus du Brésil. Je sais que les Canadiens en profiteront pour approfondir leurs connaissances à l’égard du Brésil et que de tels échanges nous rapprocheront, favorisant par le fait même le partage des idées et les nouvelles découvertes.

Le succès de notre partenariat repose sur un dialogue ouvert, comme il en va de toute relation entre personnes, institutions ou nations. Nous devons cerner nos besoins et nos objectifs, ainsi que communiquer de manière soutenue, constante.

Malgré leurs nombreux points de convergence, le Canada et le Brésil ont beaucoup à apprendre. Permettez-moi de citer un passage de l’allocution prononcée par Stephen Toope lors de la réunion du centenaire de l’Association des universités et des collèges du Canada et qui illustre bien l’importance capitale que joue l’apprentissage dans le monde d’aujourd’hui :

« Nous vivons à une époque où les connaissances à elles seules ne suffisent plus. Le monde évolue tout simplement trop rapidement. La réussite économique, sociale et personnelle ne dépend pas tant de nos connaissances que de notre capacité à apprendre, à penser et à s’adapter au changement. »

Cet énoncé, pourtant simple, révèle une vérité profonde. Il démontre que notre bien-être actuel dépend de notre capacité et de notre désir de toujours apprendre, et non pas des connaissances précises que nous possédons — qui, après tout, peuvent être enrichies par l’apprentissage.

Ce qui me ramène à la relation entre le Brésil et le Canada. Les étudiants brésiliens et canadiens retireront de leurs études à l’étranger bien plus que des connaissances particulières — connaissances qui, je n’en doute pas, seront considérables. Tout au long de leur programme, ils seront exposés à de nouvelles idées et à de nouveaux points de vue, et ils baigneront dans des cultures et des environnements à la fois inconnus et invitants.

Inconnus, vu les milliers de kilomètres qui les séparent de leur collectivité natale, mais invitants, puisqu’ils se sentiront chez eux parmi des gens qui apprécient la diversité, la collaboration et la quête du savoir.

Lorsque nous sommes à notre meilleur — mus par la confiance, la curiosité et l’ouverture d’esprit — nous accueillons les diverses perspectives comme autant de façons de grandir. Et c’est là où se croisent les gens, les disciplines et les frontières que les plus grandes découvertes voient le jour.

Dans les armoiries que j’ai adoptées lors de mon installation, la bougie allumée évoque l’illumination. La chandelle symbolise non seulement l’apprentissage et la découverte, mais aussi la transmission des connaissances d’une personne à une autre, d’un pays à un autre.

L’échange collectif des connaissances nous illumine. C’est ce que j’appelle la diplomatie du savoir, caractérisée par notre aptitude à travailler ensemble et à diffuser nos connaissances d’une manière qui transcende les disciplines et les frontières.

Selon moi, peu d’initiatives sont plus propices à la diplomatie du savoir et à l’établissement d’un monde plus averti et plus  bienveillant que les échanges internationaux d’étudiants. Nous misons sur les chercheurs et les étudiants canadiens et brésiliens qui prendront part aux échanges pour relever les défis complexes et interconnectés auxquels notre planète est confrontée.

Le Canada est un chef de file mondial en éducation, et il verra ses compétences décupler sous l’effet des partenariats avec le Brésil. L’expertise de votre pays dans les domaines de la science, de la technologie, de l’innovation et de la culture suscite un intérêt considérable chez les Canadiens. Grâce à notre accord conjoint sur la science et la technologie entré en vigueur en 2010, des projets de collaboration sont déjà en cours.

La présente rencontre témoigne aussi de l’importance que le Canada accorde à la collaboration avec le Brésil. Je tiens à féliciter toutes les personnes ici présentes pour les efforts qu’elles consacrent au renforcement de cette relation d’envergure.

J’aimerais conclure avec une citation de William Osler, le plus célèbre médecin canadien et le père de la médecine moderne :

« Ce qui est le plus difficile à inculquer à un débutant, c’est que les études qu’il entreprend ne sont ni un cours universitaire, ni un cours de médecin, mais plutôt un parcours de vie. »

Nous pouvons aborder notre relation florissante sous le même angle, c’est-à-dire comme un engagement à long terme à apprendre ensemble.

Merci.