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Nouvelles

Banquet d’État offert par Leurs Majestés, le Yang di-Pertuan Agong et la Raja Permaisuri Agong de la Malaisie

Kuala Lumpur (Malaisie), le lundi 14 novembre 2011

 

Je vous remercie, Majesté, pour cette invitation à visiter votre merveilleux pays et pour vos paroles si aimables et amicales. Le Canada et la Malaisie ont de nombreux liens en commun, mais les plus importants résident chez les gens qui croient en un monde averti et bienveillant. 

Je tiens à souligner qu’il s’agit de ma première visite d’État à titre de gouverneur général du Canada, et que je suis fier de poursuivre cette tradition. Depuis très longtemps, les gouverneurs généraux favorisent la bonne volonté entre nations. J’espère donc que nous puissions, ici en Malaisie, renforcer le  dialogue entre nos deux pays et échanger des idées.

Au fil du temps, nous avons entretenu des rapports fondés sur divers partenariats tissés entre des universités canadiennes et malaisiennes, des entreprises et des individus, qui ont été en quelque sorte les ambassadeurs d’un genre de diplomatie du savoir.

Ce type de collaboration est essentiel à tout rapport avec l’étranger.

Pour le Canada, le fait de travailler avec des partenaires de partout dans le monde, comme nous le faisons avec la Malaisie au sein d’organisations internationales telles que le Commonwealth, les Nations Unies, APEC et l’Organisation mondiale du commerce, est une façon de faire prospérer notre société et de nous acquitter de notre responsabilité de citoyens du monde.

Une visite d’État comme celle-ci offre l’occasion non seulement de célébrer ce que nous avons réussi à faire ensemble, mais également de discuter des façons possibles de miser sur notre fructueux dialogue. J’estime que nos deux pays ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre.

L’histoire de nos pays respectifs offre une leçon que j’ai déjà commencé à apprendre, particulièrement à la suite de ma visite à la mosquée Masjid Jamek. Ce magnifique lieu de culte a été construit il y a plus d’un siècle. J’ai été fasciné par l’histoire de ce bâtiment, une histoire si profondément enracinée dans celle de votre pays. 

J’ai également constaté que l’apprentissage vous tient à cœur. J’ai eu la chance de visiter l’Université de la Malaisie et de rencontrer des éducateurs qui apprécient toute la valeur d’une éducation de qualité. Par la suite, je me suis entretenu avec un groupe de citoyens canadiens qui m’ont fait part de leur expérience de vie en Malaisie.

Nous avons besoin de ce genre d’échanges pour faire en sorte de mieux nous connaître l’un l’autre et de solidifier notre relation.

J’ai également rencontré des gens d’affaires qui sont résolus à raffermir nos liens. Ils savent qu’il est plus profitable de travailler ensemble que de faire des affaires chacun de son côté.

Là où je suis allé, j’ai ressenti une ouverture d’esprit et une amitié omniprésentes, et je suis fier que les citoyens de nos deux pays œuvrent ensemble, dans divers secteurs, pour la prospérité du Canada et de la Malaisie. Je suis convaincu que j’observerai de nouveau ce type de partenariat au cours de ma visite.

Je suis par ailleurs impatient de connaître la culture de l’innovation que vous avez favorisée dans votre pays.

Le Groupe industrie-gouvernement malaisien pour la haute technologie est une fascinante initiative. L’innovation est la pierre angulaire de la découverte, et je suis un grand promoteur du type d’approche intégrée et collaboratrice à l’égard de l’innovation que votre gouvernement a adoptée. Il me tarde de voir ce que nous pourrions apprendre de cette approche et comment l’appliquer au Canada.

Ces échanges d’idées et d’expériences, qui dépassent les frontières, enrichissent notre relation.

Aujourd’hui, j’ai parlé de la collaboration entre nos gouvernements et nos institutions, mais ce sont les liens interpersonnels que nous tissons qui assurent la compréhension entre les pays.

C’est la raison pour laquelle je suis si heureux de ne pas être venu seul ici. La délégation qui m’accompagne est formée de représentants des secteurs canadiens de l’éducation, des arts, du gouvernement et des affaires. J’invite donc Malaisiens et Canadiens à se parler et à s’ouvrir à de nouvelles façons de penser et de collaborer.

Après tout, la collaboration commence par une conversation entre deux personnes. Qui sait où cela peut mener? Quand les gens demandent pourquoi il est si important d’entreprendre des visites d’État, et bien c’est pour cela.

L’un de mes prédécesseurs, lord Byng, a dit un jour : « Ayez autant d’envergure, un esprit aussi vaste et une âme aussi grande que le pays que vous habitez. » Prenons donc ces paroles au sérieux.

Nous avons été des partenaires par le passé, et nous accomplissons tant aujourd’hui. Montrons au reste du monde tout ce dont nous sommes capables à l’avenir.

Je lève mon verre à nos solides relations, à l’ouverture d’esprit et aux possibilités qui naissent de la collaboration et de l’apprentissage.