Le léopard vice-royal
  1. La gouverneure générale du Canada
  2. Son Excellence la très honorable Julie Payette
Nouvelle & événements
  • Aperçu avant impression
  • Imprimer: 
  •  Envoyez à Facebook (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  •  Envoyez à Twitter (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Envoyez à email (Ouvre dans une nouvelle fenêtre)
  • Partager: 

Nouvelles

Cérémonie au Mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel

Beaumont-Hamel (France), le dimanche 8 avril 2012 

 

Malgré tout ce que nous savons de la bataille de la Somme à Beaumont-Hamel, que ce soit par les récits d’anciens combattants du Royal Newfoundland Regiment ou de ceux de témoins et d’historiens, il est difficile d’appréhender la réalité de ce qui s’est passé ici, le matin du 1er juillet 1916.

Il suffit de nous rappeler la rapidité avec laquelle la bataille a progressé et a été perdue. En moins d’une demi-heure, un peu moins de temps que durera la présente cérémonie, le régiment a été pour ainsi dire décimé, bien que ce ne fut pas par manque de détermination, de  discipline ou de ténacité de la part des Terre‑Neuviens.

« Dites à tous qu’ils peuvent être fiers du régiment terre-neuvien », écrivait un soldat avant la bataille. Il s’appelait Francis Lind. Il est mort près de « l’arbre de mauvais augure », dans ce champ à ciel ouvert, et il est enterré pas très loin d’où nous sommes en ce moment.

De toute évidence, les Terre‑Neuviens qui ont combattu ici étaient courageux, compétents et dévoués. Il n’est pas surprenant non plus d’apprendre qu’ils étaient très aimés des gens de cette région-ci, chez qui ils étaient logés.

Dans son livre intitulé The Fighting Newfoundlander, Gerald Nicholson fait état de  l’accueil chaleureux que les résidants locaux avaient réservé aux soldats.

Voici ce qu’il écrit :

« Il est possible que les Français aient, dans une certaine mesure, associé Terre‑Neuve à leurs îles de Saint-Pierre et Miquelon. Mais c’est sans doute plutôt l’affabilité authentique des jeunes Terre-Neuviens qui a suscité une réaction chaleureuse de leur part. » (traduction libre)

Il est réconfortant de penser que ceux qui ont combattu ici avaient été bien traités par les gens de Beaumont-Hamel dans les jours qui ont précédé la bataille.

Jusqu’à maintenant, les résidants locaux se sont fait un devoir de commémorer les sacrifices consentis par nos soldats durant la Première Guerre mondiale. Sachez que les Terre‑Neuviens, de même que tous les Canadiens, en sont reconnaissants. 

Aujourd’hui, ce lieu commémoratif fait véritablement partie de Terre-Neuve et du Canada. D’ailleurs, le 1er juillet de chaque année, lorsque les Canadiens célèbrent la naissance de leur pays, c’est pour les Terre‑Neuviens l’occasion de commémorer également les soldats tombés à Beaumont‑Hamel et sur tous les autres champs de bataille de France et de Belgique où ont combattu leurs ancêtres.

Cette commémoration parallèle par les Terre‑Neuviens de leur jour du souvenir et de la fête du Canada, qui est célébrée à travers le pays, reflète le fait, selon moi, que le service au pays et le sacrifice sont indissociables l’un de l’autre dans l’histoire de notre nation.

À Beaumont-Hamel, la majorité des 801 soldats qui sont allés au combat n’ont pas répondu à l’appel le lendemain matin, puisque  92 pour cent d’entre eux avaient été blessés ou avaient péri sur le champ de bataille.

De ce nombre, 68 étaient présents le lendemain, et d’autres se sont peu après joints à eux. Ces soldats ont continué de combattre avec courage et distinction, appliquant les leçons apprises lors de cette bataille à celles qui ont suivi.

Après l’Armistice, les Terre‑Neuviens et les Canadiens et tous les peuples réunis dans le deuil et la commémoration ont répété la leçon la plus importante et la plus durement apprise de la guerre.

Ils se sont dit : « Plus jamais ».

Grâce à leur énorme sacrifice, les membres du Royal Newfoundland Regiment et ceux de la Réserve navale royale et de la marine marchande de Terre‑Neuve dont la mémoire est honorée ici ont fait que notre pays et notre monde sont plus bienveillants et plus sensibles au prix de la guerre.

Leur sacrifice nous rappelle que nous, Canadiens jeunes et moins jeunes, devons à tout jamais éviter des pertes de vie d’une telle ampleur.

Nous nous souviendrons toujours d’eux.

Merci.